Classement 2026
136/ 180
Score : 40,44
Indicateur politique
139
29,40
Indicateur économique
116
36,47
Indicateur légal
158
31,39
Indicateur social
160
30,30
Indicateur sécuritaire
91
74,65
Classement 2025
128/ 180
Score : 44,06
Indicateur politique
135
33,04
Indicateur économique
148
31,50
Indicateur légal
139
43,50
Indicateur social
167
29,08
Indicateur sécuritaire
76
83,18

Malgré sa réputation de pays le moins répressif du Golfe, l’émirat exerce un contrôle important sur l’information, qui s’est amplifié sous le règne du cheikh Mishal al-Ahmad al-Sabah. Ces mesures de contrôle se sont encore renforcées après la guerre de 2026 en Iran, visant les journalistes qui couvrent le conflit et ses conséquences dans le Golfe.

Paysage médiatique

Les journaux Al-Qabas, Al-Jarida et Al-Siyasa, traditionnels et peu critiques envers le gouvernement, dominent le paysage médiatique. Malgré des progrès notables vers une plus grande démocratisation de la presse, via des podcasts comme Bidun Waraq et des magazines numériques indépendants comme Manshoor, le monde des médias reste dominé par une information contrôlée par l’État.

Contexte politique

Le gouvernement exerce un contrôle important sur l’information, et la liberté d’expression reste limitée, bien qu’une grande partie de l’opposition en exil ait récemment été graciée. Cependant, les autorités ont déjà fermé des médias pour propos “anti-gouvernementaux”, comme la chaîne Al-Watan en 2015.

Cadre légal

Depuis 2020, la loi sur le droit à l’accès à l’information est censée garantir le travail des journalistes au Koweït. Mais dans les faits, le texte est contrecarré par les lois sur la censure qui interdisent aux journalistes, blogueurs et activistes en ligne de critiquer le gouvernement, l’émir, la famille au pouvoir, ses alliés ou la religion. Il en est de même pour la loi sur les cybercrimes, entrée en vigueur en janvier 2016. 

Contexte économique

La majorité des entreprises de presse koweïtiennes appartiennent à des familles riches de l’élite. La création d’un média nécessite de demander une licence gouvernementale, une démarche coûteuse et fastidieuse. Les plus grands médias agissent comme des outils de communication pour le secteur privé, avec des sommes importantes payées en échange d’un article.

Contexte socioculturel

Plusieurs sujets sont tabous au Koweït et il est difficile pour les journalistes de les aborder, notamment, les droits des travailleurs migrants, les droits des femmes ou la corruption.

Sécurité

Bien que le Koweït ne soit pas connu pour assassiner ou emprisonner ses journalistes, certains d’entre eux ont été contraints à l’exil pour éviter de purger des peines de prison. Les convocations et les détentions de court terme ont un effet dissuasif pour la liberté d’informer. En 2026, le gouvernement a encore renforcé son contrôle sur les professionnels des médias à la suite de la guerre en Iran et de ses répercussions dans le pays. Des directives officielles ont interdit toute couverture de la guerre, sous prétexte de protéger la sécurité nationale.