Asie - Pacifique
Malaisie
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Classement 2026
95/ 180
Score : 52,73
Indicateur politique
93
43,00
Indicateur économique
92
40,28
Indicateur légal
134
43,71
Indicateur social
116
51,25
Indicateur sécuritaire
69
85,42
Classement 2025
88/ 180
Score : 56,09
Indicateur politique
92
44,66
Indicateur économique
60
48,67
Indicateur légal
133
46,26
Indicateur social
81
62,72
Indicateur sécuritaire
90
78,16

La Malaisie est une monarchie constitutionnelle caractérisée par une grande diversité culturelle. Bien que le gouvernement fédéral dispose d'un arsenal législatif draconien pour réprimer la liberté de la presse, ces restrictions sont combattues par une société civile dynamique. 

Paysage médiatique

En Malaisie le paysage médiatique est très riche en apparence, mais l’emprise des médias d’État est grande, avec l’agence de presse Bernama ou le groupe audiovisuel Radio Televisyen Malaysia (RTM). Une large partie de la presse grand public est ouvertement partisane, les rédactions s’alignant généralement sur le gouvernement en place. C’est en ligne que le secteur est le plus dynamique, porté par des médias très attachés à leur autonomie rédactionnelle comme Malaysiakini, Sinar Harian et The Fourth. Bien que les acteurs des médias soient fortement concentrés autour de la capitale fédérale de Kuala Lumpur, il existe une presse locale dynamique, notamment en Malaisie orientale.

Contexte politique

Le gouvernement exerce une pression politique forte afin d’empêcher les médias d'aborder des sujets sensibles ou de formuler des critiques contre les représentants de l’appareil politique. Le pouvoir fait la chasse aux journalistes d’investigation et la question sur la royauté est extrêmement sensible, tout comme les discussions sur la race et la religion. Toute forme de commentaire ou d’information perçue comme critique de la monarchie est passible de lourdes poursuites, d’où une autocensure généralisée sur la question.

Cadre légal

La liberté de la presse est juridiquement garantie par la Constitution. Cependant, le pouvoir exécutif dispose d’une législation draconienne pour limiter ces libertés en envoyant les journalistes en prison : jusqu'à 20 ans de réclusion pour ceux accusés d’avoir enfreint la loi sur la sédition de 1948 et 14 ans pour la loi sur les secrets d’État de 1972. Le Printing Presses and Publication Act permet au gouvernement d'exercer un contrôle strict sur l'octroi de licences aux médias imprimés, tandis que le Communications and Multimedia Act est souvent utilisé pour lutter contre ce que les autorités considèrent comme des "fausses informations". Le gouvernement envisage également de réviser le Printing Presses and Publication Act afin d’étendre son application aux médias en ligne, avec des amendes plus élevées et des peines de prison plus lourdes. Cependant, des réformes juridiques, à savoir l'adoption d'une loi sur la liberté d'information et la création d'un conseil des média, sont en cours.

Contexte économique

Fonder un organe de presse en Malaisie est une entreprise risquée, notamment du fait du contrôle des licences par le gouvernement, qui se sert de ce système pour imposer sa ligne éditoriale. Le marché des médias reste très concentré, avec plusieurs magnats de la presse qui menacent l’indépendance et le pluralisme de la presse. À l’inverse, créer un média sur Internet est beaucoup plus facile, à condition de ne pas franchir les lignes implicites dictées par le gouvernement. 

Contexte socioculturel

Les médias en langue malaise, suivis par la majorité de la population, sont davantage soumis à la censure que leurs homologues en anglais, en chinois, en tamoul ou dans d’autres langues malaisiennes. Certaines questions liées à l’islam, qui étaient jusqu’à récemment encore taboues, commencent à émerger, comme les conversions et les mariages d’enfants, ou les cas d’apostasie. Le gouvernement a durci sa répression des infractions liées aux "3R" (race, religion et royauté), arrêtant et sanctionnant plusieurs personnes pour leurs commentaires en ligne.

Sécurité

Les journalistes malaisiens sont rarement la cible d’attaques physiques, mais certains sont l’objet de harcèlement judiciaire, de campagnes de discrédit. Poursuites avec engagement de dépenses faramineuses, perquisitions policières au siège de certains médias, mépris du secret des sources, expulsions de correspondants étrangers ou de lanceurs d’alerte, etc. : les menaces sur la profession sont légion.

Exactions en temps réel en Malaisie

Baromètre
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0 journalistes
0 collaborateurs des médias
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Détenus à ce jour
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0 collaborateurs des médias
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