Europe - Asie centrale
Chypre du nord
-
Classement 2026
82/ 180
Score : 56,57
Indicateur politique
81
46,86
Indicateur économique
115
36,63
Indicateur légal
89
59,21
Indicateur social
110
52,77
Indicateur sécuritaire
59
87,36
Classement 2025
91/ 180
Score : 54,84
Indicateur politique
95
44,33
Indicateur économique
128
34,94
Indicateur légal
98
58,06
Indicateur social
122
49,67
Indicateur sécuritaire
58
87,21

La législation nationale de ce territoire, reconnu comme État uniquement par la Turquie, protège la liberté de la presse, mais la limite sous prétexte de préserver l'ordre public, la sécurité nationale ou la décence publique. Des menaces de mort visant les journalistes, la question de la propriété des médias, l’augmentation des procédures-bâillons et la pression croissante de la Turquie sur le secteur affectent de manière significative la liberté de la presse.

Paysage médiatique

Il existe plusieurs journaux, chaînes de télévision, stations de radio et médias en ligne en Chypre du Nord. La plupart des propriétaires de médias sont des hommes d'affaires qui ont d'autres intérêts financiers. Les relations informelles et financières entre les hommes politiques et les propriétaires de médias affectent l'indépendance du contenu éditorial. Le pluralisme est menacé par les poursuites contre les médias, des menaces, des attaques verbales contre les journalistes, des ingérences directes dans le travail éditorial et une concentration croissante des médias entre les mains d’hommes d’affaires turcs. L’autocensure est très répandue.

Contexte politique

La pression croissante exercée par la Turquie a un impact négatif sur la liberté de la presse. Des sanctions et des poursuites, y compris pénales, sont engagées contre des journalistes qui critiquent le gouvernement, l’armée ou les autorités turques ou chypriotes turcs. Alors qu’un journaliste risque dix ans de prison pour avoir critiqué l’armée turque, quatre journalistes se sont vu refuser l’entrée en Turquie. D’autres ont été censurés, licenciés ou contraints de démissionner après avoir critiqué les politiques turques ou des politiciens chypriotes turcs. Les médias publics sont entièrement sous le contrôle du gouvernement.

Cadre légal

La législation protège la liberté de la presse tout en la limitant pour protéger l'ordre public, la sécurité nationale ou encore la décence publique. La diffamation est définie comme un crime et il n'existe aucune loi sur la protection des sources. Des actions en justice sont intentées contre les médias pour tenter d’obtenir d’importants dommages et intérêts. Sous prétexte de lutte contre la désinformation, les autorités chypriotes turques ont récemment tenté de modifier les lois existantes pour limiter davantage la liberté d’expression. Le droit à la vie privée est utilisé comme une arme afin de poursuivre des journalistes qui peuvent être poursuivis par contumace en Turquie.

Contexte économique

Les médias ont été durement touchés par la crise économique provoquée par la dévaluation de la lire turque. Leur dépendance à la publicité et aux parrainages a accru l'influence commerciale sur les contenus éditoriaux. Nombre de médias changent de propriétaire en raison des difficultés économiques. De nombreux journalistes mènent en parallèle des activités de relations publiques, ce qui affecte leur objectivité. 

Sécurité

Bien qu’il n’y ait pas eu d’atteintes graves à leur intégrité physique, les journalistes ont été la cible d’attaques verbales ou de campagnes de harcèlement par les autorités turques ou chypriotes turques. Les reporters sont également souvent victimes de harcèlement en ligne. 

Exactions en temps réel à Chypre du nord

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