Classement 2026
11/ 180
Score : 83,01
Indicateur politique
20
76,25
Indicateur économique
17
66,46
Indicateur légal
4
89,53
Indicateur social
3
89,31
Indicateur sécuritaire
16
93,49
Classement 2025
10/ 180
Score : 83,96
Indicateur politique
11
84,64
Indicateur économique
22
65,41
Indicateur légal
6
88,22
Indicateur social
4
87,66
Indicateur sécuritaire
11
93,87

La liberté de la presse en Tchéquie bénéficie de la relative sécurité des journalistes, de l'indépendance des médias publics et du pluralisme du marché des médias. Elle reste toutefois vulnérable aux aléas politiques et à la forte concentration du marché. 

Paysage médiatique

Le paysage médiatique se caractérise par trois grandes tendances : la concentration importante de grands groupes médiatiques (Czech New Center, MAFRA, Seznam, Economia etc.) aux mains d’acteurs économiques nationaux d’envergure ; l’essor de nouveaux médias indépendants (HlídacíPes, Deník N, etc.) en réaction à cette évolution, qui ont réussi à se faire une place dans ce paysage ; et la forte présence de médias publics respectés (Česká televize, Český rozhlas), qui restent toutefois à la merci d'éventuelles pressions politiques. 

Contexte politique

Les pressions exercées sur les journalistes ces dernières années sont essentiellement verbales, certains acteurs politiques n’hésitant pas à surfer sur la vague actuelle de défiance vis-à-vis des médias et à tenter de les marginaliser. Le Premier ministre Andrej Babis, qui a vendu le groupe MAFRA attaque régulièrement les journalistes critiques et ignore leurs demandes d’interview, préférant communiquer sur les réseaux sociaux. Depuis l’élection du président Petr Pavel en 2023, le Château de Prague s’est toutefois montré favorable à la liberté des médias. 

Cadre légal

L'accès libre à l’information est garanti par la loi et les tribunaux ont tendance à statuer en faveur de la liberté des médias et de la protection des journalistes. L'ancienne coalition au pouvoir dirigée par le Premier ministre Petr Fiala a voté des lois qui renforcent l’indépendance des médias publics en réformant leur gouvernance et leur financement. Malgré l'efficacité et la transparence du système de redevance, le gouvernement d'Andrej Babis, au pouvoir depuis décembre 2025, a annoncé son intention de financer les radiodiffuseurs publics sur le budget de l'État, ce qui pourrait menacer leur indépendance. 

Contexte économique

En l’absence de système de subventions publiques, dans un contexte où la répartition des contrats publicitaires publics manque de transparence et face à la baisse des revenus publicitaires, les médias privés se financent de plus en plus par la monétisation de contenus. Les petits médias indépendants ont recours au financement par des associations à but non lucratif et des fondations privées, mais ils restent vulnérables aux décisions arbitraires des grandes plateformes numériques. Le gouvernement de Petr Fiala a voté la hausse de la redevance audiovisuelle, qui finance les médias publics, pour la première fois depuis 20 ans. 

Contexte socioculturel

La parole décomplexée des plus hautes sphères de l’État contre les journalistes a ouvert la voie à une méfiance croissante de la population vis-à-vis des professionnels de médias, encouragée par une sphère de désinformation bien plus active depuis la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine.

Sécurité

Les attaques contre les journalistes sont essentiellement verbales. Ces insultes ou menaces en ligne, anonymes pour la plupart, ont augmenté avec la crise de la COVID-19, qui a accentué la polarisation des opinions. Certaines femmes journalistes ont par ailleurs fait l’objet de commentaires haineux spécifiques. Une plateforme non gouvernementale destinée à recenser les agressions contre les journalistes et à venir en aide aux victimes a été lancée en 2025. 

Exactions en temps réel en République Tchèque

Baromètre
Tués depuis le 1er janvier 2026
0 journalistes
0 collaborateurs des médias
0
Détenus à ce jour
0 journalistes
0 collaborateurs des médias
0