-
1 faire solo
-
2 faire
vfais ce que dois, advienne que pourra — см. advienne que pourra
se faire baiser — см. être baisé
si un autre avait fait cela, il ne serait pas bon à jeter aux chiens — см. si un autre avait dit cela, il ne serait pas bon à jeter aux chiens
ne pas faire plus de cas que de la boue de ses souliers — см. ne considérer pas plus que la boue de ses souliers
faire bourru — см. être bourru
essayer de faire passer un chameau par trou d'une aiguille — см. essayer de faire passer un chameau par le trou d'une aiguille
faire comme le chien du jardinier, qui ne mange pas de choux et n'en laisse pas manger aux autres — см. faire comme le chien du jardinier
pendant que les chiens s'entre-pillent le loup fait ses affaires — см. pendant que les chiens s'entre-grondent le loup dévore la brebis
faire chocolat — см. être chocolat
faire ce con — см. faire le con
si cela se fait, je te paie des dattes — см. je te paie des dattes
quand le diable se fait vieux, il se fait ermite — см. quand le diable devient vieux, il se fait ermite
faire une entorse à... — см. donner une entorse à...
faire le fric — см. pomper le fric
faire un gnon — см. donner un gnon
faire qch illico — см. illico
faire la java — см. être en java
faire légion — см. être légion
il ne faut jamais remettre au lendemain ce qui peut être fait le jour même — см. il ne faut jamais remettre une bonne action au lendemain
faire la loi — см. donner la loi
quand chacun fait son métier, les vaches seront bien gardées — см. chacun son métier, les vaches seront bien gardées
faire nargue de... — см. dire nargue de...
faire du noir — см. broyer du noir
faire l'objet de... — см. être l'objet de...
faire outrage à... — см. accabler qn d'outrage
se faire pincer — см. être pincé
à pis faire — см. mettre qn au pis
faire quartier à... — см. donner quartier à...
faire raison de... — см. tirer raison de...
faire rampeau — см. être rampeau
faire ribote — см. être en ribote
se faire rincer — см. être rincé
vous me faites rire, vous voulez rire — см. laissez-moi rire
faire saillie — см. être en saillie
ne faire qu'un saut de... à... — см. être en un saut de... à...
faire le simulacre de... — см. faire le simulacre de
on fait de bonne soupe dans un vieux pot — см. c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes
faire en trop — см. en trop
se faire une vertu de... — см. ériger en vertu
vite fait bien fait — см. vite fait
- la faire- le faire- y faire- en faire- faire ça- faire gy -
3 solo
-
4 solo
B adj1 Mus ( unaccompanied) for solo piano pour piano solo ; for solo voice pour voix seule ; for solo violin ( with orchestra) pour violon et orchestre ; a solo piece un solo ;2 ( single-handed) [album, appearance, flight, pilot] en solo. -
5 manquer
manquer [mɑ̃ke]➭ TABLE 11. transitive verba. [+ but, occasion, personne, train] to miss• la gare est sur la place, tu ne peux pas la manquer the station's right on the square, you can't miss itb. [+ photo, gâteau] to spoilc. ( = être absent de) to miss• manquer de ( = être dépourvu de) to lack• elle a manqué de se faire écraser ( = faillir) she nearly got run over3. intransitive verba. ( = faire défaut) to be lacking• ce qui lui manque, c'est l'imagination what he lacks is imagination• les mots me manquent pour exprimer... I can't find the words to express...• j'irais bien, ce n'est pas l'envie qui m'en manque I would like to go, it's not that I don't want tob. ( = être absent) to be absent ; ( = avoir disparu) to be missingc. ( = être regretté)━━━━━━━━━━━━━━━━━► Le sujet du verbe français devient l'objet du verbe anglais.━━━━━━━━━━━━━━━━━• il manque dix personnes ( = elles ont disparu) there are ten people missing ; ( = on en a besoin) we are ten people short• il ne manquait plus que ça ! that's all we needed!• il ne manquerait plus que ça ! that really would be the end! (inf)• j'avais prévu qu'il serait furieux, et ça n'a pas manqué ! I knew he'd be angry and sure enough he was!5. reflexive verba.il s'est manqué ( = a raté son suicide) he bungled his suicide attempt• cette fois-ci, il ne s'est pas manqué he made a good job of it this time* * *mɑ̃ke
1.
1) (ne pas atteindre, ne pas voir) to miss [cible, spectacle, train, personne]vous l'avez manquée de cinq minutes — you missed her/it by five minutes
2) ( ne pas réussir)manquer son coup — (colloq) to fail
3) (colloq) ( ne pas sanctionner)
2.
manquer à verbe transitif indirect1)la Bretagne/ma tante me manque — I miss Brittany/my aunt
2)
3.
manquer de verbe transitif indirectmanquer de — to lack [patience, argent, expérience, pratique]
on ne manque de rien — we don't want ou lack for anything
ma cousine ne manque pas d'humour — my cousin's got a good sense of humour [BrE]
‘remercie-le de ma part’ - ‘je n'y manquerai pas’ — ‘thank him for me’ - ‘I won't forget'
et évidemment, ça n'a pas manqué! — (colloq) and sure enough that's what happened!
3) ( faillir)
4.
verbe intransitif1) ( faire défaut)les vivres vinrent à manquer — supplies ran out ou short
2) ( être absent) [élève, personne] to be absent
5.
verbe impersonnelil ne manquerait plus que ça! — (colloq) that would be the last straw!
6.
se manquer verbe pronominal1) ( soi-même) to bungle one's suicide attempt2) ( ne pas se voir) to miss each other* * *mɑ̃ke1. vb impersIl manque encore 100 euros. — We are still 100 euros short.
Il manque des pages. — There are some pages missing., Some pages are missing
il ne manquerait plus que... — all we need now is for...
Il ne manquerait plus qu'il démissionne. — All we need now is for him to resign.
2. vi1) [chose] to be lackingne pas manquer; Les exemples ne manquent pas. — There's no lack of examples.
2) [personne] to be missingmanquer à l'appel — to miss roll call, to be missing at roll call
3)Il a manqué de se tuer. — He very nearly got killed.
ne pas manquer de dire qch; Il n'a pas manqué de le dire. — He certainly said it.
ne pas manquer de faire qch; Je ne manquerai pas de te le rappeler le moment venu. — I'll certainly remind you when the time comes., I'll definitely remind you when the time comes.
4)manquer à qn [personne] Il me manque. — I miss him.
Mes parents me manquent. — I miss my parents.
Ma sœur me manque. — I miss my sister., [argent, temps]
Le temps leur manque. — They're short of time.
Le courage lui manqua. — His courage failed him.
La voix lui manqua. — His voice failed him.
5)manquer à qch [personne] ; manquer à tous ses devoirs — to fail in one's duty
Mais je manque à tous mes devoirs, asseyez-vous; désirez-vous un café? — Sorry, I'm forgetting myself: please sit down; would you like a coffee?
6)manquer de qch [chose] — to not have enough of sth, to lack sth
La quiche manque de sel. — The quiche hasn't got enough salt in it.
L'article manque de punch. — The article lacks punch., The article doesn't have enough punch.
Le film manque de rythme. — The film lacks pace.
Ses interventions manquent d'à-propos. — His remarks lack relevance.
7)manquer de qch [personne] [courage, présence d'esprit] — to lack sth, to not have enough of sth
Le gouvernement a manqué de courage politique. — The government lacked political courage.
J'ai manqué de présence d'esprit. — I didn't have enough presence of mind.
manquer de tact; Je trouve qu'il a manqué de tact. — I don't think he was very tactful.
3. vt1) to missTu n'as rien manqué: le film n'était pas très bon. — You didn't miss anything: the film wasn't very good.
2) (= faillir)Il a manqué se tuer. — He very nearly got killed.
* * *manquer verb table: aimerA vtr1 (ne pas atteindre, ne pas voir) to miss [cible, objectif, spectacle, événement]; la balle l'a manqué de peu the bullet just missed him; manquer une marche to miss a step; une grande maison rose à la sortie du village, vous ne pouvez pas la manquer a big pink house as you come out of the village, you can't miss it; manquer l'école to miss school; un film à ne pas manquer a film not to be missed; j'ai manqué le début du film I missed the beginning of the film; tu n'as rien manqué, le film est nul you didn't miss anything, it's an awful film; il n'en manque pas une○ you can rely on him to put his foot in it;2 ( être en retard pour) to miss [train, bus, avion, personne] (de by); vous l'avez manquée de cinq minutes you missed her/it by five minutes;3 ( ne pas réussir) to spoil, to ruin [plat, gâteau, photo]; to botch○ [expérience de laboratoire]; manquer sa vie to make a mess of one's life; elle a manqué son solo she made a mess of her solo; cet événement nous a fait manquer plusieurs contrats this incident has lost us several contracts; manquer son coup○ to fail;4 ○( ne pas sanctionner) la prochaine fois je ne le manquerai pas next time I won't let him get away with it; elle ne l'a pas manqué she put him in his place.B manquer à vtr ind1 ( faire éprouver un sentiment d'absence) manquer à qn to be missed by sb; ils nous manquent we miss them; la Bretagne/ma tante me manque I miss Brittany/my aunt;2 ( ne pas respecter) manquer à son devoir/honneur to fail in one's duty/honourGB; manquer à ses promesses to fail to keep one's promises; manquer à sa parole to break one's word.C manquer de vtr ind1 ( avoir en quantité insuffisante) manquer de to lack, to be lacking in [patience, talent, courage, imagination, ambition]; to lack, to be short of [argent, provisions, matériel, personnel, main-d'œuvre]; to lack [expérience, pratique]; on ne manque de rien ici we don't want ou lack for anything here; elle ne manque pas de détracteurs/prétendants she's not short of critics/suitors, she doesn't lack critics/suitors; le roman manque d'humour the novel lacks humourGB; ma cousine ne manque pas d'humour my cousin's got a good sense of humourGB; elle ne manque pas de charme she's not without charm; il ne manque pas de culot○! he's got a nerve!; la soupe manque de sel/poivre there isn't enough salt/pepper in the soup; ouvre la fenêtre, on manque d'air ici open the window, it's stuffy in here; il manque de magnésium/calcium he has a magnesium/calcium deficiency;2 ( toujours à la forme négative) si vous passez dans la région, ne manquez pas de nous rendre visite if you're in the area, be sure and visit us; je ne manquerai pas de vous le faire savoir I'll be sure to let you know; ne manquez pas de le signaler be sure and report it; ‘remercie-le de ma part’-‘je n'y manquerai pas’ ‘thank him for me’-‘I won't forget ou I most certainly shall’; je ne manquerai pas de le leur dire I'll be sure to tell them, I won't forget to tell them; on ne peut manquer d'être surpris one can't fail to be surprised; ça ne pouvait manquer d'arriver it was bound to happen; et évidemment, ça n'a pas manqué○! and sure enough that's what happened!;3 ( faillir) il a manqué (de) casser un carreau he almost broke a windowpane; elle a manqué (de) s'évanouir en le voyant she almost fainted when she saw him.D vi1 ( faire défaut) j'ai fait l'inventaire: rien ne manque I've done the inventory and nothing is missing; trois soldats manquaient à l'appel three soldiers were missing at roll call; les vivres vinrent à manquer supplies were running out; ne fais pas cette tête, ce ne sont pas les garçons qui manquent! don't look so downcast, there are plenty more fish in the sea!; ce ne sont pas les occasions qui manquent there's no lack of opportunity; le moment venu, le courage leur manqua when the time came, their courage failed them; je suis tellement outré que les mots me manquent I'm so outraged that words fail me; les mots me manquent pour exprimer ma joie/mon dégoût I can't find the words to express my joy/my disgust; le temps me manque pour t'expliquer I don't have enough time to explain to you; ce n'est pas l'envie qui me manque de faire it's not that I don't want to do; le pied lui manqua liter he/she missed his/her footing;2 ( être absent) [élève, personne] to be absent; cet étudiant manque très souvent this student is very often absent.E v impers il manquait deux fourchettes two forks were missing; il manque 100 euros dans la caisse 100 euros are missing from the cash register; il manque une roue à la voiture there's a wheel missing from the car; il lui manque un doigt he's got a finger missing; il lui manque un œil/bras he's only got one eye/arm; il leur manque 500 euros pour pouvoir acheter la voiture they're 500 euros short of the amount they need to buy the car; il nous manque deux joueurs pour former une équipe we're two players short of a team; il manque une signature à ce contrat ( il n'est pas signé) the contract isn't signed; ( sur plusieurs signatures) there's a signature missing on the contract; il manque du sel dans cette soupe there isn't enough salt in the soup; ça manque d'animation ici! it's not very lively here!; il ne manquerait plus que ça! that would be the last straw!; il ne manquerait plus qu'il se mette à pleuvoir all (that) we need now is for it to start raining.F se manquer vpr1 ( soi-même) to bungle one's suicide attempt;2 ( ne pas se voir) to miss each other.[mɑ̃ke] verbe transitifl'église est à droite, vous ne pouvez pas la manquer the church is on the right, you can't miss itb. (figuré) to miss one's target, to fail to hit one's target, to shoot wideelle s'est moquée de moi mais je ne la manquerai pas! (figuré) she made a fool of me but I'll get even with her!je n'ai pas vu l'opéra — tu n'as rien manqué/tu as manqué quelque chose! I didn't see the opera — you didn't miss anything/you really missed something there!tu as manqué une bonne occasion de te taire (humoristique) why couldn't you have just kept your mouth shut for once?a. [il remarque tout] he never misses a trick!b. [il est gaffeur] (you can always) trust him to put his foot in it!2. [ne pas rencontrer] to misscoup manqué failure, botch-upmoi qui croyais lui faire plaisir, c'est vraiment un coup manqué ou j'ai vraiment manqué mon coup! and here's me thinking I would make him happy, (just) how wrong can you get!4. [ne pas aller à] to miss————————[mɑ̃ke] verbe intransitif1. [être absent - fugueur, bouton, argenterie] to be missing ; [ - employé, élève] to be away ou off ou absentb. (figuré & humoristique) to be missingil ne manquait plus qu'elle/que ça! she's/that's all we need ou needed!quand le pain vint à manquer, ils descendirent dans la rue when the bread ran short, they took to the streetsles occasions de te rendre utile ne manqueront pas there will be no shortage of opportunities to make yourself usefulla pluie/le travail, ce n'est pas ce qui manque! there's no shortage of rain/work!l'argent leur a toujours manqué they've always been short of money ou lacked moneyla force/le courage lui manqua (his) strength/courage failed himles mots me manquent words fail me, I'm at a loss for wordsce n'est pas l'envie qui m'en manque, mais... not that I don't want to ou I'd love to, but...il manque une bouteille/un bouton there's a bottle/a button missinga. [ils sont absents] we have three players missingb. [pour jouer] we're three players shortil ne manque pas de gens pour dire que... there is no lack ou shortage of people who say that...il me manque un dollar I'm one dollar short, I need one dollara. [animal] the only thing it can't do is speakb. [machine] it does everything but talk3. [être pauvre] to want————————manquer à verbe plus préposition1. [faillir à]manquer à son devoir/son honneur to fail in one's duty/one's honourmanquer à sa parole/promesse to fail to keep one's word/promise, to break one's word/promisemanquer aux usages to defy ou to flout convention2. [être regretté par]3. (littéraire) [offenser] to be disrespectful to ou towards, to behave disrespectfully towards————————manquer de verbe plus prépositionta soupe manque de sel your soup lacks ou needs saltmanquer de personnel to be short-staffed, to be short of stafftoi, tu ne manques pas d'air (familier) ou de culot (très familier) ! you've (certainly) got some cheek ou nerve!2. (soutenu)ne pas manquer de dire/de faire [ne pas oublier de]: vous viendrez? — je n'y manquerai pas will you come? — definitely ou without failne manquez pas de me le faire savoir be sure to let me know, do let me know[par ellipse]ça ne manquera pas it's sure ou bound to happenj'ai dit qu'elle reviendrait et ça n'a pas manqué! I said she'd come back and sure enough(, she did)![s'empêcher de]on ne peut manquer de constater/penser one can't help but notice/thinkvous ne manquerez pas d'être frappé par cette coïncidence you're bound to be struck by this coincidence3. [faillir]elle a manqué (de) se noyer she nearly ou almost drowned (herself)————————se manquer verbe pronominal (emploi réciproque)————————se manquer verbe pronominal (emploi réfléchi) -
6 adaequo
ădaequo, āre, āvi, ātum - tr. - [st2]1 [-] mettre de niveau avec, rendre égal. [st2]2 [-] égaler, atteindre (qqch.). [st2]3 [-] comparer. - aliquem cum aliquo adaequare: rendre qqn égal à qqn. - rem rei adaequare: rendre qqch égal à qqch, comparer une chose à une autre. - avec dat. tecta adaequare solo, Liv.: raser les maisons (les mettre au niveau du sol). - urbem adaequare (s.-ent. solo), Flor.: raser une ville. - rem rei adaequare, Tac. An. 2, 73; Sil. 12, 278: comparer une chose à une autre. - aetatem, genus mortis magni Alexandri fatis adaequare, Tac. An. 2: comparer à la destinée d'Alexandre la vie et le genre de mort (de Germanicus). - nomen adaequare cum omni posteritate, Cic.: faire vivre son nom aussi longtemps que la dernière postérité. - adaequare altitudinem muri, Caes.: atteindre le sommet du mur. - adaequare famam alicujus, Sall. J. 4, 6: égaler la renommée de qqn. - adaequare aliquem gratiā apud Caesarem, Caes. BG. 5, 12, 7: égaler qqn en crédit auprès de César (égaler qqn dans la faveur de César). - absol. senatorum urna absolvit, equitum adaequavit, Cic.: les votes des sénateurs furent pour l'acquittement, ceux des chevaliers se répartirent par moitié. - emploi intr., exceptionnel, avec dat. être égal à, égaler: Hirt. BG. 8, 41, 5; B. Alex. 16, 5.* * *ădaequo, āre, āvi, ātum - tr. - [st2]1 [-] mettre de niveau avec, rendre égal. [st2]2 [-] égaler, atteindre (qqch.). [st2]3 [-] comparer. - aliquem cum aliquo adaequare: rendre qqn égal à qqn. - rem rei adaequare: rendre qqch égal à qqch, comparer une chose à une autre. - avec dat. tecta adaequare solo, Liv.: raser les maisons (les mettre au niveau du sol). - urbem adaequare (s.-ent. solo), Flor.: raser une ville. - rem rei adaequare, Tac. An. 2, 73; Sil. 12, 278: comparer une chose à une autre. - aetatem, genus mortis magni Alexandri fatis adaequare, Tac. An. 2: comparer à la destinée d'Alexandre la vie et le genre de mort (de Germanicus). - nomen adaequare cum omni posteritate, Cic.: faire vivre son nom aussi longtemps que la dernière postérité. - adaequare altitudinem muri, Caes.: atteindre le sommet du mur. - adaequare famam alicujus, Sall. J. 4, 6: égaler la renommée de qqn. - adaequare aliquem gratiā apud Caesarem, Caes. BG. 5, 12, 7: égaler qqn en crédit auprès de César (égaler qqn dans la faveur de César). - absol. senatorum urna absolvit, equitum adaequavit, Cic.: les votes des sénateurs furent pour l'acquittement, ceux des chevaliers se répartirent par moitié. - emploi intr., exceptionnel, avec dat. être égal à, égaler: Hirt. BG. 8, 41, 5; B. Alex. 16, 5.* * *Adaequo, adaequas, pen. prod. adaequare. Reduire à equalité, Esgaler, Adjuster, Justifier.\Tecta adaequare solo. Liu. Raser, Mettre rez pied, rez terre.\Longarum nauium cursum adaequauerunt. Caes. Ont couru aussi viste.\Vt prope summam muri, aggerisque altitudinem, acerui armorum adaequarent. Caesar. Presque aussi haults que le sommet des murailles.\Adaequare cum virtute fortunam. Cic. Estre aussi heureux que vaillant.\Cum familiarissimis eius est adaequatus. Cic. Il fut mis au ranc de ses plus privez, et de ceuls qu'il aimoit le mieulx.\Adaequare memoriam nominis nostri cum omni posteritate. Cic. Rendre nostre memoire et renommee aussi durable que les hommes qui viendront apres nous, Perpetuer nostre nom jusques à la fin du monde, Faire nostre renommee immortelle.\Adaequare aliquem sibi. Cic. Esgaler à soy, Faire esgal et pareil à soy.\Iudices adaequarunt. Cic. Les juges sont ad aequalia, sont partis, La moitié des juges est d'une opinion, et l'autre moitié d'autre. -
7 aequo
aequo, āre, āvi, ātum - tr. - [st1]1 [-] égaliser, aplanir, niveler. - pumice aequare, Catul.: polir à la pierre ponce. [st1]2 [-] égaliser, mettre sur le même plan, rendre égal, répartir également. - aequare (solo) urbem, Liv.: raser une ville, anéantir une ville. - frontem aequare, Liv.: présenter un front de bataille égal à celui de l'ennemi. - stercora aequare, Col.: étendre également le fumier. - aequato omnium periculo, Caes.: le danger étant le même pour tous. - aequare nocti ludum, Virg. En. 9: [rendre la durée du jeu égale à celle de la nuit] = passer toute la nuit à jouer. [st1]3 [-] mettre en parallèle, comparer. - aequare et conferre scelera alicujus cum aliis, Cic. Verr. 1: comparer les crimes de qqn à d'autres. - aequare Hannibali Philippum, Liv. 31: comparer Philippe à Annibal. [st1]4 [-] égaler, être au niveau de, être égal à, atteindre le niveau de. - aequare equum cursu: égaler un cheval à la course. - etiam si non transierit, aequabit, Quint.: même s'il ne le dépasse pas, il l'atteindra. - facta dictis aequare, Liv. 6: égaler les actions aux paroles. - aequare fastigium aquae: s'élever au niveau de l'eau. - voir aequatus* * *aequo, āre, āvi, ātum - tr. - [st1]1 [-] égaliser, aplanir, niveler. - pumice aequare, Catul.: polir à la pierre ponce. [st1]2 [-] égaliser, mettre sur le même plan, rendre égal, répartir également. - aequare (solo) urbem, Liv.: raser une ville, anéantir une ville. - frontem aequare, Liv.: présenter un front de bataille égal à celui de l'ennemi. - stercora aequare, Col.: étendre également le fumier. - aequato omnium periculo, Caes.: le danger étant le même pour tous. - aequare nocti ludum, Virg. En. 9: [rendre la durée du jeu égale à celle de la nuit] = passer toute la nuit à jouer. [st1]3 [-] mettre en parallèle, comparer. - aequare et conferre scelera alicujus cum aliis, Cic. Verr. 1: comparer les crimes de qqn à d'autres. - aequare Hannibali Philippum, Liv. 31: comparer Philippe à Annibal. [st1]4 [-] égaler, être au niveau de, être égal à, atteindre le niveau de. - aequare equum cursu: égaler un cheval à la course. - etiam si non transierit, aequabit, Quint.: même s'il ne le dépasse pas, il l'atteindra. - facta dictis aequare, Liv. 6: égaler les actions aux paroles. - aequare fastigium aquae: s'élever au niveau de l'eau. - voir aequatus* * *AEquo, aequas, aequare. Plin. Cic. Applanir, unir, faire uni, Egualer, ou esgaler.\AEquare solo vrbes, domos, turres, aedificia. Liu. Raser, mettre rez pied, rez terre.\AEquare solo Dictaturam, Metaphorice dictum, pro Abrogare. Liu. Abolir du tout.\Amorem aequare. Virg. Aimer autant qu'on nous aime.\Animum aequare natalibus. Ouid. Avoir le cueur pareil à la race dont on est.\AEquare caelum videtur pontus. Ouid. Il semble que la mer soit aussi haulte que le ciel.\Ducem vadentem aequare. Virg. Aller aussi viste que la guide qui va devant et conduit.\Formas veras imitamine aequare. Ouid. Representer.\Laborem operum aequare iustis partibus. Virg. Bailler autant à travailler et besongner à l'un qu'à l'autre, Departir esgalement.\Numerum ceruorum aequare cum nauibus. Virg. Tuer autant de cerfs, qu'il ha de navires, Faire le nombre des cerfs tuez pareil et esgal au nombre des navires.\AEquare pondus denarii. Plin. Estre aussi pesant.\Temperamentum aequare. Plin. Faire esgale temperature.\AEquat pretia excellentium margaritarum. Plin. Il est aussi cher et d'aussi grand pris que les perles excellentes.\AEquare quempiam re aliqua. Liu. Estre aussi grand et excellent qu'un autre en quelque chose.\Equitem aequare cursu. Liu. Courir aussi fort qu'un homme de cheval.\Herculem aequare palma. Curtius. Estre aussi victorieux que Hercules.\AEquare picturam alicuius. Plin. Peindre aussi bien que luy.\AEquare se cum alio. Cic. Se faire esgal, Ne s'estimer point plus qu'un autre, S'esgaler à un autre.\AEquari cum aliquo. Caesar. Estre faict esgal, Que l'un en ait autant que l'autre.\AEquare conferreque scelera alicuius cum alterius sceleribus. Cic. Comparer, Accomparager, Paragonner.\AEquare Annibali Philippum. Liu. Accomparager.\AEquare. Liu. Esgaler, Departir esgalement, Bailler autant à l'un qu'à l'autre.\AEquare ludum nocti. Virg. Jouer autant que la nuict est longue, Continuer de jouer toute la nuict jusques au matin. -
8 carraca
Carraca, esta palabra significa comida, condimentos, conquivus, (cacharros, etc.). Cuando íbamos a llindiar el ganáu disdi ‘l albiar el díe fasta que tapecíe, (cuidar el ganado desde el amanecer hasta el oscurecer) llevábamos la carraca nun cabaxín, zurronacu ou cestacu cualquier, (cabás, zurrón o cualquier otro cesto). Les muyeres baxaben al merquéu ya traíen la carraca pa toa la xemana. (Las mujeres bajaban al mercado y compraban si tenían dinero lo que se necesitase en la casa para toda la semana). Carraca tamén lu ye lu que lus vaqueirus chebaban disdi la teixá pal sou cabanu ou corte de la braña, dunde a lu mexor taben un fatáu de díes xin baxar a l'aldina, per ístu llebaben un carracáu de couxes que ñecexitaben. (Carraca también es lo que los vaqueros llevaban desde casa para sus cabañas del puerto, las morteras o los prados, donde a lo mejor estaban unos días sin bajar a la aldea, por esto subían muchas cosas que necesitaban y no todas eran para comer sino que algunas eran simples cacharros, o humildes mantas. Y carraca hermanos míos, era la que hacía mi madre y todas las vindas de los rojos, cuando todas las semanas iban a visitar a sus maridos a la Cárcel Modelo de Oviedo, como por las demás no puedo hablar, porque yo no sé cómo se arreglaban las pobrecitas, aunque me supongo que muchas hasta pidiendo limosna, sí que lo puedo hacer de mi madre, que todos los martes era el día que tenía de comunicación, y ella nunca sabía si le iba encontrar vivo, porque por aquellos tiempos fechus de llágrimes ya xufriencies, tous lus díes na carxel d'Uviéu achuquinaben cambrionáus enteirus de xóvenes astures y'anxina d’ista maneira tan achuquina, encalducá per prexones xin concencia, nin dinidá nin «Xusticia Humana», fexérun bon amagüestu de toes les xuventúes roxes d'Asturies, ya les pouques que nun achuquinarun llantárunlas nus batallones de trabayadores, dunde munchus morrierun achindi fartus de fames, de llatigazus ya vexaciones, ya lus oitres que xuerti tubieren de golguer pa la sou teixá, fexérunlu mamplenáus d'amollexíes que per mor d'echus tamén fatáus morrieron. Falaba you que carraca yera lu que miou má le chevaba ‘l miou pá tous lus martes a la carxel, que you nun séi lu que yera, perque na nuexa teixá nun había esconxolancia de nagua, peru lu que fora écha llantábalu tou nuna fardelaca, ya colaba na xuntura d'oitres muyeres de l'allina camín d'Uviéu tres ou catru gores endenantes qu’almaneciera, pos teníen qu'espatuxar alrreór de cuarenta quilómetrus andandu ya oitres tantus pa la regolguía, pos entoncenes nun valía faer el auto-stop que güéi se fae, perque tous lus cambriones ya coches cuaxi yeren millitares, y'angunus oitres yeren de lus drechistes, ya lus roxus nun teníamus namái que goxetáus mexeries, ya manegáus de miéu ‘l nuexu hermenu ‘l venceor, perque lus nuexus homes morrieran lluchandu nel frinti, ya lus oitres taben arretrigáus per les cárxeles dunde poucu a poucu lus achuquinaben ou lus esclavizaben nus batallones de trabayaóres, anxina yera que tou Asturies taba xemada de viudes, de vieyus ya de guaxiquinus güerfaninus, que tous nuexóitres, viétchus, muyeres ya nenus de lus roxus, díbamus ser esclavizáus inhumanamente baxu 'n enfernal xugu que nun nus dexaba más llibertá que la que nel xuenu cheldábamus. —Ya n'agora vou xebrame del trabayu d'enfilerar pallabres p'encalducalus cuamigu dientru d’ista hestoria dou tán lus raigones ya l'escola de nuexes costumes ya llingua. TRADUCCIÓN.—Por aquellos tiempos hechos de lágrimas y de grandes sufrimientos, todos los días que el Hacedor alumbraba, en la cárcel de Oviedo asesinaban camiones enteros de jóvenes astures, y así de esta manera tan despiadada y asesina, llevada a cabo por personas sin conciencia, ni dignidad ni ninguna clase de «Justicia Humana», llevaron a término casi el total exterminio de las juventudes rojas de Asturias, y las pocas que no asesinaron, las esclavizaron en los famosos batallones de trabajadores, donde muchos allí murieron hartos de hambre, de vejaciones y latigazos, y los pocos que tuvieron la suerte de volver a sus hogares, lo hicieron llenos de enfermedades que por mor de ellas también murieron bastantes. —Decía yo que carraca también era lo que mi madre le llevaba todos los martes a mi padre a la cárcel, que yo no sé lo que pudiera ser, porque en nuestra casa no había ninguna cosa de nada, pero lo que fuese ella lo metía dentro de una saca y marchaba en unión de otras mujeres de la aldea camino de Oviedo tres o cuatro horas antes que amaneciese, pues tenían que caminar alrededor de cuarenta quilómetros y otros tantos de retorno y todos los hacían andando, pues no servía hacer el auto-stop que hoy se hace, porque todos los camiones y coches casi eran militares, y algunos otros que había eran de los derechistas, pues los izquierdistas no teníamos nada más que grandes cantidades de miseria, así como de miedo a nuestro hermano el vencedor que jamás se portó nada bien con nosotros, porque nuestros hombres habían muerto en el frente, y los otros estaban presos en las cárceles, donde poco a poco les iban asesinando, o los esclavizaban en los campos de concentración o batallones de trabajadores, así era que toda Asturias estaba sembrada de viudas, de viejos y de niños huérfanos, que todos nosotros, viejos, mujeres y niños de las izquierdas, íbamos a ser esclavizados inhumanamente bajo el infernal yugo que no nos dejaba más libertad que la que en el sueño hacíamos. Y ahora me voy alejar del trabajo de poner en orden las palabras en este diccionario, para llevarles conmigo a los lugares donde yo he aprendido la dulce lengua de Asturias, que no es otro lugar que la escuela donde vivían las raíces y costumbres de Nuestro Pueblo, pues no se pueden buscar nuestras falancias en ningún otro lugar ni parte. Por esto les digo ahora, que si yo no hubiese vivido tan simple, sencilla, pobre, miserable, esclavizadora y dentro de la más natural de la «RAIZ ANCESTRAL DE ASTURIAS», ni yo ni nadie podría legarle a mi «AMADA ASTURIAS» ni a sus «HIDALGAS GENTES», la documentación pura, natural y sencilla que pueda tener este diccionario, porque desde estas mis simples líneas y mirándome muy mucho de lo que digo, les afirmo que hay muy poco fiable por no decir nada, escrito de nuestras costumbres y lengua. «DIES D’ENFERNU» (DÍAS DE INFIERNO) —Yera you 'n zaragoletu, 'n guaxiquín, un nenacu, 'n rapacín (un niño de unos ocho años), cundu la ñecexidá más prieta me fexera depriender lu que yera ‘l dollor, la xufriencia, l’inxusticia, lu pior qu'el Home pudiés encaldar d'enría lus sous xemexantes, you yera ún de lus miles d'anxelinus de miou Tierra que diba faer arroxaúra nel vivir d’ enfernu que m’aguardaba. Xin, fatáus de güérfanus lu mesmu que you, que güéi nel díe xuntu con nuexes familias, ente fius, ñetus, ya tou ‘l andecháu de parantela xomus más de la metá de les xentes d'Asturias, peru naquechus tempus d'achuquinus ya inxusticies nun yéramus namái qu'unus guaxiquinus dexamparáus de la man del Faidor ya del Home, ya tous noxóitres tubiemus que catanus el xustentu de fatáus de maneires diferientes, la miou per exemplu fó'ísta. COLOCOUME MIOU Má de cabrieru na teixá d'un amu baldrayu y atuñáu, llabascu y'achuquín tan solu per que me diera de comer ya me vistiera dalgu, peru ‘l condenáu matábame de fame, ya la vestimenta que punxu d'enría ‘l miou llombu conxistía nun calzáu que la metá ‘l tempu espatuxaba con las patas arregañás, apaxiétchau con unus fatucus tous esgacicáus que per tous lus lláus diben les mious carnis al entestate, acaniláes per el callor ya ‘l fríu en tou ‘l tempu. —Tenía yo aproximadamente ocho años de edad cuando me asesinaron a mi padre, y me recuerdo con toda exactitud cómo la ley de aquel tiempo llevó a cabo tan imperdonable, deshumanizante y vandálica felonía. —Nuna nuétche (una noche) llegaron a la casa de unos tíos míos que en mi aldea vivían y donde mis padres y yo nos refugiamos al término de la guerra en Asturias cuatro desalmados, cuatro bandoleros, cuatro inmundicias humanas, que escudados tras de sus armas empuñadas, representaban l'enñordiada Lley (LA SUCIA LEY) que en aquellos tiempos a la Justicia traicionaba, cuento yo, que aquellos cuatro merucus (gusanos), atemorizando e insultando a toda mi familia, detuvieron a mi padre, le amarraron como a la bestia que se lleva al matadero y se lo intentaron llevar de la casa, sin que mis tíos, (y la cosa no era para menos), intentasen pronunciar asustados como se encontraban ni la más mínima palabra de súplica o protesta. Pero mi madre no les secundó, sino que bravamente intentó defender al sou home (a su marido) no sólo con la palabra, que mi madre la tenía d'aguxa lu mesmu qu’un bon obreiru (de afilada lo mismo que un buen aguijón), sino que temerariamente se abalanzó sobre ellos y fuele preciso a uno de aquellos cobardes y desalmados representantes de la deshumanizada ley que corría en aquellos tiempos, de propinarle varios golpes con la pistola, dejándola mal herida y ensangrentada, tirada en el suelo con el conocimiento perdido. Mientras que aquellos bandidos, se llevaban a mi padre sin permitirle que de mi se despidiera, y tan solamente le he podido ver por última vez, tres les rexes de la cárxel d'Uvieu 'n die 'ndenantes que l'achuquinaren. (Detrás de las rejas de la cárcel de Oviedo, un día antes de que le asesinasen). Pronto mi madre y yo, llenos de la más desolante de las tristezas, y vestidos con el traje de las más indigentes miserias y pobrezas, nos marchamos de la casa de mis tíos y nos asentamos en la abandonada, vieja y destartalada casa de mi abuela. Y sin muebles, ni nada, los dos juntos, como grandes e indomables luchadores que hemos sido siempre, dimos comienzo sin desfallecer ni un momento, a la dura lucha por la vida, sin que nadie jamás nos ayudara. Empecé a ganarme la vida como pastor, a la corta edad de que cualquier niño sólo pensaría en jugar, comer cuando tuviese hambre y recibir de continuo montones de caricias y de amor, yo sin embargo, a pesar de no poseer nada de todas estas maravillosas cosas, era en extremo a mi manera feliz. Marchaba todas las mañanas con mi ganado al monte, donde permanecía todo el día, tan sólo con la compañía que me brindaba mi fiel y siempre por mí con cariño recordado Pelayu, que era un perro, de una inteligencia y sentimientos, que más bien que un chuchu (perro), parecía aquel singular animal un ser humano. Luego por las tardes, cuando el sol se escondía por detrás de las altas cumbres, retornaba feliz a la aldea, siempre lleno de contentura, cantando las más de las veces, amenizado por el potente tañir del zumbiétchu (cencerro) que llevaba colgado al cuello el semental del rebaño. Una mañana como tantas otras me encaminé con mi rebaño al monte y seria como a la media tarde cuando a la entrada de una cueva que se asentaba en un lugar casi inaccesible me encontré medio enterrado con las piedras y la escasa tierra que hacían la reducida plataforma de la portada de la caverna, un pequeño aro de oro, yo he tenido por así decirlo desde mi infancia la inmensa suerte de poseer una imaginación tan inmensamente dislocada, que por tal solían decirme mis vecinos, que era yo el rey de las mentiras, así como el más hábil inventor de endemoniados cuentos. El caso era, que aquel misterioso anillo abandonado a tan larga distancia de mi aldea y en lugar tan argutosu (estrecho, alto, inaccesible), hiciéronme presto pensar, que aquella joya no había llegado a tal escondrijo por sí sola, sino que desde luego alguien la había traído. En el momento mi imaginación desbordante de una alegría que no encontraba un fin para frenarla, comenzó a fomentar sin el menor titubeo la fantástica idea de que en el interior de aquella caverna debía de encontrarse un tesoro de preciosas joyas y valorativas monedas, y quién le había ocultado sabe Dios cuando, seguramente habría perdido aquel anillo que por casualidad yo encontrara. Así pues, ya firmemente convencido, adentreme temerariamente sin el menor temor por la angosta cueva con las miras de apoderarme de aquella inmensa riqueza que según mi soñativa imaginación me había hecho comprender que en su interior me estaba aguardando. Pero aquel día no conseguí mi feliz propósito, porque era la caverna más larga de lo que había pensado y la oscuridad que en ella reinaba me hacía ciego de toda luz. Senteme en su entrada muy desilusionado al no poder lograr lo que había soñado, pero pronto mi mente empezó a dibujarme mil dispares tesoros, pues por el rastro que descubriera seguramente que dentro de la gruta se hallaría escondida alguna chalga (tesoro) guardado con toda seguridad por una Xana, Xumiciu, Trasgu o Culiebru (dioses de la Mitología asturiana), pues al decir de el abuelo Nicomedes cuando en las largas veladas de los inviernos y sin jamás interrumpirle con grande contentura le escuchábamos las leyendas, cuentos e historias que él lúcida y socarronamente nos contaba, afirmándonos siempre que eran tan ciertos sus relatos, como que todos habíamos nacido para morir. Y cuando hablaba de las chalgas aseguraba que tal o cual vecino, morador de esta o aquella aldea, se había hecho de la noche a la mañana rico al haber encontrado una chalga. También afirmaba poniéndose muy serio alegando unos razonamientos que convencían, que las montañas que rodeaban nuestra aldea había muchas chalgas escondidas, que fueron sepultadas hacía muchos siglos por los invasores moros, que al ser vencidos por los astures y al no poder huir con tan pesados tesoros, los ocultaban en las montañas con las miras de poder regresar algún día a desenterrarlos. Como cuento, yo en aquellos momentos vivía alborozado, sumergido en una disloca alegría al saberme ya dueño de aquella incontable riqueza, haciendo que mis inocentes ojos sonriesen felices inmersos en la imaginativa dicha de poder muy pronto liberar a mi madre de la pobreza y quitarla del agobiador trabajo que faenaba trabajando en los eros de los vecinos de estrella a estrella por un miserable sueldo andechandu (en cuadrilla) todos los días. Y así pensando todas las dichas que mi infantil mente podía imaginar, rodeado por el sepulcral silencio que envolvía la grandiosidad de las montañas, rasgado de vez en cuando por el potente y agudo graznido que desde los peñascos más inaccesibles, o desde los infinitos espacios donde con majestuosidad planeaban, lanzaban las útres (águilas), que con ojos inquisitivos oteaban con hambrientas intenciones los escabrosos riscos y las empinadas fistietchas (pequeños valles encajonados entre las peñas), con la esperanza achuquinante (asesina) de poder atrapar con la rapidez del rayo, algún recental que se hubiese xebrau (apartado) de su madre. También aquel silencio que invitaba a la meditación era con más continuidad cortado, por el dinámico tañir del zumbiétchu (pequeño cencerro) que colgaba del brioso cuello del macho cabrio, conductor y semental del rebaño. Como cuento, allí permanecía ensimismada mi mente en el soñar despierto, fabricando sin trabas de la misma nada, las más disparatadas y fabulosas dichas, que harían la felicidad de mi madre junto con la mía. Llegó casi sin enterarme el atapecer del día (al oscurecer) y fue entonces cuando desperté con prisa del maravilloso soñar donde vivía, y raudo, con agilidad y destreza que hoy al recordarla me causa dicha, reuní en pocos minutos mi rebaño, ayudado con eficacia por Pelayu, mi fiel, obediente, valiente y amaestrado perro, que no le tenía miedo a nada ni a nadie si exceptuamos al siempre mal intencionado y vigoroso macho semental de la reciétcha que yo allindiaba (ganado menudo que yo cuidaba). Y cuando ya el día agonizaba entre las negras vestimentas de la noche, entré en mi aldea conduciendo orgullosamente mi rebaño. A la entrada del pueblo sentado plácidamente fumándose un cigarro, estaba esperándome mi amo preocupado por mi tardanza y acercándose a mí, con palabras desaforadas e insultantes, a la par que me reprendía con dureza, me preguntaba el por qué me había demorado tanto. No recuerdo lo que le contesté, ni la historia que le largué, lo que si sé, que no se creyó de ella nada, pues todas las gentes que me conocían bien sabían, que yo confundía la verdad con la mentira haciendo con entrambas las más inverosímiles y dislocadas historias. Sin embargo, lo que yo sabía muy bien, era que aquel miserable labriego de mi aldea, que tenía la desgracia de cuidarle sus ganados, por la triste desgracia de una comida infame y peor vestimenta, no le incomodaba en absoluto que yo llegase tarde o que me despeñara desde un serapu (peña) y me escontonara la motchera (rompiera la cabeza), lo único que le preocupaba al condenado, era que llegasen a su teixada (casa) sanos y fartus (hartos) todos sus ganados. Al siguiente día bien de mañana como de continuo hacía, con un poco de sabadiegu (chorizo malo) un cantezu (pedazo) de pan moreno y cuatro manzanas dentro de mi zurrón, salí de mi aldea afaluchandu (arreando) el rebaño, y con aquellas miserables viandas que llevaba en mi morral, tenía que aguantar todo el día en el monte corriendo sin descanso tras aquella veceira (rebaño) de cabras. Lo que no sabía el condenado de mi amo, era que yo siempre que tenía hambre, le ordeñaba sus cabras dentro de una lata que tenía escondida en la montaña, hartándome tanto yo como mi fiel Pelayu de espumosa y fresca leche hasta el golifar (hastiar). Si el bastruya (zafio) de mi amo tan sólo hubiese sospechado que le mucía (ordeñaba) sus cabras todos los días, me hubiera eszarapau (despedazado) mi frágil cuerpo con un mamplén de cibiétchazus (con muchos palos). Espatuxaba (caminaba) yo muy contento aquella mañana, quizás lo hiciera mucho más feliz que nunca, arreaba mi rebaño con desacostumbrada prisa, porque ansias locas tenía de llegar a la montaña, para entrar de nuevo en la misteriosa cueva, pues ahora ya no tendría problemas con la obscuridad que en ella reinaba, ya que conmigo llevaba una caja de cerillas y un pequeño candil que le había arrapiegáu (hurtado, quitado) de la corte (cuadra, establo) a mi amo, y con aquella luz, sería capaz de bajar hasta las mismas entrañas de la tierra, si a tal lugar la caverna se extendiese. Aquella noche había dormido poco y soñado mucho, tanto despierto como dentro del desvelado sueño, y tanto de una manera como de la otra, siempre llegaba a la conclusión, de que dentro de aquella para mi misteriosa gruta se ocultaba una fabulosa chalga de la que iba ser yo su señor y dueño, y cuando tal me sucediese, ya no sería yo más criado de ningún rapiegu (zorro) amo, ni tampoco a mi querida madre se le encallecerían jamás las manos, efectuando esclavizantes trabajos, nunca para el prójimo bien servidos y siempre por él peor pagados, ni se partiría sus costillas refrescándose el cansancio en su propio sudor por las fincas de nuestros vecinos, por donde se arreventaba todos los días del año, por la mezquina soldada de una fuente no muy grande de harina, un cesto de patatas, o cualquier otra vianda que mitigase el enorme fantasma del hambre, que desde el fin de la guerra se había enseñoreado de nuestro indigente char (lar), que nos obligaba despiadadamente a unos ayunos tan sumamente raquíticos, que el día que comíamos algo en traza (algo mas), tal parecía que habíamos cometido un grave pecado. Cuando yo fuese dueño de aquel tesoro, (abanzaba seguido de Pelayu arreando con prisa los ganados camino de la argutosa «abrupta» montaña, a la par que imaginativamente iba pensando), compraremos una casa decente, buenas fincas y mejores ganados, y entonces nuestros vecinos nos mirarán con respeto, y no nos tratarán con el menosprecio y la esclavitud a que ahora nos someten. Llegué al fin hasta el lugar que por costumbre tenía de enveredar el ganado para que a su aire subiesen guareciendu (pastiando) como siempre hacían hasta llegar al final de la tarde que era cuando el rebaño solía alcanzar lo más alto de la montaña. Pero aquel día no seguí yo al redil como siempre hacía, sino que me adelante a él corriendo sin el menor cansancio laderas arriba, hasta que por fin sudoroso y galopante en la alegría llegué a la vecindad de la caverna. Pude comprobar sonriente a la par que cariñosamente acariciaba a Pelayu, cómo éste me miraba contrariado al ver que yo por primera vez había cambiado todos mis cotidianos hábitos. Ya que siempre nada más llegar al monte y dejar a las cabras a su albedrío pastiando, nos sentábamos en el lugar acostumbrado, y zampábamos sin pérdida de tiempo a partes iguales como buenos compañeros, la miserable comida que nos había servido nuestro amo. Después jugábamos incansablemente en mil dispares entretenimientos hasta quedarnos rendidos, y muchas veces tras de nuestros juegos, los dos juntos abrazados nos quedábamos profundamente dormidos y al despertarnos sino avistábamos el rebaño, corríamos alocados por la preocupación, por entre los abruptos riscos, y las espinosas malezas hasta lograr encontrarlo. Después otra vez gozosos retornábamos a nuestros juegos, o yo me quedaba mirando a las montañas ensimismado pensando, mientras que Pelayu se entretenía cazando grillos, u otros insectos, y otras veces con sus blancos y poderosos colmillos recorría con rabia su pelambrudo cuerpo, diezmando la cabanada (rebaño) de pulgas y otros parásitos que con su sangre se alimentaban. Como cuento, aquella mañana mi fiel Pelayu me miraba preocupado, pudiendo yo observar en sus vivarachos, picarescos e inteligentes ojos, una recriminación que me estaba haciendo, por su forma de ponerme sus fuertes patas en mi pecho, a la vez que me lamía entre pequeños y cariñosos ladridos mi rostro. Si con sus ladridos pudiese hablar mi lenguaje, seguramente que me diría. —No seas un iluso soñador, mi más querido y preciado compañero, no llegues con tu fantástico pensamiento hasta el extremo de acariciar ni tan siquiera cuanto te has imaginado. Comámonos con la alegría de que hacemos gala todos los días, esa mezquina comida que nos da nuestro despreciable amo, y juguemos con la inocente felicidad de siempre, ya que éste será el más grande tesoro que jamás podrás superar en tu vida. ¿Dónde podrás hallar una riqueza que se pueda comparar a la natural y sencilla felicidad que hoy gozas, aunque ésta se haga su camino dentro de la gran pobreza que te acompaña? Pero hoy yo sé fijamente, que aunque mi perro pudiese hablar, haciendo que en tal momento me asustase al presenciar tan grande milagro, y me dijese que no entrase en la cueva, porque lo que dentro de ella iba a encontrar sería mi propia muerte, la verdad es, que ni al mismo Faidor (Dios) en aquellos momentos yo no obedecería, y así de resuelto, encendí el candil, y sin el menor asomo de miedo, ya que la ilusión y la alegría que poblaban mi espíritu en aquel encaldar (hacer) eran tan inmensos, que empequeñecían hasta el ignoro cualquier otro sentimiento. Adentreme en la cueva que era iluminada tenuemente con la pobre luz que el candil despedía, siempre acompañado de Pelayu que tras de mí, el muy tuno de mi aventura se reía, no era larga la caverna, pues a treinta metros no alcanzaría, y cuando llegué al final, no encontré ni las Xanas, ni los Trasgus ni Xumicius, ni la chalga, preciado tesoro que yo perseguía, sólo había muchos cascos de avellanas y de nueces, algunas latas de conservas ya vacías, unos trapos manchados de sangre, unas mantas viejas y apoyadas en la rocosa y húmeda pared de la cueva, había varias armas de fuego que pronto me hicieron olvidar la riqueza que en un principio había imaginado que allí me aguardaría. Por primera vez en mi vida iba a tener juguetes, auténticos juguetes de verdad de los que usaban los hombres para asesinarse vilmente al igual que hacen los lobos cuando por su cuenta cogen un apacible rebano de ovejas. Dejé el candil en el suelo y elegí entre todas aquellas armas una brillante escopeta, lleno de contentura me senté encima de aquellas mantas y empecé a maniobrar con aquel peligroso juguete, yo sabía cómo se manejaba supuesto que mi amo tenía una escopeta muy parecida y le había visto limpiarla y cazar con ella algunas veces, durante algún tiempo estuve jugando con ella, de una canana que allí había saqué dos cartuchos que metía y sacaba dentro de su recámara, yo me creía en aquellos mis felices instantes el más grande cazador del universo. Pelayu que ya se había cansado de husmear por todas las partes y no habiendo encontrado nada donde llancái el diente (hincar) se tumbó en el suelo frente a mi mirándome sonriente y burlonamente, (porque aunque ustedes no lo crean, yo sé que los chuchos saben sonreir). Enojeme de Pelayu al ver como tan descaradamente se mofaba de mí, por eso encañonele con la escopeta con ánimo de amenazarle, pero cambió Pelayu de gesto rápidamente, levantose con rapidez del lugar donde estaba achucáu (costado), enseñome los clientes ladrándome muy enfadado y a la velocidad del rayo salió de la cueva, quizás porque el inteligente animal presentía, de que alguna desgracia iba a lleldar (hacer) yo con aquel mortífero artefacto, y no quería ser él quien primeramente la recibiese en su cuerpo. Aun permanecí algún tiempo en la gruta jugando a mi manera con las armas, y solamente cuando el candil por su guiños me hizo comprender que su luz ya se le estaba escosando (terminando), salí de la caverna con la escopeta en una mano, dos cartuchos en su recámara y el candil en la otra. En el exterior Pelayu correteaba detrás de los grillos y las camporinas (mariposas) al parecer ya libre de todo enfado. Ya cansado de jugar dejé la escopeta en el suelo y senteme tranquilamente al lado del zurrón, y en cuanto mi perro vio que ya había abandonado el arma, vino corriendo hacia mí, moviendo la cola y sonriéndome amigablemente. Allá abajo en la mitad del valle pude ver a mi rebaño cómo subía espenandu (comiendo) los pochitcus (enanas encinas), y yo de nuevo me volví a sentir feliz y contento a pesar de no encontrar la chalga que tanto con su riqueza había soñado e ideado. Comimos a hora desacostumbrada mi perro y yo aquella pobreza de comida, y tras de jugar un rato, él se quedó adormilado y yo comencé a pensar de quién serían aquellas armas. No me cabía la menor duda de que aquel arsenal de armas debía de ser de los fugáus (huidos), seguramente que eran de aquellos cuatro rapazones (mozos) que se entregaran a los soldados que estaban destacados en mi aldea. Yo los había visto en el cuartel que los militares tenían que era en la escuela de mi aldea, un amplio edificio que fuera regalado a la parroquia por unos indianos del chugar (lugar) que retornaran de las américas con la corexa betchá de cuartus (con la cartera llena de dineros). Recuerdo que aquel día que yo los vi, un soldado que de seguro sería el barbero, les estaba cortando el abundante pelo que lucían, y uno de los rapazus le dijo sonrientemente al militar. ¡No hace falta que te molestes mucho camarada, pues cuando un día de estos nos trasladeís a la cárcel de Oviedo, allí lo más seguro es que nos rebanen el pescuezo! EL MACHO CABRÍO Güelgu coyer el filu dóu d'endenantes m'enduébitchaba algamiandu na miou motchera alcuerdancies de cundu you yera guaxe, ya comu tóus non se puén cuntar per filera, per ísu xebreme d'aquín, pa dir p'acuchá, perque toes les couxes tienen la sou xaceda, ya non la quixéramus cataye nuexotrus. (Volviendo coger el hilo de los aconteceres que anteriormente en mi cerebro se barajaban dentro de las añoranzas de mi niñez, y como todos estos acaeceres no se pueden relatar en hilera, por eso me marché de éste, para ir al de más allá, que es de donde vengo ahora, porque todas las cosas tienen su propia postura, y no la que quisiéramos darle nosotros). Y aunque parecía que me había perdido por estar tan llargu lonxe (tan largo lejos) la verdad es que yo no pierdo el tiempo adornando los hechos que no deben de ser adornados, nin fiéndume en xebraures que van esfaese 'n probeces, perque 'l que non ye llicenciáu 'n filloxofía e lletres, non pué faer munches froritures con les pallabres nin les lletres, ya per ístu, tien que encaldase 'n aforrador d'istus dellicáus y'artifixusus monumentus, perque si lus mesmus que güéi día que lus manexan y'atreinan, la metá de les veces non xapien lu que falen, ya llanquen el focicu fasta les urées en telares de Pachu 'l Xabadiegu betcháus de poxa y'escosáus del granu que ye pelu que tóus muramus nista engochá vida, ¿qué fairé you que 'deprendí namái que tres meses nuna escola pública? (Ni me hondeo en deserciones que se deshagan en pobrezas, porque quienes no son licenciados en filosofía y letras, no pueden hacer muchas florituras con las palabras y las letras, y por esta razón, tienen que hacerse ahorrativos de estos delicados y artificiosos monumentos, porque si los mismos que hoy en día los manejan y cuidan, la mitad de las veces no saben muy bien ni la mitad de lo que escriben, ni otra pareja parte de lo que hablan, y meten por estos menesteres el hocico hasta las orejas, en cuestiones que los imposibilitan para después resolverlas, y si se aproximan a este nivelamiento, lo hacen sembrando una hierba productora de mermado grano, que es el punto primordial que todos intentamos recoger en esta cerda vida. Como cuento, si estos señores eruditos en estas materias se equivocan ¿qué puedo hacer yo, ¡pobre de mí!, que tan solamente he tenido la suerte de ir al colegio público tan sólo tres meses?). Cuento yo que me hallaba en aquellos mis infantiles pensares intentando saber a qué huidos pertenecían aquellas armas, y así dejé tal perder el mucho tiempo que me sobraba, cuando mis ojos retrataron el gran combate que a baja altura, muy por debajo de donde yo me encontraba, sostenían tres cuervos, que despiadada y valientemente le atacaban a un águila real, y ésta piando quizás por el dolor que le inferían los efectivos picotazos de los cuervos, o tal vez en su lenguaje maldiciéndoles llena de rabia por el no poder repeler el ataque de que era objeto. No podía defenderse de sus tenaces atacantes, porque todo su cuerpo en gran tensión estaba, ya que al volar tan bajo, todas sus enormes energías las precisaba para mover sin el menor descanso sus grandes alas, con el apremiante fin de salir de aquel espacio que al parecer pertenecía a los belicosos cuervos, que con ardorosa valentía y enquina ofensiva, disputaban tal natural privilegio, a las mismas soberanas de los cielos. Había yo presenciado muchas veces batallas entre las águilas y los cuervos, y siempre éstos las perseguían atacándoles por su parte posterior, hasta la altura donde el águila ya no necesitase mover sus alas para sostenerse, cuando esto sucedía, los cuervos precipitadamente abandonaban el combate, porque ellos sabían, que donde el águila pudiese planear, todo animal viviente que se acercara, encontraría entre sus poderosas garras una rápida muerte. Queriendo yo saber como es natural el por qué los cuervos atacaban a las águilas, un día que cuidando sus cabras junto a mí estaba un paisano llamado Máximo, que por apodo se le llamaba el «Puchegu», porque tenía tantas razones en sus hablares como palabras por su boca se alumbraran, a pesar de que el Puchegu no sabía leer ni escribir, sabía de cuentos más que el mismísimo Quevedo, e igual hacía cuando se le necesitaba de veterinario que de médico, atinaba casi siempre cuando iba a llover o hacer buen tiempo, en fin, que era Máximu el Puchegu en todas aquellas aldeas de mis amores, una Enciclopedia que aventajaría en mucho a todas las que en nuestros días nos sirven las grandes editoriales, industriadas por hombres estudiosos de las ciencias. Empezó mi amigo el Puchegu explicándome, que son los cuervos de las abruptosas montañas más bregáus (valientes) que los que moran en las valladas o pequeñas lomas, y todo porque la escasez de alimentos en las rocosas cumbres, es muy inferior a los que existen en los valles o montículos, y así como a los hombres la abundancia los hace temerosos y a veces hasta pusilánimes, y la necesidad o privaciones los vuelve por ley de vida temerarios y osados, en los animales ocurre en igual medida lo mismo, así pues, el cuervo defiende su pitanza no permitiendo que las águilas cacen a menor altura que la que les pertenece, y si desde tal situación descubren una pieza, y bajan con su endemoniado vuelo de alas plegadas la apresan y luego vuelven a elevarse al lugar que les corresponde, los cuervos no osarán ni tan siquiera molestarlas, pero si por el contrario descienden para dedicarse a cazar desde el lugar que no les pertenece, entonces los cuervos las atacan con verdadera saña y valentía y siempre logran hacerlas ascender hasta la posición que ellos consideran justa. Esto es así, porque desde tal altura las águilas sólo pueden divisar en tierra una pieza que ellos no cazan nunca, como puede ser un conejo, una pequeña res, un zorro, y hasta inclusive el mismo perro que con el pastor cuida el rebano, y también se han dado casos en que las águilas hasta han cazado un lobo, y con él entre sus garras han subido hasta sus utreras (nidos) donde le devoraban con la misma satisfacción que pudieran hacer cuando se afestinaban con las tiernas carnes de un inocente corderillo. Si las águilas pudiesen volar más bajo sin ser por los cuervos molestadas, también podrían cazar con gran facilidad, lagartos, culebras, etc., etc., y es ésta precisamente la comida que el cuervo defiende, por eso ataca al águila cuando ésta intenta apoderarse de la que él cree que es su exclusiva pertenencia. Terminó el águila al fin tras el ardoroso acoso a que la sometieron los cuervos de subir hasta la altura que ellos consideraron lícita, y rápidamente éstos plegando sus alas la abandonaron y en vertiginoso vuelo buscaron el abrigo de los arbustos de sus montañas. Terminó para mí aquel día el maravilloso espectáculo que la soberana del cielo y los bravos cuervos me habían ofrecido, y fue entonces cuando me incorporé del lugar donde me hallaba sentado, para mirar a mis cabras que guarecían (pastiaban) por encima de donde yo estaba a la corta distancia de unos cincuenta metros, lo primero que mis ojos retrataron fue el orgulloso y antipático macho cabrío, que empericotáu (subido) en un cuetaron (peñasco) a la par que espenucaba (arrancaba) las fuéas d'un pótchiscu (hojas de una enana encina), mientras que las enguyía, parecíame a mí que me estaba mirando desafiadora y despreciativamente, con sus grandes y retorcidos cuernos, su larga perilla y enorme cencerro, se me representaba como el diablo que sonriéndose ladinamente se guasaba de mi humilde persona, a la par que de mi buen Pelayu, pues a entrambos y dos el condenado nos había hecho correr infinidad de veces, por eso, tanto Pelayu como yo siempre que teníamos ocasión y traicioneramente, él le mordía sañudamente en sus cadríles (patas) y yo le atizaba barganazus (estacazos) y pedradas donde mejor encaldase (terciase). Ocurriósele a mi mente en aquellos momentos el darle un buen susto a aquel demonio con cuernos y cencerro, por eso así la escopeta con determinación, y cargada como se encontraba con dos cartuchos, apunté por debajo de donde él se hallaba con el firme propósito de tan sólo darle un susto que no olvidase en su vida, y ya sonriéndome adelantadamente por el resultado de la idea que sin más pérdida de tiempo iba llevar a la práctica, apreté los gatillos de la escopeta, y una doble y potente explosión originose que dio conmigo en el suelo por la fuerte sacudida que el arma emburrióu (empujó) con dolor en mi cuerpo. Pero escosóseme d'afechu (marchóseme del todo) tal dolor, cuando entre el repilar (ecos) de la montaña por la explosión, sentí al macho cabrío lanzar al viento grandes berridas, que hiciéronme con preocupada prontitud deducir, que aquel demonio odioso no se quejaba por el susto que pudiera recibir, sino por la perdigonada que sin yo proponérmelo le había albergado en su pelambroso y maloliente cuerpo, levanteme sin demora del pedregoso lecho donde la escopeta con su duro empujón me había acostado, y aún tuve tiempo de ver cómo el semental de mi rebano rodaba por entre los cuetus del xerrapeiru (peñas de la sierra) infiriéndose más heridas en su cuerpo que las que yo por equivocación con los dos disparos le había inferido, siendo quizás su muerte no la perdigonada que le había desequilibrado, sino los argutoxus cuetus (agudos peñascos) que cual cuchillos al rodar su pesado cuerpo por entre ellos le apuñalaban mortíferamente, por eso al detenerse en su poleamientu (rodar) detrás de un pótchiscu (encina) que encontró en su paso, dejó de berrar en el instante, que su vigoroso cuerpo perdiera la vida. Fuime yo corriendo acompañado de Pelayu que me ganó la palma en la carrera, hasta el lugar de aquel desgraciado suceso, y cuando llegué donde el chivo estingarráu (tirado, acostado) ya no contaba como enemigo vivo, vi cómo a torrentes se desangraba, a la par que Pelayu con su nutritiva sangre se fartaba (hartaba). Pensé yo con gran temor cómo decirle a mi amo lo que había pasado, él que sentía por su chivo un orgullo y continuo ponderado casi desmedido, pues siempre que la ocasión se le brindaba cuando con sus vecinos dialogaba, soliales afarrucado (faroleándose, chuleándose) decir, que no había en toda la comarca un macho cabrío que ni con mucho en raza y estatura, se le pudiese parecer al suyo. Era ya casi la hora de afalar (retornar arreando el ganado para casa) cuando se me ocurrió la idea de decirle a mi amo que el chivo por si sólo se había despeñado, así que guardé la escopeta en la cueva y apresuradamente yo temeroso y preocupado y Pelayu contento por hallarse harto, reunimos el rebaño y nos encaminamos hacia la aldea, parecía que hasta las mismas cabras que en otras ocasiones se mostraban rebeldes y saltarinas, aquel desdichado día caminaban cabizbajas y avizorantes, observando en todas las direcciones con pronunciosa alteración, buscando aquel macho cabrío que las dirigía y dominaba con su orgullosa presencia, haciéndose notar en todo momento, por el continuo tañir de su zumbiétchu (cencerro), que por primera vez en el rebaño no se sentía el caidonante ruxíu (dirigente sonido). Pienso yo que solo contento caminaba vigilante mi fiel Pelayu, porque ya nadie en el rebaño se atrevía a discutirle sus ladridos o frágiles mordiscos, cuando por orden mía a las cabras con eficiencia les infería. Más sin embargo yo, al igual que a mis cabras, algo me tenía también apresado, algo extraño para mí, por primera vez a mi espíritu esclavizaba, que ni era tristeza ni pena, pero sí era miedo y grande desesperanza. Siempre que retornaba con mi rebaño a la aldea, cuando en las atardecidas la montaña abandonaba, mi corazón ameruxáu d'allegría (rebosante de alegría) a mi garganta un torrente de cante le rogaba, y ésta inocente y falta de todo perjuicio, sintiéndose tan dichosa como los mismos celestiales ángeles, cantaba recias asturianadas, mientras que todo mi ente, afanosamente afalaba (arreaba) las cabras. Quizás cantara yo aquellas horas con más gracia que en todo el día por alegre que fuera y pudiera tener, porque por así decirlo me acercaba al sencillo y noble vivir de las gentes de mi aldea, pues diez o doce horas en la continua soledad que en las montañas me acompañaba, para un rapacín como yo era, eran muchas horas desamparado de la comunidad humana, y sobre manera yo, que con ser mi cuerpo ágil y fuerte hasta casi rayar en el desuso, empequeñecido se quedaba si le comparaba con mi espíritu tan ensoñador e imaginativo, que todas las cosas al engrandecerlas confundía, menos el miserable pan de la maxera (artesa) que mi amo me entregaba, que a pesar de ser tan escaso, jamás supe imaginar nada para engrandecerle. Estaba mi amo a la entrada de la aldea esperándome como siempre hacía para ayudarme a xebrar el rebaño, ya que como eran tantas cabras, no cogían todas en la misma corte (establo), y había que llevar parte de ellas a otra cortexa (cuadra pequeña) que estaba en la parte opuesta de la aldea. Entretenía siempre su espera el condenado de mi amo, hablando con un artesano del lugar, que se dedicaba a la fabricación de yugos y madreñas, que tenía su taller montado debajo de un hórreo, que estaba asentado a la salida de la aldea, mismamente en la desembocadura del pedregoso y empinado sendero que venía de la montaña. Desde tal lugar él sentía con antelación el potente tañir del zumbiérchu (cencerro) que ximielgaba (movía) con fuerza y hasta con orgullo el estupendo semental de su rebaño, entonces él liquidaba por el momento con el madreñeiru la conversación que estuviesen embargando, y dedicaba toda su atención a su rebano, observando con avarienta atención, en el propiar si sus ganados venían fartus óu famientus (hartos o hambrientos), o si alguna de sus cabras venía coxa (coja) por mor de haberle caído una piedra o cualquier otro accidente que hubiera acaecido, como solía ser normal algunas veces. Pero aquel inolvidable para mi atapecer (atardecer) vio antes sus cabras que escuchara el ya inexistente zumbiétchu, por eso con su vozarrón de trueno, y como una centella por mí temido, me preguntó a la distancia de una piedra lanzada cuesta abajo: —¿Qué fói lu que pasóu Xulín...? —¿El chivu perdiu 'l mayuelu...? —Quería decirme, que si el cencerro que llevaba su chivo, había perdido el majuelo, o pequeño péndulo que lleva dentro el cencerro. —Esto también era frecuente que sucediese. Contestele yo desde aquella altura con mucho menos miedo que si me encontrase ante su presencia, diciéndole que el chivo se había despeñado, y arriba en la montaña se encontraba muerto. Estas mis palabras que en el viento camino de la aldea mi voz empujó con fuerza, fueron escuchadas por mi amo que se encaricotóu (encendió) en una rabiosa tristeza, que si pudiese desahogarla, seguro que en mi persona haría él su complacencia. También la desgracia del chivo, que por mí a voces era anunciada, fue oída por algunos otros vecinos a parte del madreñeiru, y como aquel semental de macho cabrío había sido siempre tan aponderado e idolatrado por el babayu (bocazas, charlatán) de mi amo, que con su dichoso cabrón los vecinos de la aldea ya habían pescado la costumbre de decir siempre que alguien ponderaba una cosa, ¡non si paezme a mín, que moren más castrones que Manín na nuesa aldea! Bueno pues como estoy contando, todo el lugar en pocos minutos se había enterado y en parte congregado a la salida del camino que bajaba de la montaña, ya que la muerte de aquel chivo que había ya dejado entre ellos la ya dicha cantinela, les había algunos los más envidiosos y vengatibles alegrado, y a los otros los más sentimentales y nobles les entristecía la muerte de tan comentado castrón. (También se suele llamar castrones a los chivos muy grandes). Al fin entré yo en la aldea quizás con el mayor recibimiento que jamás a nadie le hicieran, y todos atropelladamente me preguntaban lo que con el dichoso castrón me había sucedido, y yo les repetía a la par que intentaba xebrar las cabras para llevarlas a sus respectivas cuadras, que se había despeñado y que todo descuatramindáu (deshecho, desarmado) se quedara en la montaña. Un ratiquín (un tiempo) más tarde, y ya siendo casi la oscurecida, tres vecinos del lugar haciendo cuadrilla con mi amo, caminaban en pos de Pelayu y mía, otra vez camino de la montaña, para enseñarles donde estaba estrapayáu (aplastado) el chivo, con el propósito de bajarle para casa, con el fin de aprovechar su piel y carnes, que serían curadas bajo las barras del xardu (secadero) una estupendísima cecina. Llegamos a la postre ya con la noche tan negra como la boca de el lobo, al xeitu (sitio) donde el chivo fechu 'n chaceiru (hecho un deshecho) ya en el frío de la muerte sin despertarse dormía, tanto Manín que yera mi amo, como los tres vecinos que le hacían compañía, sudorosos y respirando medio ahogados por el tremendo esfuerzo que suponía subir con tanta rapidez hasta tamaña altura, sin perder un momento amarraron el animal por las cuatro patas juntas haciendo cucara (en montón, juntándolas todas) con una cuerda que para tal menester ya traían, y colgándolas de un fuerte y largo palo del que también venían poseídos, echáronselo al hombro entre dos, y con menor rapidez y mayor precaución, relevándose entre ellos conseguimos llegar sin novedad a la aldea. A pesar de ser casi la media noche, aun había algunos vecinos en reunión dentro de al parecer amena charla que quizás tuviese mucho que ver con el castrón, Manín y con mi desventurada persona, esperándonos en el lugar donde el madreñeiru trabajaba. Entramos todos en procesión rumorosa en la corralada de la casa de Manín, detrás del cabrón que colgado del baral sofitado en los hombros de dos vecinos se xiringaba (balanceaba), vigilado siempre con sonrisa ladina por mi fiel Pelayu, que comprendía que al no tardar, iba a saciarse hasta el no poder manducar más, con los rojos hígados de quien en vida, le hubiera hecho correr con cierto temor con el rabo entre sus piernas. Mientras que mi amo y sus serviciales vecinos se disponían a desfoyar (desollar) colgado de unos garfios que había debajo del hórreo al desgraciado chivo, la muyer (mujer) de Manín sin parar de condolerse, y hasta inclusive queriendo a mi endilgarme parte de la culpa, me dio de cenar una escudilla de farines (harina de maíz cocida) con una taza de leche de cabra, porque la leche de las vacas la tomaban ellos y la que sobraba la hacían en manteca, que tampoco yo nunca la probaba. Por primera vez no se hallaba sentado a mi lado sacando la lengua y relamiéndose, mirándome con sus ojos inteligentes en espera que yo le tirase delante de sus narices una cucharada de mi comida a mi fiel Pelayu, pues él sabía que al lado del castrón, tenía una fiesta grande con sobrada pitanza. Comía yo vorazmente aquellas puliendras (farinas), a tan desusada hora de la noche, sin que mi mente de pensar cesara, y antes de terminar mi miserable cena, una luz que me llenó de cierto temor en mi cerebro escendiose, para decirme con su claridad, que no iba a transcurrir mucho tiempo antes de descubrirse mi mentira, porque al esmianaye 'l pelleyu (quitarle el pellejo) al castrón, le encontrarían incrustadas en su cuerpo las postas que le habían matado, y me interrogarían sobre tal suceso, siendo yo al momento un cómplice y encubridor de la muerte del condenado cabrón, que según parecía me iba a dar guerra hasta después de ser muerto. Seguramente querrían saber el por qué les había mentido, haciéndoles creer que se despeñara, cuando a la prueba estaba que fuera abatido por un tremendo pistoletazo. Bajé después de cenar a la corralada donde los hombres andaban a vueltas en la desfoyadura del castrón, a la luz de un par de candiles de carburo y no llevarían un cuarto de hora reparándoles en su circunstancial oficio de carniceros, cuando Antonón el de la Cuandia dijo sorprendido mirando para mi amo que le alumbraba con el candil en la mano para que los otros vieran mejor en la faena que encalducaban (hacían). ¡Ah Manín, isti castrón non morrióu comu diz el tou criadín despeñáu, pos tién ente 'l coración ya lus polmanes un manegáu de postes llancades, asina que si quiés saber quién l'achuquinóu, pregúntaye 'l tou rapazacu, lu que axucedióu! ¿Qué ye lu que me tas diciendu...? ¿Quién diañus diba pegái 'n tiru 'l miou cabrón ? Antonón arrabucandu d'ente les asaures del chivu cuatru ou cincu postes que yeren de grandies comu arbeyinus rancuayus, díxole 'l miou amu metiénduyes per dellantri 'l focicu: ¡Mira Manín, ístu fói lu qu'achuquinóu 'l tou chivu! (Ah Manín, este cabrón no murió despeñado como dice tu criado, pues tiene entre el corazón y los pulmones un cesto de postas plantadas, así que si quieres saber quién le asesinó, pregúntale a tu muchacho lo que sucedió). (¿Qué es lo que me estás diciendo? ¿Quién demonios le iba a pegar un tiro a mi cabrón?). (Antonón arrancando de entre las asaduras del chivo cuatro o cinco postas que eran de grandes como pequeños guisantes, le dijo al mi amo mostrándoselas por delante de su hocico: ¡Mira Manín, esto ha sido lo que asesinó a tu chivo!). Hallábame yo detrás de ellos a media penumbra, por eso no pudieron ver cómo todo mi cuerpo temblaba, y mis mexiétchas (mejillas) se encendían como las mismas brasas cuando el viento las apuxa (atiza). Quizás si fuese a pleno día, me hubiesen sacado la verdad al descubrir yo mismo por mis síntomas externos la mentira, pero la noche, encubridora de toda claridad que profané sus negras vestiduras, me ayudó a ser firme e inamovible de mi primera mentira. Convencido mi amo de que le había engañado, acercose a mí con el candil en una mano, y llena su despreciable alma de ira, y enloquecida venganza, con la otra su mano, atizome un fatáu de morráes (varias galletas, tortas, guantazos) que dieron con mi cuerpo en el suelo, y antes de que yo pudiese huir del peligro que me rodeaba, levantome del suelo con la misma mano que tan vilmente me castigara, y a la par que alumbraba mi rostro donde la abundante sangre que manaba de mi nariz lo embadurnaba, me dijo mirándome con sus ojillos de bracu (cerdo) donde la maligua ira en un brillo salvaje se enseñoreaba: ¡Ahora mismo me vas a decir hijo de perra y de republicano asesino, que el día que asesinaron a tu padre que era lo mismo que tu un embustero y un bandido, te tenían que haber envenenado a ti, para que no pudieses hacer el mismo mal que hizo tu condenado padre, vamos, dime quién fue el que disparó contra mi chivo, dímelo pronto o terminaré contigo! Y al tenor que esto me estaba diciendo, su dura mano caía una y otra vez sobre mi rostro, y fue entonces cuando aquellos hombres de entre sus manos me arrancaron, pues al no hacerlo, quizás aquella bestia humana, que había luchado en defensa de la (PAZ DE ESPAÑA) fácil me hubiera asesinado, como seguramente acostumbrado debía de estarlo, al haber practicado tal demoníaco proceder, con otros indefensos inocentes, de los miles que asesinados fueron en Nuestra Patria, por cobardes, dañinos y miserables hombres, como lo era mi despreciable amo. Fue curado con agua fresca mi amoratado y sangrante rostro por Antonón de la Cuandia, que me aconsejaba cariñosamente, les dijese lo que con el cabrón me había en la montaña sucedido, y que no tuviera ningún miedo de contar la verdad que se buscaba, pues ella misma me protegería de quien me hubiera amedrantado para que no le delatara. Cuéntanos hijo si fueron los huidos quienes al chivo le dispararon, ya que nadie más que ellos pudo hacer tal cosa, y ten presente que si no nos lo dices ahora, mañana vendrán los guardias y ya verás cómo con ellos no puedes seguir negando. Díjele a Antonón el de la Cuandia, que yo estaba dormido, y que me desperté cuando sentí al cabrón bramar desesperado al tenor que bajaba rodando por entre los peñascos, siendo aquello todo cuanto yo había visto y oído. Volvió otra vez ya más sosegado mi amo a insultarme y amenazarme, y a la postre me ordenó que abandonara su casa, pues él no fartaba bribones que lejos de cuidar su rebaño, permitían que personas tan canallas como yo lo era se lo asesinaran. Marcheme de aquella casa de noche, maltrecho mi cuerpo y deshecha de sufrimientos mi infantil alma, sin más pertrechos que los que llevaba a costillas, que eran los únicos que poseía, y que constaban de un mono de caqui hecho de la guerrera de un soldado, con más remiendinos que de plumas tiene una gallina y de todos los colores que imaginarse puede, calzado con unas alpargatas de esparto donde los calcaños se asentaban en el suelo y los dedos lo mismo hacían por no quedar de las alpargatas nada más que la parte del centro. Por primera vez desde hacía varios meses que Pelayu era o mejor dicho había sido compañero inseparable de hambres y fatigas, de juegos y caricias, de largas soledades entre ambos repartidas, por primera vez digo, mi fiel compañero ya no me seguía, me traicionaba el muy ladino por unas piltrafas que de vez en cuando aquellos hombres que carniceraban en el cabrón, le arrojaban en el empolvado suelo de la corralada, para él valía en aquellos momentos más la asquerosa pitanza, que todo el cariño que yo pudiera brindarle, ya no se recordaba el muy desagradecido de que yo repartía con él a partes iguales la escasa comida que para mi sólo me entregaba el llabascón (cerdo grande) de mi amo, en una palabra, Pelayu era un desagradecido y egoísta, propiedad que en mayor o menor cuantía, va fusionada en el instinto de todo ser mamífero de la Tierra. Llegué aquella primera noche de mi vida, que había sido maltratado, insultado, golpeado, pisoteado, arrastrado y ofendido a tan gran profundidad y altura, que dudo que a mis años en todo el mundo, a nadie le hubiera sucedido tan inhumana atrocidad, cuento yo, que hice mi entrada en la casa de mi madre, que en la sazón se encontraba trabajando en una alejada aldea, en el caserío de otra viuda que su marido había sido asesinado en el cementerio de San Salvador de Oviedo la misma noche y en el mismo paredón que fusilaran a mi padre, así pues, hallábame yo sólo en casa y eso enormemente en aquellos momentos me alegraba, pues si mi madre hubiera estado en la casa, le haría sufrir aviñonándome yo de pena, y quizás ocurriesen peores cosas, ya que mi madre era, y aun sigue siendo, y Dios me la conserve muchos años, pues fue lo mejor y lo único que he tenido en mi existencia, mujer de duro carácter, intrépida y valiente hasta no tener el más pequeño temor, de pelearse ella sólo contra todos los moradores de la aldea. ¡Cómo mi madre, nacen en un siglo pocas mujeres! Al día siguiente que era domingo, y por tener en la parroquia a que pertenecía mi aldea, un cura que para demonio había nacido, ya que el muy condenado había conseguido de las autoridades una ley, que no se quién se la había fabricado, pero el caso es que existía, y condenaba a todos los vecinos a oír la Santa Misa, y a no trabajar ni en las tierras, ni en los prados, ni en nada, bajo pena de una multa que la ley considerara justa por ser injusta. Como yo ya no tenía trabajo, pues cuidar los ganados estaba permitido, y aquel gochu de mi antiguo amo desde aquel día tendría que hacer el trabajo que como un miserable esclavo yo le hacía, me levanté tarde del único xergón de fuéa (jergón de hoja) que en la casa había, que lo había industriado de unos sacos, porque todo cuanto poseíamos que era bien poco, al terminar la guerra el honrado vencedor nos lo había robado, y no contentos con esto, todavía fusilaron a mi padre, acusándole de haber robado grandes cantidades de dinero, de haber hecho esto, lo otro, y lo demás allá, y todo porque se le querían cargar cuatro caciques, como se ha hecho en todos los lugares de mi Patria buena. Noté que me dolía el rostro y que le tenía ensangrentado, no pude mirármelo al espejo. porque éste era un lujo que en mi casa no existía, así pues, me fui hasta el río que por detrás de mi casa pasaba, y me lavé como mejor pude, secándome después a las sucias y ásperas mangas de mi mono, y sin desayunar nada, porque en la casa no habla ni la más mínima consolación de comida, me dirigí a oír la misa, ya que yo de pequeñín era muy creyente y religioso. Estando yo enredando (jugando) con algunos otros guaxinus (niños) de mi aldea, en espera que tocase la última campanada para entrar en la iglesia, vi llegar la pareja de la guardia civil y un vuelco de temor revolvió mi ánimo, que casi consiguió ordenarme que saliese corriendo, huyendo pronto de aquel nuevo peligro que me acechaba. Sin embargo no lo hice, porque o no era lo suficientemente valiente, o lo necesariamente cobarde para hacer tal cosa, lo cierto es que cesé de jugar y me quedé mirando para ellos, lleno de temor, de tristeza, de pena. Preguntaron a alguien quién era yo, uno de mis vecinos me señaló, entonces los guardias me llamaron, y yo hacia ellos avancé, cabizbajo, temeroso y desamparado, igual los niños que los vecinos me miraban sin urniar (decir) palabra, muy posible muchos de ellos, tanto fascistas como rojos, vencedores o vencidos, sintiesen una profunda pena al ver aquel niño, desventurado e inocente ruina que dejó la vil venganza de la posguerra, avanzar sin protección ni cariño de nadie hacia los guardias, al fin llegué junto a ellos y me los quedé mirando, no me gustaron sus rostros, que me parecieron dos demonios, entrambos se quedaron mirando unos momentos en silencio mi rostro, en el que se podía leer la despreciable cobardía y nefastosas intenciones, que se enraizaban en el podrido sentimiento de mi amo, pude comprobar que esbozaban una tenue sonrisa, y no pude descifrar, si era que les alegraba observar el sello del martirio anclado en mi cara, o si por todo lo contrario, me dedicaban un consuelo de lastimosa consideración. Qué enano era yo físicamente en aquella lejana y para mi inolvidable, desgraciada y maestrosa mala época, si desde mi distancia también en el momento mi señora prisionera, proyectó mi mente siempre libre, como el misterioso dios que en cada mente humana vive, cuento yo que si me observé ante toda aquella gente, asustados los unos, hartos de maltratos, satisfechos los otros, por formar parte del mando, e indiferentes los restantes por no contar nada en ningún bando, digo que si me vi tan insignificante en mayor cuantía todos cuantos me rodeaban eran, ya que ninguno de ellos optó, en defender a un niño inocente y lleno de temor, que no había cometido más delito que el matar sin querer a un chivo, que era menos cabrón que todos aquellos papalbus humanos. Uno de los guardias con el mosquetón en la mano, me acarició mi corta y jamás peinada cabellera, pues nada más que tenía dos dedos de larga, mi madre me la rapaba al cero para que los abundantes piojos en ella no sembraran la descendencia de sus miserias, y a la par que esto hacía tan despreciable celador de una ley muy poco justiciera, con palabras que pretendían ser cariñosas y amables me dijo: —Ya veo por las caricias que luces en tu rostro, que con todo merecimiento y sin ninguna duda el señor Manín te ha hecho, que eres un niño rebelde, desobediente y malo, que te niegas a decir la verdad, y por lo tanto por todos estos endemoniados pecados irás al infierno, así es, que si ahora mismo no me dices quién fue el que disparó contra el chivo de tu amo, yo también tendré que castigarte. En esto estábamos el guardia y yo rodeados por los vecinos que no decían ni pío, cuando hizo acto de presencia el señor cura, que relevando a la autoridad de su palabra no así de mi persona, me aconsejó apoyando sus frases en la Divinidad de Señor, para que les contase la verdad que me liberaría de todos mis sufrimientos. Díjele al cura lo mismo que al guardia que yo estaba dormido, y que sólo me había despertado al oír al chivo berrar a la par que bajaba por entre los peñascos rodando. La ruda mano de aquel guardia, que seguramente había sido toda su vida un rústico campesino y que la guerra le había liberado de tan honrado lugar para colocarle en el más delicado de los oficios, como es el de servir con dignidad a la Justicia, cuento yo que aquella pesada mano de aquel hombre que pensaba que las personas había que tratarlas como a las bestias con las que él hubiera vivido siempre, dejó de acariciar mi cabeza y sus dedos se aferraron como si fuesen fuertes murgazas (tenazas) a una de mis uréas (orejas), y sonriéndose como si me estuviese el muy hipócrita acariciándome, a la par que me rogaba que le contase la verdad, me apretujaba con tal fuerza, que el dolor que me inyectaba me hacía ver todas las estrellas. Creo que lo que más le molestaba aquel cobarde representante de la ley, no de la Justicia, era que yo, que la vida ya me había forjado en saber llevar el sufrimiento, ni llorara, ni gritara ni menos me quejara de nada, por eso el infame seguía despiadamente con todas sus fuerzas apretándome, aun es hoy el día, que cada vez que me recuerdo de aquel momento mi oreja se pone tan rápidamente colorada, que hasta me molesta el calor que alumbra. Así en este atroz sufrimiento yo me debatía, sin que nadie de los allí reunidos por mí intercediera, dentro del horripilante dolor que me producía aquel estrapayáu d'uréas (retorcimiento, aplastamiento de orejas), cuando llegó mi madre ante la concurrencia, pues como era domingo, bajaba la pobre de aquella aldea donde toda la semana había estado trabajando, trayendo encima de la cabeza una manieguina (cesta) llena de viandas que en el caserío le habían dado a cuenta de su esfuerzo. Cuando mi madre me vio a mí, en tal escarnecimiento, tiró la manieguca al suelo, y llena de una fuerza airada que la multiplicaba, se acercó tan randa como una centella hasta mi verdugo y arrancándole el mosquetón de un fuerte tirón de entre su mano, le pegó con él tamaño golpe encima de sus costillas, que dio con él como si se tratara de un muñeco de trapo en tierra. Antes de seguir con esta cierta historia, voy hacer un inciso, para describir muy someramente cómo era mi madre en aquella época. Era joven, aun no llegaría a los cuarenta años, y a pesar de su juventud, ya había perdido la pobrecita dentro de los mayores sufrimientos que se puedan imaginar, a dos hijos que luchaban en la guerra, a su marido que fuera fusilado y a todo cuanto poseía. Mi madre como perteneciente a la más ancestral raza astur, era rubia, con el pelo del color de la miel, o de la escanda sazonada, tan abundante lo tenía, que cuando lo llevaba suelto y se acuruxaba (agachaba) le tapaba todo su cuerpo como si lo cubriera con una preciosa manta. Sus ojos eran a veces tan azules como el transparente cielo de una mañana de primavera, y en ocasiones eran tan verdes como los mismos campos de nuestra aldea. Era tan pura y recia como la misma madre naturaleza, inamovible en sus decisiones, honrada y justiciera. Era una auténtica astur procedente de la primera raza que pobló las ubérrimas montañas de mi noble tierra, y no una mistificación como somos hoy en día más del noventa por ciento de las gentes asturianas, enraizados con todos los colonizadores de nuestra tierra. Mi madre enojada era una invencible fiera, y tranquila y serena, era tan hermosa y dulce como incomparablemente lo es mi asturiana tierra. Y ya dicho con suficiente claridad como era esta excepcional mujer, vuelvo a centrarme en el desaguisado que mi madre justicieramente preparara, con una valentía y decisión tal, que dejó a todos perplejos y anonadados, pues el guardia que en posición ridícula espanzarrado moraba en el suelo, desde tal lugar miraba con ojos desorbitados a mi madre que con el mosquetón en la mano y a la par que se lo arrojaba con fuerza y mala sangre contra su pecho le decía: ¡Yes un llimiagu, lu mesmu que toes istes xentes que conxentíen, qu'dellantri de la mesma ilexia del Faedor, y'en prexencia d'isti cura escosáu de coyones ya xusticieres razones, lú mesmu que tous vuexotrus que sois una cabaná de baldreyus, que tu que yes un cachiparru, martirizares a isti nenín pequenu, ya s'ístu faedis con miou fíu qu'entavía 'l probitín non sabe dúnde come, ¿qué faeredis con les prexones mayores? (Eres un rastrero baboso, lo mismo que todas estas gentes que te consienten, que delante de la iglesia de Dios y ante la presencia de este cura que no tiene ni cojones, ni justicieras razones, lo mismo que todos vosotros, que no sois nada más que un rebaño de cobardes, que tú que no eres nada más que un parásito martirizaras a este pequeño niño. Y si esto haceís con mi hijo, que todavía el pobrecito no sabe de dónde come, ¿qué hareis con las personas mayores...?). El otro guardia que sin lugar a dudas parecía un hombre con mejores sentimientos que el gusano que me había martirizado, intentaba sujetar a mi madre propinándole palabras que le aconsejaban que no complicara más las cosas, mientras que su repugnante compañero se levantaba del suelo, y ya con el arma entre sus manos, la enarboló por encima de su cabeza en amago de dejarla caer encima de mi madre a la sazón que con una inquina maligna y cobardosa le decía: ¡Si fuese usted un hombre, ahora mismo le partía la cabeza en dos para que al final de su existencia comprendiera usted, que el deber de todo ciudadano es respetar a la ley! A lo que mi madre le respondió de la siguiente manera: —Si you fora un home, a usté había qu'allevantalu dóu tá, p'ancuandiálu debaxu tierra, que ye 'l llugar quéi cuerresponde a la xentuza baldreyante comu ye usté. Ya tocante a la ley que reprexenta, que ye tan betchá de maldáes comu usté mesmu, pásula you ya toes les prexones decentes pente les piernes ya mexamus per echa. ¡Perque isa lley que tantu cacaréa achuquinóu ya t'achuquinandu a fatáus d'iñocentes, sin respetar nin al vietchu que t'encantu la xepoltura, nin al xoven qu'entavía non golióu 'l tafu de papalbus ya rapiegus que tienen tous los comedores que la endubiechan y'esmarachen! (Si yo fuese un hombre, a usted había que levantarle del lugar donde se encuentra para enterrarle bajo tierra, que es el sitio que le corresponde a la gentuza cobarde como lo es usted. Y tocante a la ley que tanto cacarea, que está tan rica de maldades como usted mismo, la paso yo y todas las personas decentes por entre las piernas y meamos por ella). (¡Porque esa ley que usted representa, ha asesinado y está asesinando a muchos inocentes, sin respetar ni al viejo que ya se encuentra al borde de su sepultura, ni tampoco al joven que todavía no se ha olido, el característico mal hedor que emana de los comedores, indeseables y ladrones que la han hecho, así como ustedes que atropelladamente obligan a punta de pistola y látigo a que se cumpla!). Aun puedo ver en los rostros de todas aquellas gentes que nos rodeaban, desde esta asquerosa celda donde viviendo el presente que me aprisiona en esclavo de unas injustas ordenanzas, mi mente desdoblándose en dimensiones pasadas, añora con tristezas y alegrías, las primeras alumbradoras fuentes de toda mi desgracia. Sí, veo los ojos asustados de algunos de mis convecinos, que al escuchar aquellas graves y acusadoras palabras que mi madre airada, enloquecida y por toparse en su justo desquiciada, le decía a aquel guardia que tan cobardemente la amenazaba. Sí, veo como todos ellos con tristeza pensaban, que mi madre no iba a salir de aquel asunto bien librada. Pues en aquellos tiempos por menor delito, al paredón de fusilamiento llevaban a personas más recomendadas. Vi los ojos de aquel guardia ruin y rastrero, vilos cómo se llenaban de una alegría satánica, quizás en otras ocasiones ya por él vivida, cuando a tantos inocentes martirizaba o asesinaba. Vi cómo dejó de amenazar a mi madre, cómo colgó el mosquetón de su hombro, y metiendo la mano sonriendo canallescamente en su macuto, sacó unas relucientes esposas con las que se disponía a encadenar a mi madre en el lleldar (acaecer) que le decía: —La voy a llevar a usted y a su hijo detenidos hasta el cuartelillo, y allí, le enseñaremos a usted a respetar la ley y el orden, ya verá usted cómo cuando nosotros la dejemos, no se le ocurrirá jamás ofender a la ley y al régimen, ni aun en su propio pensamiento. Y en cuanto a su cachorro, que parece ser tiene su misma casta, también le enseñaremos a decir la verdad aunque tengamos que arrancarle la lengua. Fue entonces cuando uno de los dos principales caciques de la aldea, que también ye menester que cuando encarte les diga cómo eran, le dijo al guardia con palabras amenazadoras: ¡Dexe tranquíl ista muyer ya 'l sou fíu, pos güéi mesmu vou cuntaye you 'l sou xefe la clás de guardia que ta fechu. (Deje tranquila a esta mujer y a su hijo, y hoy mismo le voy a contar a su jefe la clase de guardia que está hecho, que se ha dejado desarmar por una mujer cuando cobardemente usted martirizaba a su hijo, poco puedo poder yo si no le hago catar covixu noitre ufixu (oficio), perque nisti de guardia paeme amindi que nun ten llixa (arte, valer, etc.). La fuerza y poder que tenían aquellos desalmados caciques en aquellos tiempos de desalmados vivires, achindi mesmu xuntu lus mious güétchus (allí mismo frente a mis ojos) quedaba bien claro, porque aquel guardia aviñonáu de miéu (lleno de miedo), se justificaba rastrera y servilmente pidiéndole perdón aquel hombre que no había sido en toda su vida nada más que un verdadero canalla, per ístu miou má noxá fasta cuaxí la llocura dista maneira le falóu (por esto mi madre enojada hasta casi la locura de esta manera le habló). —Lu que me faltaba per uyír, que tena que debéi cumplíus a isti baldrayu d'achuquín, que dexóu la nuexa 'ldina xemá de güerfaninus dexamparáus de la mán del Faidor ya de lus homes. (Lo que me faltaba por escuchar, que tenga yo que deberle favores a este cobarde de asesino que dejó la aldea sembrada de huérfanos desamparados de la mano de Dios y de los hombres). ¿Nun foste tóu sou banduerru de lus enfermus el que denuncióu 'l miou home paque me l'achuquinaren na cárxel d'Uviéu? (¿No has sido tu comedor, canalla de los infiernos el que ha denunciado a mi marido para que me lo asesinasen en la cárcel de Oviedo?). ¿Ya con lus fíus de Manolón el Gocheiru...? ¿Qué foi lu que fixiste conechus baldrayán? Que yeren un par de rapazus más bonus qu'el pan d'escanda qu'enxamás fixerun mal a naide, ya cundu taben per aquíndi de millicianus, ya tóu t'encovaxabes fugáu per les branes, tóus xapiemus na cabana que t'empayaretabes, ya tantu nuexóitres perque yeras veicín comu aquechus ñocentinus rapazus qu’achuquinasti deximiémuste xempre pa que nun te prendieren. Que fatiquinus forun lus probetayus rapazus, y'anxín pagarun con las sous vides les sous fatezas, pos se te viexen deñunciáu, nistes gores tabes fechu 'n meruxéiru de merucus, xustamente lu que yes, y'echus taríen vivus al lláu de lus sous pás. (¿Y qué has hecho con los hijos del Cerdero?, que eran un par de mozos más buenos que el pan de escanda, que no han hecho más mal los pobrecitos, que cuando fueron al servicio militar por la quinta; y estuvieron por estos contornos de milicianos, mientras que tu andabas por la braña huido, y sabiendo nosotros en la cabaña donde te refugiabas, no te hemos denunciado porque eras nuestro vecino, aunque tuvieras la idea política que te diera la gana, que no debe de ser ninguna, porque te parió tu madre canalla desde la entraña, pues como te estoy diciendo, tanto aquellos grandes rapazos como nosotros, te olvidábamos siempre para que nunca te cazaran. ¡Qué tontos fueron aquellos pobres y desgraciadinos muchachos, y así pagaron con sus vidas sus tontezas, pues si te hubiesen denunciado, a estas horas, tu estarías hecho una verbena de gusanos, que ni más ni menos es lo que eres, y ellos estarían vivos al lado de sus desesperantes padres!). Todos escuchaban a mi madre silenciosos y asustados, considerando algunos con tristeza, que mi madre se había vuelto turulata (loca) para atraverse a manifestar acusadoramente ante los guardias, el cura y el pueblo, lo que todas las gentes de la aldea sabían que era cierto, pero no se detuvo mi madre en el acuse que le hacía aquel villano de todas sus bellaquerías, pues al no encontrar nadie que la importunara, siguió con su palabra y con igual fuerza mortificándole de esta manera: —E nus tiempus d'endenantes, cundu lus roxus mandaben lu mesmu que vuexotrus facedis nagora, non trañia l'esquilona de l'ilexa p'axuntanus en conceyu p'uyír la misa tres el cura, perque pieschada taba la casa del Faidor, ya con lus curas lus roxus nagua querían, peru a pesar de tar tan lexus del Faidor, a naide s'achuquinóu n'aldea, ya se morrierun un par de rapazus, fói nel frenti, peru nagora que tenemus l’ilexa 'l entestate, y'un cura que coyius de la man quiér chevanus a tóus pel atayu de non sei que Dios, ya non sei que cielu, pos con tou isti telar, entremedáu de cures, ya caciques comu lu yes tóu, de confexones, mises ya xermones, achuquinasteis n'aldea 'n poucus dies, más xentes que de mala manera, enxamás de lus xamases en Asturies murrierun. Se tóu xupiés so lladrón achuquinante, lu mesmu que toes istes xentes que m'acorrelan, lu que you tenu xufriu nes comunicaciones de la muerte que se encaldaben na cárxel d'Uvieu, dúnde 'l miéu ya 'l espavoríu facien fuercia, únde 'l fríu enxenebráu la entraña te queimaba, únde les chárimes esbocáes en el glayíu xapoixaben, atristeyáus ya dollores qu'eszarapicaben, tous lus xentíus de cuantus escuchaban. Non puéu apoixar de mious videtches, lus güeyus enfervecíus de aquechus homes, qu'agoxáes allumbraben engafuráes chárimes, con les manes tembluqueántes per el miéu, acoyendu con desesperación las rexes de fierru, que non lus dexaben en postreira vez, abrazar a la sou muyer ya lus sous fíus, qu'ameruxáus de cariñu, ya betcháus de dollor, choraben ya glayaben, xiringáus per el amore que profexaben naquel home, que yera 'l pá de lus fíus, el mantín desous quereres, y’l caidonal del sou llare. Naide algamía per mor de aqueches rexes de fierru entemedades, falagar cómu postreira despedida, a la muyer nin al home, nin lus pequeninus fíus, que güerfaninus naquecha nueche diben quedaré, perque banduerrus baldreyus lu mesmu que tóu, lus deñunciaben y'acusaben de faer fatáus de couxes, que ni nel xoñéu lus probetayus dacuandu lleldaren. Tóus nun mirabamus atristeyáus per debaxu la borrina qu'acobertoriaba lus güeyus encarnispáus pe les chárimes, ya lexus de falanus tantes couxes, nel tiempu tan escosu que nus daben, esfaíamonus en playíus choramiqueirus llastimeirus e nes fanes más mortales. Enclicáus tous per un dollor que nes entrañes esquiciáu t'esgarduñaba, tabamus fatáus de xocenes muyeres que güéi toes viudes y'esgraciaínes semos, enlloquecides y'engarrinchades a les rexes que a la llibertá ya la xusticia trincotiaben. Nagua podiamus decinus, perque la pallabra afogábase na conguetcha qu’el alma esfaída pe la tristieza sacupaba, sous penares nel gargüélu, a munchus el dollor añuedábayes el celebru con tal prietura, que esmurgazábanse col xentíu perdíu nel enllabanáu xuelu. Alcuérdume comu s’agora mesmu fora, ya xamás de lus xamases tal desxusticiáu, endiañáu, baldreyóuxu ya chuquinamientu de xentes abondes d'eches tan iñocentes comu isti rapacín, que la mesma lley qu'achuquinóu a suo padre, martirizóulu a él, ante 'l cura, que mangonéa la mitá la aldea, y'isti banduerru de cacique dumeña entrambas partes, ya tous voxoutrus qu'empaparáus per el miéu, olvidósebus defender tou lo güenu per lu que lus vuesus homes llucharun ya morrierun ¡Sin alcuerdume d'aqueches canallesques comunicaciones que se lleldaben na cárxel d'Uvieu, ya non esborraránseme de les mious vidatches metantu que la vida me acompañe! (En los tiempos ya pasados, cuando los rojos mandaban lo mismo que vosotros hacéis ahora, no tañía la campana de la iglesia, para llamarnos y rejuntarnos a todos en fraternal comunidad, para escuchar la misa detrás de un cura, porque cerrada estaba la Casa de Dios, y con los curas los rojos no querían saber nada. Pero a pesar según parecía de que se encontraban muy lejos del Hacedor, a nadie asesinaron en la aldea, y si han muerto un par de jóvenes, ha sido luchando en el frente. Sin embargo ahora, que tenemos la iglesia siempre abierta y un cura que asidos de la mano, quiere llevarnos a todos por el camino más corto para alcanzar, no sé a qué dios, ni tampoco a qué cielo, pues con todos estos sucederes que ahora están pasando, entretejidos por los curas, y por caciques como lo eres tú, de confesiones, misas y sermones, habéis asesinado en la aldea en pocos días, más gentes que de mala manera, jamás de los jamases no contando estos tiempos, en todo Asturias han muerto. Si tu supieras so ladrón y asesino, lo mismo que todas estas gentes que nos rodean, lo que yo he sufrido en las famosas comunicaciones de la muerte que se hacían en la cárcel de Oviedo, donde el miedo y el pavor, hacían fuerza, donde el helado frío que el temor producía, al mismo tiempo las entrañas te quemaba, donde las lágrimas deslocadas en gritos lastimeros se posaban, haciendo tristezas y dolores tan inmensos, que despedazaban todos los sentidos de cuantos escuchaban. No puedo apear de mi cerebro los ojos enardecidos de aquellos hombres, que a cestadas alumbraban envenenadoras lágrimas, y con sus manos temblorosas por el miedo, cogían con desesperación las rejas de hierro, que les prohibían por última vez, abrazar a sus mujeres e hijos, que llenos de cariño y ricos de dolor, lloraban y gritaban desesperadamente, movidos por el amor que profesaban a aquel hombre, que era el padre de los hijos que quedarían ya para siempre desamparados, el amante esposo de sus quereres, y el fuerte guía de sus lares. Nadie alcanzaba por la causa de aquellas rejas de hierro fuertemente entretejidas, halagar como última despedida, a la mujer ni al hombre, ni a los amados y pequeños hijos, que huerfanitos aquella noche si iban a quedar, porque indeseables cobardes lo mismo que tu eres, les habían denunciado y acusado, de haber hecho muchas y malas cosas, que ni en el sueño los pobrecitos, jamás ni habían pensado. Todos nos mirábamos entristecidos, por debajo de la niebla que nublaba los ojos enrojecidos por las lágrimas, y lejos de hablar de tantas cosas en el tiempo tan corto que nos daban, nos deshacíamos en lamentos lastimosos, que nos precipitaban en los abismos más mortales. Agachados todos por un dolor que en nuestras entrañas enloquecido sin piedad las arañaba, estábamos en aquella triste ocasión, muchas jóvenes mujeres que hoy todas viudas y desgraciadas somos, enloquecidas y agarradas con desespero a aquellas rejas, que a la Libertad y a la Justicia pisoteaban. Nada podíamos decirnos, porque las palabras ahogábanse en la garganta, que el alma deshecha por la tristeza, vertía en ella sus penares. A muchos el dolor les aprisionaba el cerebro con tal fuerza, que se desvanecían privados del sentido entre las losas que poblaban el suelo. Recuerdo como si ahora mismo estuviese sucediendo, y nunca jamás, tal injusticia, endiablada cobardía, y canallesco asesinamiento de gentes, muchas de ellas tan inocentes como este pequeño, que la misma ley que asesinó a su padre, le está martirizando ahora, precisamente ante la presencia del cura, que es el dueño de la mitad de la aldea, y de este indeseable de cacique, que domina entrambas partes, y de todos vosotros que llenos y dominados por el miedo, os olvidasteis de defender todo lo bueno y hermoso, por lo que vuestros hombres lucharon y murieron). (¡Sí recuerdo aquellas canallescas comunicaciones que se hacían en la cárcel de Oviedo, y que ya nunca podrán borrarse de mis sienes, mientras que la vida me acompañe!). Recuerdo perfectamente cómo todas aquellas gentes escuchaban a mi madre entre asombrados, y compasivos, entre temerosos avergonzados y ofendidos, y quizás hubiesen escuchado muchas más injusticias que habían hecho no los caballeros y valientes soldados, que denodadamente lucharon hasta conseguir la victoria, ni tampoco las juventudes que militaban en el partido triunfador, sino las gentes maduras, caciques que habían conservado la vida en entrambos bandos, que llenas de un odio vengativo y endiablado, habían hecho ellas más muertes criminales en la paz de la posguerra que todos los leales luchadores de enemigos bandos. Digo yo que mi madre con su cordura de mente les hubiese seguido acusando, si el cura, muy oportuno y diplomático, como son todos los religiosos de carrera larga, no se ausentara sin decir palabra, y ordenara al sacristán que tocase la última campanada, para entrar a la iglesia con el fin de escuchar la misa. Y ahora diré, que mal dicho está que yo diga que el sacristán tocase la campana, porque no había tal campana, ni en la iglesia de mi aldea ni en ninguna otra en todo el valle, ya que los rojos, se las habían llevado todas, no sé con qué fin ni propósito, como tampoco puedo comprender porque quemaban los santos que jamás les harían ningún daño, y dejaban con vida a indeseables como los caciques asesinos de mi aldea. Lo cierto es, que como campana de la vieja iglesia de mi aldea, había un trozo de raíl colgado del pórtico con una alambre, donde aporreaba el sacristán, con un martillo medio deshecho de los de cabruñar la guadaña. Nada más que el toque comenzó hacerse sentir, fueron las gentes desfilando tras la llamada de la postrera campanada, sin que nadie se osara replicarle a mi madre ni tan sola una palabra, bien fuese de desagrado o de conformidad con cuanto había enardecidamente manifestado. Todos se adentraron en la casa del Señor donde yo creo, que si el Nazareno pudiese apoixase (apearse) de la Cruz, no dudo que a todos ellos una tocata de barganazus les esfargayara. (Paliza de palos que en ellos prodigara). Dejó mi madre de reñir a voz en grito, pero siguió haciéndolo muy quedadamente, a la par que con gran remango recogía su cesta, que colocándola esta vez debajo el brazo, nos encaminamos para nuestro lar, mientras que aquellas gentes, culpables unas e inocentes las otras, le rogaban a Dios, los unos por sus pecados monstruosos ya cometidos, que en El no habían pensado cuando los ordenaban, los otros, quizás le pidieran paz y prosperidad para ellos, sus cosechas y ganados, pero Dios no escucharía ni menos ayudaría, ni al pecador tal vez arrepentido, ni al inocente libre de pecado, y lo sé por propia experiencia, porque yo, tantas veces le he llamado, suplicado y rogado, siempre a cuestas con el temor, la miseria y el desprecio que el mundo en mi había sembrado, y jamás El se dignó ni tan siquiera escucharme, porque si me hubiese escuchado, y no remediara con prontitud ni nefastoso sufrimiento, yo diría ya sin el menor equívoco, que el Dios que todos tememos y adoramos, no es nada más que un diablo. Y esto sin lugar a dudas es así, porque Nuestro Señor está harto de nosotros hasta la misma coronilla, y por eso pensó ya en inmemoriales tiempos, que o liquidarnos a todos, y olvidarse sin pena y con prontitud del mal invento que había industriado, o dejarnos vivir a nuestro aire, sin preocuparse ya para nada de nuestros haceres, hasta que la muerte nos lleve a su presencia. Caminaba yo detrás de mi madre, sujetándome con la mano mi dolorosa y sangrante oreja, que más doloroso sufrimiento me había reportado, cuando aquel imbécil y canalla de guardia me la había retorcido, que si me hubiesen molido todo mi cuerpo a palos. Llegamos a la postre a nuestra humilde casa, y siempre sin parar de reñir mi madre, de maldecir y de amenazar, estongóu 'l llar (limpió la cocina) de añejas cenizas, y con la rapidez con que ella solía hacer las cosas, tizóu ‘l fuéu (prendió el fuego) y después, puso un cazo lleno de agua con sal y unas hierbas (que ahora no sé cómo se llaman, pero que son muy buenas para las heridas) a hervir, y mientras que hervía, s'encaldóu nel trabayu de pulgar patacas (se hizo en el trabajo de mondar patatas), de las que había traído de la aldea de donde venía. Cuando el agua estuvo en su punto, que fue en el momento que ella terminara de aliñar las patatas ya listas para ser fritas, se dispuso mi madre a curarme, y al tenor que lo estaba haciendo, y viendo yo en su rostro retratado el cariñoso sufrimiento que por mí sentía, ella como siempre intentando disimular toda emoción, me preguntó dando muestras de un enfado cariñoso, ¿que qué era lo que había sucedido, o en qué líos me había yo alojado, para que los guardias me hubiesen puesto el rostro como un Ecce Homo? —Díjele a mi madre que el guardia no me había hecho nada más que estrapayáu l'uréa (deshecho la oreja), y que las otras heridas me las proporcionara el amo Manín, por las causas del condenado cabrón que ustedes ya saben. —Vi cómo las recias manos de mi madre temblaban al tenor que a mis heridas con aquella agua milagrosa me lavaba, sentí cómo su voz enardecida juraba y perjuraba contra aquel Manín de los infiernos, al cual ella decía, le iba a colgar la foiz (hoz) del pescuezo. Dio por terminada mi cura y en instantes me preparó la comida, que consistía en un buen cazo de patatas fritas con grasa de tocino, un gran cantezu (pedazo) de pan de escanda, y un escudiecháu de lleiche con borona (taza de leche con pan de maíz), y ya fartuquín fasta ‘l rutiar (harto hasta el eructo), preguntele que si podía ir a dar una vuelta por la aldea, a lo que ella me respondió afirmativamente, recordándome con amenazas, el que non m'engarricra con lus oitres rapacinus. (Que no me pelease con los otros niños). Cuando me dirigía al lugar donde todos los chicos por costumbre teníamos de reunirnos para enredar (jugar), en una de las callejas de mi aldea, me topé con Pelayu, que seguramente habría abandonado a su amo en el monte, por el extraño de no verme a mi como sucedía siempre. ¿Porque qué animal o persona con sentimientos nobles y cariñosos, podría vivir en la soledad del monte en la compañía de una repugnante bestia, como lo era Manín nuestro amo...? Viome primero Pelayu que yo a él le avistara, y casi estoy por asegurar, que me había olfateado antes de que yo desembocara en la calleja, donde él buscándose la vida por todos los rincones husmeaba. Porque yo jamás había visto a Manín, darle al pobre de Pelayu de comer nada, ya que Manín solía decir dándoselas siempre de razonero eficiente, que el perro no se le podía dar la esllaba óu llabaza de fregar lus cacíus (las aguas sucias residuos de lavar los cacharros de la cocina) porque estaban los bracus na cobil urniándu per llapalas (cerdos en el cubil gruñendo por tomarlas), que al perro lo único que se le podía dar, era aquello que no tuviese aprovechamiento para nada, como les llixes de les vaques cundu betchaban, de las uvées ya les cabras, óu cuallesquier oitra molicie que paque nún fediera menester yera encuandiála (como las libraduras de las vacas, de las ovejas y las cabras cuando parían, o cualquier otra porquería que para que no oliese mal, fuera necesario enterrarla). Vino Pelayu hacia mí envuelta su alma perruna por una gozasa alegría, pero me di cuenta con pena profunda, que no hacía tal acercamiento dentro del desenfado y gracial camaradería que en todas las ocasiones él conmigo usara, pues por primera vez mi buen Pelayu, para acercarse a mí, rastreramente se arrastraba, no era por el miedo de que yo le apaleara, ya que jamás ni de palabra le había ofendido, era sin duda porque se sentía muy avergonzado de haberme abandonado la pasada noche, cuando tan triste y solo me encontraba, y quizás más le necesitara. ¡Pobre Pelayu! ¡Qué alma más humana tenía, y a cuántos humanos, el alma de los rabiosos perros les dirigía! Me agabuxé (agaché) a su lado, envuelto yo por una sana, jovial, y angelical alegría, le besé su rostro varias veces entusiasmado, y acaricié con gozo su fino y sedoso cuerpo, y olvidándonos entrambos él de su cobardía y yo del rencor que pudiera por su gesto guardarle, nos fusionamos en un abrazo risueño y cariñoso, donde él dando pequeños ladridos por los que manifestaba su alegría y pena, me lamía una y mil veces las heridas que adornaban mis mexietchas (mejillas), y quizás se estuviese jurando, que aunque le costase la vida, nunca de mi lado se alejaría. Toda aquella tarde, estuve jugando al «llanque» y a la «palombietcha» con el único amigo de verdad que en la aldea tenía que se llamaba Muel. Pobre amigo mío, murió cuando apenas tenía veintiocho años, reventado por el más duro y esclavizante trabajo, que desde su niñez y en mi compañía, fustigados por el hambre y la necesidad, entrambos y dos a las severas órdenes de su padre, como serradores en casi todos los montes de mi Asturias, habíamos llevado a cabo, al final, su cuerpo ya deshecho, explotado y gastado, fue consumiéndose en la triste soledad del sanatorio del Naranco, donde murió devorado por una tisis galopante. Tenía Muel dos o tres años más que yo, y sin embargo éramos los dos de la misma estatura, y empezamos a serrar madera manualmente los dos en el mismo día, teniendo yo en la sazón, tan sólo trece años, fue nuestro maestro su propio padre, y nos trataba como nadie se puede imaginar, ya que no había día, que no nos untara ‘l focicu (nos azotaba) por lo menos un par de veces. No es que aquel hombre y excepcional trabajador fuese malo, no nada de eso, es que el pobre precisaba por fuerza mayor, para poder desarrollar el duro trabajo del serrador, que nosotros hiciésemos el trabajo de hombres y no éramos nada más que dos niños. Digo yo que aquella tarde, le conté a mi amigo Muel, como había encontrado en la montaña la cueva de las armas, y así hablando de nuestros proyectos, acordamos que al día siguiente subiríamos hasta ella, para jugar hasta cansarnos con aquellos juguetes de verdad. Así es que a la oscurecida retornamos cada uno para su casa, saboreando por adelantado lo felices que al día siguiente habíamos de ser. Caminaba en pos de mí, tan contento y satisfecho como siempre mi buen Pelayu, sin preocuparse para nada de que él, era un esclavo de Manín, y no un ser libre que pudiese hacer lo que más le conviniese, pero al llegar a la esplanada donde asentada estaba la bolera, lugar clave donde se reunían todos los vecinos de la aldea, después que concluían sus trabajos, bien fuese para charlas y cambiar impresiones, o para jugar unas partidas a los bolos, como cuento, allí estaba Manín, en diálogo con unos vecinos, ya de retirada para su casa después de haber encerrado las cabras, cuando vio a su desleal Pelayu, que muy contento y moviendo con gran felicidad su rabo, me acompañaba a mí, como si yo fuese en vez de él su amo, dejó a su contertulio con la palabra en la boca, y cambiando su pacífica charla por la riña loca, embistiome a mi con ofensiva y pecaminosa palabra, al mismo tiempo que con la vara que portaba en su mano, descargó sobre el confiado Pelayu tal varazo, que a quedarse el pobre tan sólo un segundo condoliéndose del acuciante dolor que en su cuerpo se anidaba, seguramente que hubiese llevado sobrada ración de varazos, que fácil la dejarían sin vida in situ. Pero no hizo tal cosa mi buen Pelayu, sino que salió huyendo como alma que se lleva el diablo, lanzando en el aire ladridos, que yo creo que no eran por el profundo sufrir que le proporcionara el castigo, sino que en su lenguaje, seguramente maldeciría aquella bestia con figura humana, que era capaz de azotar despiadadamente a un inocente niño, o de asesinarle a él mismo, que no se encontraba con más culpa, que de despreciar a su amo, por canalla y miserable. Y lo propio que Pelayu hizo, no lo dejé yo para más pensado, y a la vez que me perdía en la carrera, huyendo de aquel reptil repugnante y asqueroso, recuerdo que con rabia enloquecida yo le dije: ¡Fíu de put, baldreyu, llimiagu! (Hijo de puta, cobarde, rastrero, baboso..., etc., etc.). Pero miren ustedes por donde, estaba mi madre allí cerca en casa de una vecina hablando de sus cosas tranquilamente, cuando al sentir al Manín que me ofendía, al perro ladrar por la caricia que había recibido, y a mi insultándole poniéndole como un pingayu (de lo peor), salió mi madre de casa de su vecina, con todos sus muchos ánimos aviesporáus (envenenados, aguijoniantes), y cogiendo un palo que allí a mano había, bien seco y sudado, porque hiciera su servicio sirviéndole de mango a una fexoria (azada), se dirigió con extrema rapidez y silenciosamente al lugar donde Manín estaba, y sin decirle ni una sola palabra, empezó a darle palos con aquel formidable mango, que la suerte a Manín le cupió de que nuestros vecinos la detuvieran, porque sino, creo que le hubiese matado. «LA MULTA O EL REFORMATORIO» Al día siguiente, mi amigo Muel, yo y Pelayu, subíamos alegremente hacia la montaña, con locas ansias de llegar pronto a la cueva, con el infantil y firme deseo, de jugar hasta saciarnos con aquellas armas, recuerdo a mi querido amigo, futuro candidato al igual que yo, a la penosa esclavitud que como serradores nos aguardaba, la veo con su sana sonrisa, pintada en sus pequeños y vivarachos ojillos azules, acariciar una y otra vez, con una alegría inmensa aquellas armas, no existía para nosotros en el mundo, en aquellos felices momentos, nada que pudiésemos apreciar tanto, como aquellos mortíferos juguetes, de los que en la sazón, éramos los únicos señores y dueños, nos hallábamos fuera de la cueva, enredando cada uno con su escopeta, y una canana repleta de cartuchos colgada del hombro a la bandolera, Pelayu, desentendiéndose de nosotros mitigaba su hambre cazando grillos y mariposas, o cualquier otro insecto que plugiérale y fuérale rentable para entretener su enflaquecido estómago. Después de cansarnos de hacer la instrucción marcando el paso con la escopeta al hombro, emulando a los soldados cuando hacían prácticas en nuestra aldea, yo le dije a mi amigo señalándole el lugar, que desde aquel mismo sitio, yo había tumbado de dos certeros disparos al cabrón de mi amo. Muel, sacando dos cartuchos de la canana y metiéndolos dentro de la recámara de su escopeta, me dijo que él también pudiera haberlo hecho, y para asegurármelo de que no marraría el tiro, me señaló una piedra rojiza que había muy cerca de donde muriera el chivo, y a la par que se ponía la escopeta en el hombro para materializar lo que había asegurado, me decía ilusionado: —¡Fíxate Xulín!, ya veras cómu la desfaigu nun fatáu de cachiquinus—. (—¡Fíjate Julín!, ya verás como la deshago en mil pedazos—). El doble disparo retumbó dentro del natural silencio de la montaña, como si se tratase de un ruidoso trueno de las tormentas de los veranos, las águilas y los cuervos, así como todos los pájaros y animales que moraban por aquellos aledaños, moviéronse de sus lugares, graznando las aves al levantar el vuelo, y quizás las alimañas agudizasen al oído para saber el peligro que pudiese traerles aquel espanto. Hasta Pelayu dejó su caza insectívora para ladrar desaforado, como si presintiera que otro cabrón había sido abatido, que le haría de nuevo volver a hartarse, o tal vez nos estuviese reprimiendo, queriendo con su lenguaje decirnos, que aquella xuxeante folixa (crecido ruido, alegría, juerga, etc., etc.) que tan amanicomiadamente entamábamos (enloquecido ruido que hacíamos) no iba a reportarnos buenos resultados. Lo cierto fue que mi querido amigo Muel, no atinó a deshacer aquella rojiza piedra contra la que había disparado, y yo alegrándome por su fracaso, cargué con rapidez mi escopeta, me la puse en el hombro, y disparé contra aquel blanco otros dos disparos, tampoco pude yo hacer puntería, y él mofándose de mí, cargó de nuevo su escopeta con notoria alegría, a la vez que me aseguraba que de aquella no fallaría, volvía a disparar sin importarle para nada el tremendo culatazo que nos solían dar aquellos guerreros artefactos. Y así, una y otra vez, atenazados por un gozo y felicidad que nunca con tanta fuerza a nuestros juveniles espíritus había con entera libertad creado, disparábamos con alegría ilusionada contra aquel aproxetáu cuctu (enrojecida piedra), creyéndonos guerreros invencibles, o cazadores afamados. Muy posible yo me creyera un jefe poderoso, justiciero y honrado, que cada disparo que hacía, l'eszarapaba les vidatches d'uno de lus baldreyus homes, que habíen achuquináu ‘l miou padre. (Le deshacía las sienes de algunos de los cobardes hombres que habían asesinado a mi padre). Lo cierto fue, que tras de quemar veintitantos cartuchos cada uno, la piedra seguía en su sitio, y nosotros un poco desilusionados, hicimos un pequeño descanso, en el que acordamos cambiar de blanco. Disponíamos de nuevo hacer más atinadas prácticas sobre el rugoso y fuerte tronco de una encina, cuando Pelayu salió de junto nosotros y con apremiante prisa ladrando, contra un intruso que nos visitaba, guiado al parecer por el atronador ruido, que con nuestros alegrativos disparos formábamos. Era nuestro mal recibido visitador un rapazacu (mozalbete) que andaba por aquellos montes a la caza de la perdiz, que había endemasía nutridos bandos, que bajaban a veces hasta los sembrados d'arbeyinus y'oitres semáus (de guisante y otros sembrados) más alejados de la aldea, y ni el gran espantapáxaru tenía llixa de xebrayus (espantapájaros tenía fuerza para espantarlos). Jerónimo se llamaba aquel jovenzuelo indeseable, que había heredado de su padre toda la cobardía y males tales, que muchas gentes de mis lugares, le estarían rabiosa y odiativa, despreciable y asquerosamente maldiciendo, hasta que el Hacedor les llevara de este mundo tan poco lleno de humanidades. Era hijo de este sujeto tan maldecido, cacique de mi aldea con vuelos tales, que no del todo satisfecho con enviar para el otro barrio algunos de sus inocentes convecinos, en el acaecer se dedicaba, a que a sus vecinos la ley, que había, muy moldeable para dar por buenas todas las denuncias avaladas por caciques facciosos como él, se ensañara con crecidas multas, que al no tener dinero la gente aldeana para satisfacerlas, tenían que vender parte de sus ganados, y sabedores los tratantes por ser lobos de la misma camada aunque con diferente collor (color), que los campesinos tenían que vender sus reses con abonda priexa (mucha prisa) para satisfacer aquellas multas antes que se enrodietcharen (enredaran) peores males, pues como cuento, aquellas aves de rapiña de tratantes, se unían todos de tal manera, que lograban desbaratar los mercados hasta tal punto, que más que comprar, lo que hacían, era robar dentro de la ley a los aflijidos y siempre maltratados campesinos. Al quedarse los desdichados aldeanos sin sus ganados, por la causa de aquellas multas, que la verdad era nadie sabía que era lo que castigaban, aquellas asesinantes multas que la ley les inxertaba (injertaba), que les hacía dentro del acuciante temor que en aquel lleldar (ácaecer) era aterrante, deshacerse de sus ganados para pagar tan diabólicas y desnaturalizantes sanciones. Y como los campesinos, por lo menos en todas las embrujadoras aldeas de mi melgueira tierrina (dulce tierra), y me supongo que tal sucederá en todas las aldeyuelas del mundo, sin ganados de tiro no pueden trabajar sus erus (tierras), tenían que por fuerza mayor, agenciárselo aunque fuese dentro de las más viles condiciones, y así, el canalla de cacique de mi aldea, daba vacas, yegüas, cabras, y ovejas a la comuña (condición) que tan sólo el agobio de la desesperante necesidad hacíales aceptar, con lo que se condenaban a ser esclavos de un ganado que no era de ellos, siendo en la mayor parte de las ocasiones las ganancias completamente nulas, pues si una res se moría, se despeñaba, la mataban los lobos o la devoraba el oso, no la perdía el dueño, sino el comuñero, y así, de esta miserable forma, este canalla de cacique, explotaba vilmente a muchos campesinos que por imperativa necesidad, eran comuñeros de este indeseable asesino, que no había hecho la guerra en las trincheras, porque su cobardía era tan grande, que le había obligado a pasar toda la contienda escondido en los montes, y ahora que la guerra ya terminara, era cuando él verdaderamente la hacía, en la entristecida y enlutada paz que poseían las gentes de mis aldeas. ¿Cuántos despreciables seres como este nefasto individuo había en mi Patria... ? ¡¡Yo creo que honradamente debemos todos de reconocer, que había un par de ellos en cada aldea, y en las villas y ciudades me supongo que morarían muchos más!! Cuento que llegó el Jerónimo con su escopeta al hombro acompañado de su perro perdiguero ante la nuestra presencia, y ufanándose altaneramente quizás pensando que nos iba a hacer, lo que le diera la gana, nos dijo con apariencia muy enojada, al mismo tiempo que nos ofendía con sus palabras: ¡Haber decirme pronto, ¿dónde habéis robado estas escopetas?, si no queréis que vos falague ‘l llombu con ista bardiaca! (que nos moliera a palos todo el cuerpo con una vara que portába en sus manos). No despegó sus labios en el momento mi amigo Muel, porque el padre de aquel llabasquín (cerdo pequeño) era el dueño de los ganados de su casa, y por aquello de que el amo siempre, sin la razón con la ganancia anda, no le refutó pequeña palabra. Pero yo que ya me había creído que aquel babayu de guaxón (farolero, fantasma de mozalbete) se iba apoderar de mis armas, las que yo creía que eran de mi entera propiedad, le dije sin miedo y desafiantemente, que aquellas escopetas eran mías, y que ni él ni nadie sería capaz de quitármelas. Entonces Jerónimo mirándome acusadoramente me replicó seguidamente con estas palabras que me condenaban: ¡Entonces... tu fuiste el que mató antes de ayer al chivo de Manín? ¡Si yo fui!, le dije envalentonado y poseído de una airada rabia, a la vez que le encañonaba con la escopeta y amenazándole firmemente le aconsejaba: ¡Fáinus el favore de dexanus nel nuexu antroxu, ya colar pel mesmu xeitu per únde sen chamate 'llegasti, se nun quiés que faiga nel tou ventrón, el mesmu buracu quei fexe nus fégadus del cabrón de Manín! (¡Haznos el favor de dejarnos con nuestra alegría, y márchate por el mismo sitio, por donde sin llamarte has llegado, si no quieres que haga en tu barriga, un orificio parecido, al que le hice en los hígados del cabrón de Manín!). —Y fue entonces cuando Muel valientemente apoyándome con su amenazante escopeta y con sus advertientes palabras le dijo: ¡Mira Jerónimo, no tiene nada que ver que mi padre se arrastre frente a vosotros, por el miedo de que le quitéis el ganado, pero yo ahora no soy mi padre, y si no sales en el momento corriendo como una exhalación (centella, rápido), me parece a mí, que te vamos a coser a perdigonazos! Justificándose Jerónimo con el atropello que en el miedo se cosecha, dio media vuelta y casi a las carreras, tomó las de villadiego, a la par que se alejaba murmurando no se qué amenazas. Su perro, quedose unos instantes olisqueándose con Pelayu, al que yo achuché (azuzé), y Pelayu que para engarradiercharse (pelearse) era una ardorosa fiera, saltó como un león, atacando con un furor endemoniado al fino can perdigonero, y si no es por Muel, me parece que allí en el mismo lugar que había muerto el chivo, Pelayu hubiera despachado, aquel hermoso, cariñoso e inocente perro. Quedámonos muy satisfechos y gozosos, a la par que en nuestros espíritus, navegaba el orgullo perfumándose con la vanidad Humana, y todo, por haber acoyanáu ya féchule moscar ameruxáu de miéu (acojonado y haberle hecho huir, lleno de miedo) al hijo de uno de los amos de la aldea, que en un principio se había creído, que le sería sencillo hacer con nosotros cuanto le viniese en gana. Durante algún tiempo, estuvimos llindiándu (vigilando, cuidando) a Jerónimo por ver el camino que se tomaba, pues teníamos el temor que se ocultara para después sorprendernos, pero no fue así, y al final muy contentos ya le vimos corriendo que se las pelaba en compañía de su perro, desembocando en el pedregoso camino que le conducía a la aldea. Sabiéndonos libres del temor del adefesio de Jerónimo, y olvidándonos en el mismo instante de cuanto con él nos había acontecido, volvimos a nuestro peligroso juego, de disparar las escopetas contra diferentes blancos, y así, hablando de nuestras cosas con satisfacción que nos embargaba dentro de una felicidad pasajera, deslizábase el tiempo sin enterarnos, hasta que a la postre, dimos fin a todos los cartuchos que teníamos, y fue entonces, cuando decidimos esconder las armas en la cueva, y con los hombros doloridos por las sacudidas que nos propinaban las escopetas por los disparos, disponíamosnos muy contentos en el regreso para nuestras casas, y para simular que veníamos de la leña, agenciámosnos unos tochacus de pochiscus (leños de encina) y poniéndonoslos al hombro, bajamos corriendo por entre los vericuetos y las serpenteantes sendas, hasta llegar al camino real que nos conduciría a la aldea. El ubérrimo valle de alegría alborazada, que poblaba por entero nuestros espíritus, viose en unos segundos nublado y con rapidez cubierto, por un zozobrante y temeroso manto, nacido del retrato que nuestros ojos hicieran, cuando a la entrada de la aldea, justamente en el mismo lugar donde por costumbre, mi amo solía esperarme para xebrar (apartar) sus cabras, estaban aguardándonos los guardias, en la alegre compañía de Jerónimo, que poseyendo las mismas indeseables zunas (costumbres) que su padre, no había perdido ningún tiempo en ir hasta el cuartelillo para delatarnos. Yo tentado estuve cuando me percaté que eran los mismos guardias que el día anterior me habían cobardosamente martirizado, de tirar los garbetus (leños) que llevaba en el hombro, y salir corriendo para huir de aquel verdugo que sonriéndose ladinamente, quizás estuviese pensando su enrevesada y nefastosamente, el volver a esforgayame (arrancarme, estriparme, deshacerme) la única oreja que me quedaba sana. Sin embargo, logré dominar el miedo, y dejando a Muel que abriera la marcha, llegamos a la postre ante la presencia de ellos, y aquel canalla de guardia, no se dirigió a Muel a pesar que unos metros delante de mí iba, sino que vino sonriendo malignamente hacia mí, con las mismas asesinas intenciones que el hambriento lobo lleva, cuando para satisfacer sus ansias del espíritu y la carne, sin el menor miedo se lanza, sobre el inocente corderillo que no tiene a nadie que le defienda. Antes de dirigirme la palabra, aquel demonio con tricornio, que a fe mía desprestigiaban, porque hermosa para el pueblo es la esclava de la Justicia, cuando todas sus obligaciones y credos justamente da cumplidas. Digo yo, que lo primero que hizo fue cogerme mi oreja sana, apretarme un poco para ponerme en atención, y luego mirándome altanera y sonrientemente me dijo: ¡Ahora ya no me negarás de que no has sido tu quien disparó sobre el cabrón de tu amo, y me supongo que también me dirás, dónde has conseguido las armas, maldito pilluelo, hijo de una bruja y de un rojo republicano, o comunista sin entrañas! Tiré los tochucus (leños secos) al suelo apremiado por el dolor que de rabia me desencaldaba (deshacía), con tan mala fortuna que por mí no había sido pensada, que diéronle en las piernas de aquella fiera uniformada, y gran dolor en él tuvo que lleldarse (hacerse), porque dejó de esfarugarme (deshacerme la oreja), para acariciar con gestos de dolor la caña de una de sus piernas, al mismo tiempo que yo hacía lo propio con mi oreja, que ya colorada como una guinda, me resquemaba como si estuviese ardiendo. Mirome con ojos extraviados por la rabia que le enloquecía, y siendo mayor la fuerza de su cobardosa entraña ya en poder de las iras que lo movilizaban, que el dolor que su cuerpo sentía, soltome de revés dos guantazos, que dieron conmigo en tierra, con el rostro manando abundante sangre. Fácil siguiese abofeteándome, pues ya estaba enclicándose (agachándose) para hacer conmigo vayan ustedes saber qué, cuando intercedió su compañero que asiéndole por un hombro, con desprecio y enfado le dijo: ¡Lo que terminas de hacer con este pequeño es una canallada, y como otra vez intentes tocarle del pelo la ropa, te las vas a entender conmigo! ¡¡Estoy harto de tus abusos, y de tus odios y desprecios por todas las gentes desgraciadas!! Ayudome aquel buen guardia a levantarme, y después con su propio pañuelo limpiábame el rostro de sangre, y al parojo que esto hacía cariñosamente me decía: ¡Te juro que nadie te volverá a martirizar más pequeño, y ahora si tu quieres, y que conste que ni te ordeno ni te obligo a contarnos nada, dinos de una vez dónde están esas malditas armas que tanto doloroso daño te han originado! Dime cuenta pronto que de seguir negando no sacaría en limpio nada, ya que el baldroyán (cobarde) de Jerónimo había descubierto ya todo, y a poco listos que fuesen, nada más que les conduciese al lugar donde nos había sorprendido, darían pronto con la cueva, donde se ocultaban las armas. Así que acompañado de Muel y de Pelayu, y seguido de cerca por los dos guardias y el delator de Jerónimo, guielos a paso rápido por entre las vegetativas y pedregosas sendas que serpenteaban por casi inaccesibles lugares, pronto me alegré al comprobar cómo aquel despreciable guardia que tan sañudamente me había martirizado, abarquinaba (respiraba) con penoso trabajo, al mismo tiempo que se deshacía en copiosos sudores el condenado, lo mismo que la manteca fresca expuesta al sol en el verano. Al observar el penoso esfuerzo que aquel guardia repugnante y gordo, imbécil y malvado, tenía que realizar para seguirnos, apreté más aun el paso, que casi se convirtió en carrera y que sólo Muel y Pelayu pudieron aguantarme alejándanos en cuestión de segundos un largo trecho de nuestros enemigos, que en el lleldar (acontecer), ya se habían detenido para hacer acopio de energías unos momentos. Aproximadamente aun no habíamos caminado ni una décima parte del trayecto que nos separaba de la cueva, y ya el llimiagu (baboso) de aquel guardia, se encontraba casi d'afechu despaxaretáu (deshecho), seguramente que antes de llegar al final, en la mente de aquel fucheiru (estercolero) humano, se dibujaría el ruin pensamiento, de maldecir a la ley que como enyordiáu pioyu (sucio piojo) servía, al cachiparru (parásito) que me había delatado, y a mí, por no haber seguido negando. Muel y yo con satisfacción nos reíamos de aquellas gentes, que en nuestras infantiles y sin cultivar mentes, habíamos retratado como personas que tenían menos llixa (fuerza, arte, valer, etc.) que un mure entre las zarpas de un gato. Estaríamos como a la mitad de la andadura, cuando la distancia que nos separaba ya era enorme, y a pesar que de continuo nos ordenaban que no corriésemos tanto y que procuráramos ir siempre a su lado, la verdad es, que ya les habíamos perdido todo miedo y que no les hacíamos el menor caso. Fue entonces cuando se me ocurrió la idea de decirle a mi amigo Muel, que cuando llegásemos al potchisquéiru (encinal), yo me adelantaría corriendo con todas mis fuerzas, para volver aquel mismo lugar antes que ellos lo hicieran, pero después de haber ya ido a la cueva, para poder esconder para nosotros, dos pistolinas muy atongadetas (bonitas, curiosas), que era una pena que se llevaran los guardias, y que nosotros podíamos esconder en cualquier lado. Y así lo hice, y logré regresar, mucho antes de que ellos, llegaran escadriláus (derrengados), claro que descontando a Jerónimo, porque éste andaba tanto como con la lengua si quisiera andarlo. El caso fue que los guardias aquel día se llevaron las armas, y a los cinco o seis días, regresaron a la aldea preguntando por mi madre y el padre de Muel, para llevarles hasta el cuartelillo, con el fin de no sé qué preguntarles o darles. Cuando mi madre en compañía del padre de Muel regresaron del cuartel, estábamos nosotros xugaretiándu (jugando) debajo del ñoceón (nogal grande) que había a la entrada de la aldea, que tanto como tenía de frondoso y grande, eran de pequeñas, escasas e insípidas sus nueces. De donde viene un adagio asturiano que dice: ¡Mucher grandie ande óu non ande, peru tantu s'espatuxa, comu senún lu fixera, en dalgún lláu fae bona atongadura! (Mujer grande, ande, o no ande, pero tanto si camina, como si no lo hace, por grande en todos los lugares estorba). «Claro que se me olvidó decir, que menos en el catre, para añuedar el cibietchu cundu nun hay oitra, pequenina, atongaina ya melgucira». (Para hacer el amor, cuando no hay otra, pequeñita, bien hecha, y tan dulce como lo que debe ser vivir en la gloria). Digo yo que al ver nuestros padres corrimos hacia ellos, y cuando ante su presencia nos encontramos, casi sin darme cuenta vi a mi amigo rodar por el suelo, por la fuerza vigorosa del tremendo castañazo que su padre le llantó nuna mexietcha (le plantó en una mejilla), pero antes de que yo me percatara del peligro que sobre mí se cernía, vime acochetáu (cojido, sacudido) por mi madre, que me allumbróu (alumbró) un mamplenáu (muchos) pescozones, tan seguidos y atinados, que me parecía que todos me llegaban en ringlera, no teniendo que esperar uno por el otro, para que no se enfadasen ninguno. Y allí mismo por este procedimiento que nuestros progenitores nos hacían, comprendimos que nada bueno los guardias a nuestros padres les habían hecho. Y claro que no era nada respetable ni justo, sino un atropello despiadado, inhumano, mezquino, repugnante y apartado de la Justicia a tanta distancia, como la que existe desde la Tierra hasta el Infinito Cielo. Resulta que la canallesca ley que en aquella para mí inolvidable época existía, nos había condenado a ir a un reformatorio, o a que pagasen nuestros padres una multa de ciento cincuenta pesetas en papel del Estado, en el término de treinta días. Y fue entonces cuando yo empecé a preguntarme, ¿que qué era lo que tenían que reformar en mi...? ¿Acaso entraba en la reforma que aquella ley que estaba por todos los rincones de la Patria haciendo encima de los vencidos y sus descendientes, asesinar a nuestros padres, hermanos, parientes y hasta madres, privarnos de nuestra libertad, y robarnos cuánto teníamos? —¿Aquella ley digo, todavía tenía que reformar algo más en mí, que en un principio ya no hubiese inhumana y endemoniadamente reformado? Yo que era en aquel lleldar un pobre niño de poco más de ocho años, condenado precisamente por la misma ley, a no tener jamás ya el amoroso cariño de mi padre, yo que había sido condenado como todos los jóvenes hijos de los vencidos y encarcelados y asesinados padres, yo que estaba lleno de hambre, de miseria, de sufrimiento y de una soledad inconsolable, yo que si quería comer un trozo de pan duro, tenía que caminar descalzo y medio desnudo, por entre las zarzas y guijarros de las montañas, esclavizando mi cuerpo y mis sentidos, en el cuidado de unos ganados que no eran míos, a mí, a un ser así de natural, puro, desamparado y desgraciado, ¿aún quería aquella entroyada (sucia) ley reformarme por considerarme malo? —Yo nunca he sido político, pienso ahora, ni tampoco con mis palabras harto vulgares y aldeanescas, pretendo fomentar el odio hacia nadie, soy ante todo un liberal disciplinado, que ama a mi Patria, por la que estoy en cualquier momento dispuesto a morir, pero me creo con el suficiente derecho de contar al mundo de cuanto yo he sufrido, que es el retrato de tantos otros huérfanos de guerra que lo mismo que yo tanto sufrieron, aunque más en duda, pongo que lo hubieran hecho, quiero contar todo lo que considero que siendo verdad, no debe ser olvidado, y desearía con toda mi alma, que mis palabras tuviesen repílos (ecos) más clarividentes, que los que en su origen se formaron, para que llegasen a todos los oídos, y en sus mentes gigantesca Humanidad digna y justa edificasen, que diera paso a una libertad liberal y disciplinada, que atrancase (cerrase, peslase) sus puertas a todo cuanto no fuese digno y honrado, de esta sencilla y natural manera, la fraternidad sería por primera vez, el tesoro más puro, luminoso y deseado, que la Humanidad en toda su existencia hubiese conquistado. En este relato, que para muchos críticos comedores, que sólo saben fartase comu gochus (comer como cerdos) e intentar con sus medios deshacer lo que alguien con más capacidad creativa que ellos, más bien o peor ha edificado, digo yo, que muchos críticos fanáticos defensores de normas idealísticas, que con sus leyes en la ocasión asquerosamente convencionales, que lograron deshacer el destino que a mi vida creo que le pertenecía, al igual que a toda la generación de los hijos de los perdedores, no les agradara en absoluto, que un hombre que fue despojado de cuanto poseía, y empujado vengativa y canallescamente al arroyo, cuando él por ser un niño, no podía defenderse, tenga ahora la osadía, con sus pobres medios culturales, d’abayucar la trelda (revolver la porquería), que nadie hasta el presente, tan ajustada y verídicamente pudiera contar jamás. Digo porquerías, pues es eso precisamente lo que suelen dejar las secuelas de una guerra civil, y pobre de aquellos países que la sufran, porque sus hijos quedarán divididos, y los perdedores, tendrán que soportar un yugo, que más flojo, o menos prieto, esclavizándolos los ha de postergar. En este relato retrato yo, al vencedor y al vencido, menos al perdedor de quien soy hijo, ya que he tenido la desgracia de conocerle cuando el desventurado ya era un vencido, pero con el vencedor he vivido siempre, sirviéndole con decencia y honradez, silenciosamente observándole siempre, y no recibiendo de él, nada más que calamidades y ofensas, y sin embargo, nunca le odié, siempre disciplinadamente le serví, y si en el lleldar se siente ofendido por lo que de verdad digo, espero que se comporte conmigo, de la misma manera que con él siempre yo he hecho. Sé que estas narraciones no se han de publicar en mi Patria, porque la censura no permitirá que el hijo más humilde, cuente una verdad que denigra no a mi querida y noble España, sino algunos de sus inamovibles sistemas, pero tengo la firme certeza, que algún querido hermano país, sin el menor odio ni rencor sí ha de hacerlo, y con esta mi voz del pueblo, sencilla y natural, ubérrima y estéril, millones de seres de la Tierra habrán de saber, que hoy todavía, vive en mi Patria, la mitad de una generación, descendiente de los perdedores de la sanguinaria Guerra Civil que empobreció a la más maravillosa nación del mundo como es mi España, apartados de todo acceso a cualquier puesto de responsabilidad, bien en el gobierno, en los sindicatos, o en cualquier otro lugar, de responsabilidad de la Patria. Y desde aquí, invito a todos los españoles para que investiguen esto que he dicho, y ya verán como es una verdad, que no admite discusión posible. Cuánto placer sentiría yo si me pudiese expresar con ustedes en la maravillosa, ancestral y rica Lengua Asturiana, pues para mí, decir las cosas en Castellano es un verdadero fastidio, con tantos puntos y comas, y demás signos ortográficos, que para un hombre sin estudios de ninguna clase como yo, es una verdadera tortura, pues mi imaginación que idea y piensa con la fuerza de un enorme río enloquecido, a la hora de querer contar estas copiosas cosechas, que hasta en los mismos sueños me alumbra, cuando me pongo a escribir todos estos pensamientos y acaeceres, al expresarlos en español, meto la pata hasta los corbétchones, por esto ruego me perdonen, y háganse a la idea, de quién les está hablando, no es nada más que un humilde aldeano, sin más escuela que la siempre dura universidad de la vida. Y con la fortuna o desgracia de haber nacido con el embrujador duende de ser soñador, no por aparentar, por ocio o por estudio, sino con la intima necesidad que me tortura el alma, al mismo tiempo que me embarga dentro de una felicidad, que me hace en ocasiones ser dichoso, sin jamás haber sido feliz, y en otras dimensiones me llena de tal tristeza, que en apariencia sin sucederme nada, me encuentro tan apenado y deprimido, que todo cuanto me rodea y hasta yo mismo, me parece la pestilente porquería, con que se harta sin jamás hastiarse, el nefasto diablo al que entusiasmados y egoístas servimos. Enteponíu colaba you dellantre de miou madre, espatuxandu caleya adiantre, afalau per las engafuráes pallabres de miou má, camín de la nuesa teixá. (Conducido corría yo delante de mi madre, caminando rápido calleja arriba, arreado por las envenenadoras palabras que mi madre me dirigía, a la vez que hacia nuestro hogar nos acercábamos. Yo miraba arisco para ella, pensando que me iba alcanzar presto, para propinarme ante mis vecinos, otra somanta (paliza) como la que de aun mi cuerpo se condolía. Al fin llegamos a nuestra casa, y ya en ella encoyíu (encogido) por el temor, aguardaba resignado que mi madre calmara su furia dándome una nueva cuera, que mereciéndola, no la merecía. Estaba visto que llevaba unos días, que todos los golpes me habían elegido a mí para sus descansos, primero el cobarde de mi amo, que con sus asquerosas manos, me había puesto el rostro, tan descalabrado que no había en él un lugar sano donde coyera una guya (cupiera una aguja), después el canalla del guardia, que me dejara las orejas tan maltratadas, que me parecía que no eran mías, y para finalizar mi madre con aquella argurtóuxa tocata que m'apurriera (alta paliza que me propinara), que según me parecía, no había sido nada más que la parba (desayuno breve) de la que se esperaba Furibunda y desesperada asiome mi madre por mis maltrechos hombros, y al mirarme yo en sus hermosos y enojudos ojos, pude ver en lo más profundo de ellos, el desmesurado amor que la pobre me tenía, y lejos de azotarme como yo pensaba, sólo me preguntó muy apenada y preocupada: ¿De dónde vamos a sacar esas ciento cincuenta pesetas Xulín? ¡En alguna parte hijo, nos las agenciaremos, porque yo no permitiré que esta canallesca ley, hecha por indeseables sin entrañas, te lleven al reformatorio, donde ellos se tenían primero que reformar, para no seguir sembrando entre los desventurados vencidos, tanta vengativa y nefastosa canallada! Al día siguiente al rayar el alba, después de desayunar el rabón, (leche ácida cocida con harina de maíz) del que yo sí que me harté, pero ella la pobre apenas comió unas cucharadas, armada mi madre de un azáu (hacha) que había pedido prestado a un vecino, y yo de una foiceta (hoz) de podar la leña, fuimos al monte comunal a baltiar (cortar) leña, pues un carro de leña de encina, roble y espinero, que pesaba más de tres mil kilos, pagaba el maestro panadero, de la única panadería que había en el concejo, cincuenta pesetas por él, así que teníamos todo un mes por delante, para preparar los nueve mil kilos de leña, que nos proporcionarían las ciento cincuenta pesetas, con las que calmaríamos las iras de aquella inhumana ley, que tan despiadadamente nos había castigado. Parecía que mi madre poseía la fuerza del más intrépido de los hombres, talmente era un gigante que con una fiereza incomparable, chorreando sudor y espelurciada su rubia cabellera al viento, cortaba sin el menor descanso encinas, robles y espineros, mientras que yo imitándola en cuanto podía, podaba aquellos arbustos con el más grande de todos mis entusiasmos. Serían las tres de la tarde y no habíamos hecho aun el más pequeño descanso, cuando mi madre me dijo que buscase caracoles, que se criaban en abundancia por aquellos lugares, tal cosa hice mientras que ella prendía un buen fuego, y allí asamos los caracoles que al ser atacados por el calor, estiraban su cuerpo asándose perfectamente, y fue aquella asquerosa comida la que mitigó nuestra hambre. Y así un día, y quince, y veinte, hasta que logramos preparar sin desfallecer ni descansar, los tres carros de leña, acarreándolos a las costillas, en otras ocasiones poleándolos (haciéndoles rodar) por entre los zarzales y las peñas, hasta poder llegar con tan copiosa cantidad de leña, al estratégico lugar donde el panadero con su carro, pudiera cargar la leña. Estábamos embalagándola (apilándola) mi madre y yo muy ufanos y satisfechos, de la difícil victoria que habíamos en tan escaso tiempo conseguido, porque en duda pongo, que pocas gentes en todo el Universo en las circunstancias que nosotros nos encontrábamos hubieran podido lograrlo. Digo yo que en tal trabajo nos encontrábamos amontonando aquella leña, que todos los tochos (leños) medio descortezados por la cantidad de veces, que fue menester rodarlos por entre los cuetus (piedras) que poblaban aquel xerrapeíru (sierra) daban señales y no por los cortes de las herramientas, de haber sufrido lo indecible por encontrarse despeyexáus (despellejados) hasta casi el total emporricamiento (desnudez) de las arnas (cortezas) que los cubrían. Nuestras físicas humanidades se encontraban tan maltrechas después de tantos días de sobrehumano trabajo y de raquíticos y deplorables alimentos, que tal parecía que éramos cadabres (cadáveres) vivientes, sino supiesen cuantos nos conocían, que éramos dos invencibles barras del más puro acero. Yo descalzo de afechu (del todo) y mi madre con las alpargatas dándoles vueltas alrededor del tobillo, imposibilitadas del menor encatesu (remiendo) todas nuestras escasas vestiduras lucíanse tan acuchilladas, como si fatáus (muchos) puñales anárquicamente las hubieran rasgado. Y nuestras pieles por todos los lados se encontraban arraguñáes (arañadas), pinchadas, magulladas, en definitiva martirizadas por las piedras, por los espinos, por la infinidad de arbustos que en aquella sierra casi inaccesible para las mismas cabras, yo y mi madre como dos guerreros invencibles, cortamos aquellos tres carros de leña, que al decir de mi madre, servirían estupendísimamente bien para amagostar (asar) a la propia ley, y a los sinvergüenzas y deshumanizadores fascistones que la vieran fechu (hubieran hecho). Y en postura tan deplorable se empobrecían nuestros desventurados cuerpos, por todo lo contrario, nuestros espíritus se lucían sanos y fortalecidos, orgullosos y alegres, por haber conseguido aquel trabajoso y casi imposible triunfo. También solía decir mi madre dentro de una rabia y desilusión enfurecida, que si los «roxus» (rojos) hubiesen batallado con el mismo ardor, e indómito entusiasmo que nosotros habíamos puesto, todos los fascistones de Europa serían nada para vencerlos, ni en lo más mínimo. Vuelvo a repetir, que concluíamos mi madre y yo de empericotar (apilar) los cuatro leños que faltaban para dar por terminada aquella proeza, cuando la diosa fortuna nos vino a visitar en la forma de Falu el maderero, que más o menos, esto fue lo que nos hizo, y nos dijo: ¡Buenas tardes Lluza!, que así era como llamaban en asturiano a mi madre, ya que en castellano su gracia es Luzdivina. ¡Se ‘l tou home allevantara la motchera, ya te viera a tí ya ‘l tuo fiyiquín, nel estáu que vus deixó la llamazoúsa ley del venceor, paime amín, qu'el probetayu espavoríu per tan grandie inxusticia, oitra vez se morrería! (Si tu marido volviera al mundo y te viera a ti y a tu pequeño hijo, en la situación que os ha dejado la fangosa ley del vencedor, me parece a mí, que el pobre lleno de un enloquecedor pavor por tan grande injusticia, otra vez se volvería a morir). —Recuerdo yo muy bien, lo mismo que si en este momento de nuevo lo estuviese viviendo, lo que me ha hecho esta canallesca ley que ahora a ti te martiriza, cuando en los frentes de Teruel me cogieron prisionero. Me internaron en un campo de concentración, y me dieron más palos que días me quedan de vida, aunque muerra tan viétchu (muera tan viejo) como Marcelín el de Fresnedo, que le llevó Dios cuando pasaba de los ciento diez años. Como comida nos daban una lata redonda de sardinas o bonito, que los prisioneros le llamábamos «el reloj», ya que así era de pequeña. Cuando te salía podre, que sucedía la mayor parte de las veces, te pasabas el día haciendo vigilia. ¿Cuánto te va a dar el panadero por esta leña Lluza? ¡Hombre yo creo que son tres carros buenos, y como está pagándose a diez duros el carro, pues me dará treinta! ¿Algamate? (alcánzate para la multa). ¡Sí Falu, ye lu xustu! (Es lo justo). Rafael, que así se llamaba Falu, (uno de los hombres más honrados, trabajadores y enteros que yo he conocido), a la vez que del bolsillo interior de su chaqueta sacaba la cartera dijo: ¡Mera compañera, voy a venir con el camión de la compañía maderera y llevar toda esta montaña de leña a Trubia, yo te voy a entregar ahora por ella trescientas pesetas, si después vale más, ya te daré el resto, y si vale menos, considera ese dinero que te di, como regalo de un roxu decente ya honráu comu tú le yes miou neña! (Rojo decente y honrado como tú lo eres mujer). Al día siguiente que era feria semanal en la capital del concejo, pidiole mi madre prestado a una buena vecina amiga suya un paxiechacu (traje, vestido) y unas zapatillas, y así vestida de prestado la pobre, se trasladó bien de mañana a la Villa, pagó la multa a aquellos canallas que servían a una ley tan ultrajante, que a los vencidos y sus inocentes descendientes peor que a apestosos esclavos nos trataba. Luego, después, compró ella un paxietyín (un vestidito), unas zapatillas y unas madreñas, para mí, un buzo, que era la vestimenta que entre los pobres se estilaba, unas alpargatinas y unas fuertes madreñas, y después de mercar algunas cosas necesarias, vino para casa la mar de contenta y satisfecha. Y ahora yo me pregunto a muchos años de distancia, viviendo aquellos por mí vividos pisoteados y vengativos tiempos, ¿a qué asesinas, sucias y cobardosas manos, irían a parar, aquellos nuestros dineros, ganados con el sobrehumano esfuerzo y la más justa honradez, manchados por la sangre de nuestras heridas producidas en el agotador trabajo, y mojados por tantas gotas de sudor, como de estrellas debe de haber en el infinito cielo? ¿No se dan cuenta amigos lectores, que injusticias como ésta, o de otra índole aun mayores, deben de contarse al Mundo, pese a quien pese, para quienes las escuchan forjen en sus sentimientos, de que en toda guerra, y sobre todo las civiles, dejan tras de sí, primeramente el dolor más deshumanizante, después las venganzas más pervertidas, que darán vida con fuerza ilimitada, a la repugnante, sanguinaria y odiosa fiera, que todo ser humano, desde los primitivos tiempos de su nacencia, lleva celosamente escondida, en el apartamiento más oscuro y más brillante de su espíritu, donde se mueve gozoso el sentimiento humano, tras de saber que a su Prójimo bien le ha hecho, y se revuelve envilecido, encanallado y airado por el odio y las iras endiabladas, cuando también comprende que a sus semejantes, en el dolor y el sufrimiento los ha sumergido. Y fue precisamente a estos desatinados sentimientos, manejantes en aquellos tristes momentos, de las inhumanas leyes que regían los destinos de mi Patria, donde fueron a parar mis dineros, mis primeros dineros, ganados con más santidad y honradez, que pueda llevar dentro la propia Hostia Santa, que es tanto como decir, que sólo los mismos demonios faltos de toda conciencia y sin el más mínimo sentimiento de honestidad, podrían sin sentir asco de sus propias personas, apoderarse de los honrados y muy fatigosos trabajos, de una viuda de los roxus (izquierdistas, rojos, por el mismo estilo), y de un huérfano de los mismos. ¡¡Yo creo, que como aún no habían satisfecho sus ansias asesinas, con la muerte de mi padre y de tantos inocentes, precisaban en el momento que preciso les venía, afestinarse en postres con el esfuerzo y sufrimiento de sus deudos!! Durante algunos días viví yo jugueteando por la aldea, mi vida sin ninguna preocupación, muy contento porque iba vestido con aquel mono nuevo, más delgado que un papel de fumar, ya que se me había esgazáu (roto) por más de media docena de lugares, pero aún así, a mí me parecía que llevaba puesto, mejores galas que el mismo vencedor, que poco lucía sobre sus costillas, que se le pudiera denominar verdaderamente honrado. Mi madre mientras tanto, seguía incansablemente trabajando por las tierras de los vecinos, sin jamás cobrarles ni una peseta de sueldo, pues ella tan sólo quería, que al cambio de sus sudores le dieran una cestina de patatas, una fontadina de farina, ou de fabes lu mesmu foran prietes que blanques, d'arbeyinus ou d'oitra cebeira, dalgún terreñaín de lleiche, mazá, tarabazá, ‘n culiestrus ou cabantes de brañar. (Una fuente de harina, o de alubias de cualquier marca o color que fueran, de guisantes o de cualquier otro cereal que fuera, algún jarro de leche, desnatada, cuajada, o la que alumbran las vacas recién paridas, o de la que terminasen de ordeñar a una vaca de leche). Ella llegaba todos los atardeceres a nuestra casa, sudorosa y cansada, pero resplandeciente de alegría, porque en su mandil traía mi comida. Luego, después de que yo me hartaba, nos acostábamos los dos en aquel jergón de sacos, repleto de hojas de maíz y también de pulgas, y abrazada a mí, se quedaba muy pronto profundamente dormida. Yo que desde niño he dormido poco siempre, quizás para hacer bueno el dicho que de camino me invento, que considera al que poco duerme más infeliz, que quienes tienen la dicha de dormir prácticamente, dentro de estos mis desvelos, en la silenciosa tranquilidad de la noche de aquella amplia sala desmueblada, cuyas paredes y techo estaban del sarro que deja el humo, y plagadas de arroxetáus (enrubiecidos) goterones, que ponían al descubierto las primeras pinturas que habían tenido, fendíu (cortado) de continuo este silencio, por el risueño y sórdido murmullo que alumbraba el pequeño río que vertiginosamente se deslizaba a menos de diez metros de nuestra casa, y otras veces también era enruxeráu (alterado) aquel silencio, por los ladridos de los perros de la aldea, o por el cante siempre misterioso y apabullador que hacen las curuxas (buhos) en la noche, cuento yo en que estos desvelos, observaba el placenteroso dormir de mi madre, con su respirar acompasado, fuerte y sano, con todos sus acerosos músculos, con naturalidad relajados, talmente parecía mi madre del todo inofensiva, mas sin embargo, aquel perfecto y vigoroso cuerpo que acoplaba fuerzas en el descanso, de la misma natural manera que agigantadamente dormido descansaba, cuando despierto se hallaba, se transformaba en un invencible e incansable guerrero, condenada ya a luchar en l'engarradiétcha del trabayu (la pelea del trabajo), todos los momentos de su vida, por los mismos endemoniados vencedores, que primeramente le habían achuquináu ‘l sou home ya lus sous fíus. (Asesinado a su marido y a sus hijos). Y ahora que ya todo ha pasado, y lejos de olvidarlo se agiganta cada día más en mi mente, yo me pregunto, que si mi madre no hubiese sido así de luchadora, de brava, de valiente y honrada, qué seria de mí y de ella misma, acosados en todo momento por la ley insana del vencedor, y xunius (uncidos) también para siempre, en el desventuroso carro de la esclavitud bien vigilada, por el látigo y la pistola del triunfador.Primer Diccionario Enciclopédicu de la Llingua Asturiana > carraca
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9 do
do, dăre, dĕdi, dătum - tr. - - Quelques formes archaïques: - danunt = dant - duim = dem - duis = des - duit = det - duint = dent - duas = des - dane = dasne. - voir datum. - voir datus. - voir dato. [st1]1 [-] donner, offrir, confier, remettre, admettre, accorder, permettre, concéder, présenter. - Ea causa illam (= ancillam) emi, dono quam darem matri meae - Ne duas (illam), neve te advexisse dixeris, Plaut. Merc.: Je l'ai achetée pour la donner à ma mère - Ne la lui donne pas et ne dis pas que tu l'as ramenée. - dare alicui aliquid in manus: donner qqch à qqn en mains propres. - dare alicui copiam: donner à qqn la possibilité. - manus dare: se rendre. - dare terga: tourner le dos, fuir. - dare ut: - [abcl]a - accorder de (que). - [abcl]b - admettre que. - id certe non dant ut... Cic.: ils n'admettent certainement pas que... - dabat et famae, ut... Tac.: il tenait aussi à faire croire que... - da femina ne sim, Ov. M. 12: accorde-moi de n'être pas femme. - dare iter alicui per provinciam: permettre à qqn de passer par la province. - dare + adj. verbal: donner à (l’adjectif verbal a le sens de l’infinitif de but.) - agros locupletium colendos dedit, Cic.: il donna les terres des riches à cultiver. - dare id alicui cogitendum, Cic.: soumettre cela aux réflexions de qqn. - dare operam alicui rei: se consacrer à qqch. - dare operam ut + subj.: faire en sorte que. - dare bibere: donner à boire. - da mihi castra sequi: permets-moi de suivre le camp. - dare inter sese: [donner entre eux]= échanger mutuellement. - dantur opes nulli nunc nisi divitibus, Mart. 5, 81, 2: on ne prête qu'aux riches. - dare nomen: donner son nom, s’enrôler (pour le service militaire). - impers. - datur: il est donné, il est permis, on permet, on peut. - interim recedere sensim datur, Quint. 11, 3, 127: on peut toutefois se reculer tout doucement. - nonne cernere datur...? Plin-jn.: ne nous est-il pas donné de voir...? - dari sibi diem postulabat, Plin. Ep. 9: il demanda qu'on lui accordât un délai. - locus se dat: l’occasion se présente. - ut res dant sese, Ter.: selon que les choses se présentent, selon les circonstances. [st1]2 [-] mettre, remettre, livrer, abandonner; jeter, placer; servir (à table). - data pridie Kal. Decembr.: (lettre) datée de la veille des calendes de décembre. - hostes in fugam dare: mettre les ennemis en fuite. - aliquem in custodiam dare: mettre qqn en prison. - ad terram aliquem dare: jeter qqn à terre. - dare se aegritudini: s'abandonner à la tristesse. - dare aliquem leto, Phaedr.: mettre à mort qqn. - dare diripiendam urbem, Cic.: livrer la ville au pillage. - dare praedae, Liv.: livrer au pillage. - dare funera in rogos, Ov.: jeter des cadavres sur les bûchers. - dare alicui turdum, Hor.: servir une grive à qqn. [st1]3 [-] attribuer, imputer; fixer (un jour); imposer. - avec double dat. - vitio alicui aliquid dare: reprocher qqch à qqn. - crimini dedit mihi meam fidem: il m’a reproché ma bonne foi. - dare aliquid alicui laudi: louer qqn pour qqch. - dare diem colloquio: fixer un jour pour un entretien. - dare diem alicui: assigner qqn en justice. - dare alicui negotium ut...: donner à qqn la mission de... - Fabio datum ut... Liv.: on chargea Fabius de... [st1]4 [-] causer, provoquer, produire. - alicui damnum dare: causer du dommage à qqn. - dare foras librum (= edere librum), Cic. Att. 13: publier un livre. - dabat omnia tellus, Ov.: la terre produisait tout. [st1]5 [-] dire, exposer, raconter. - iste deus qui sit, da nobis, Virg.: dis-nous quel est ce dieu. - quam ob rem has partes didicerim, paucis dabo, Ter. Heaut.: pourquoi ai-je appris ce rôle? Je vais le dire en peu de mots. - Thessalici da bella ducis, Val. Fl. 5: chante les combats du héros thessalien. [st1]6 [-] nommer, prononcer (un jugement); juger. - dare sententiam: prononcer une sentence. - absentibus secundum praesentes dabat, Suet.: il donnait gain de cause aux parties présentes contre les absents. - dare litem secundum aliquem: donner gain de cause à qqn. - si contra te lis data erit, Gell.: si c'est à toi qu'on donne tort. [st1]7 [-] faire jouer, jouer, représenter une pièce (de théâtre). - dare fabulam: jouer une pièce. [st1]8 [-] locutions diverses. - in pedes se dare: s’enfuir. - se dare alicui, alicui rei: se consacrer à qqn, à qqch. - dare operam alicui rei: s'adonner à qqch, s'appliquer à qqch. - dare operam valetudini: s'occuper de sa santé. - poenas dare: subir un châtiment, être puni. - sic datur, Plaut.: tel est ton destin! tu as ce que tu mérites: attrape! - dare tabellam de aliquo: **donner au juge un bulletin pour qu'il prononce la sentence de qqn** = faire prononcer une sentence.* * *do, dăre, dĕdi, dătum - tr. - - Quelques formes archaïques: - danunt = dant - duim = dem - duis = des - duit = det - duint = dent - duas = des - dane = dasne. - voir datum. - voir datus. - voir dato. [st1]1 [-] donner, offrir, confier, remettre, admettre, accorder, permettre, concéder, présenter. - Ea causa illam (= ancillam) emi, dono quam darem matri meae - Ne duas (illam), neve te advexisse dixeris, Plaut. Merc.: Je l'ai achetée pour la donner à ma mère - Ne la lui donne pas et ne dis pas que tu l'as ramenée. - dare alicui aliquid in manus: donner qqch à qqn en mains propres. - dare alicui copiam: donner à qqn la possibilité. - manus dare: se rendre. - dare terga: tourner le dos, fuir. - dare ut: - [abcl]a - accorder de (que). - [abcl]b - admettre que. - id certe non dant ut... Cic.: ils n'admettent certainement pas que... - dabat et famae, ut... Tac.: il tenait aussi à faire croire que... - da femina ne sim, Ov. M. 12: accorde-moi de n'être pas femme. - dare iter alicui per provinciam: permettre à qqn de passer par la province. - dare + adj. verbal: donner à (l’adjectif verbal a le sens de l’infinitif de but.) - agros locupletium colendos dedit, Cic.: il donna les terres des riches à cultiver. - dare id alicui cogitendum, Cic.: soumettre cela aux réflexions de qqn. - dare operam alicui rei: se consacrer à qqch. - dare operam ut + subj.: faire en sorte que. - dare bibere: donner à boire. - da mihi castra sequi: permets-moi de suivre le camp. - dare inter sese: [donner entre eux]= échanger mutuellement. - dantur opes nulli nunc nisi divitibus, Mart. 5, 81, 2: on ne prête qu'aux riches. - dare nomen: donner son nom, s’enrôler (pour le service militaire). - impers. - datur: il est donné, il est permis, on permet, on peut. - interim recedere sensim datur, Quint. 11, 3, 127: on peut toutefois se reculer tout doucement. - nonne cernere datur...? Plin-jn.: ne nous est-il pas donné de voir...? - dari sibi diem postulabat, Plin. Ep. 9: il demanda qu'on lui accordât un délai. - locus se dat: l’occasion se présente. - ut res dant sese, Ter.: selon que les choses se présentent, selon les circonstances. [st1]2 [-] mettre, remettre, livrer, abandonner; jeter, placer; servir (à table). - data pridie Kal. Decembr.: (lettre) datée de la veille des calendes de décembre. - hostes in fugam dare: mettre les ennemis en fuite. - aliquem in custodiam dare: mettre qqn en prison. - ad terram aliquem dare: jeter qqn à terre. - dare se aegritudini: s'abandonner à la tristesse. - dare aliquem leto, Phaedr.: mettre à mort qqn. - dare diripiendam urbem, Cic.: livrer la ville au pillage. - dare praedae, Liv.: livrer au pillage. - dare funera in rogos, Ov.: jeter des cadavres sur les bûchers. - dare alicui turdum, Hor.: servir une grive à qqn. [st1]3 [-] attribuer, imputer; fixer (un jour); imposer. - avec double dat. - vitio alicui aliquid dare: reprocher qqch à qqn. - crimini dedit mihi meam fidem: il m’a reproché ma bonne foi. - dare aliquid alicui laudi: louer qqn pour qqch. - dare diem colloquio: fixer un jour pour un entretien. - dare diem alicui: assigner qqn en justice. - dare alicui negotium ut...: donner à qqn la mission de... - Fabio datum ut... Liv.: on chargea Fabius de... [st1]4 [-] causer, provoquer, produire. - alicui damnum dare: causer du dommage à qqn. - dare foras librum (= edere librum), Cic. Att. 13: publier un livre. - dabat omnia tellus, Ov.: la terre produisait tout. [st1]5 [-] dire, exposer, raconter. - iste deus qui sit, da nobis, Virg.: dis-nous quel est ce dieu. - quam ob rem has partes didicerim, paucis dabo, Ter. Heaut.: pourquoi ai-je appris ce rôle? Je vais le dire en peu de mots. - Thessalici da bella ducis, Val. Fl. 5: chante les combats du héros thessalien. [st1]6 [-] nommer, prononcer (un jugement); juger. - dare sententiam: prononcer une sentence. - absentibus secundum praesentes dabat, Suet.: il donnait gain de cause aux parties présentes contre les absents. - dare litem secundum aliquem: donner gain de cause à qqn. - si contra te lis data erit, Gell.: si c'est à toi qu'on donne tort. [st1]7 [-] faire jouer, jouer, représenter une pièce (de théâtre). - dare fabulam: jouer une pièce. [st1]8 [-] locutions diverses. - in pedes se dare: s’enfuir. - se dare alicui, alicui rei: se consacrer à qqn, à qqch. - dare operam alicui rei: s'adonner à qqch, s'appliquer à qqch. - dare operam valetudini: s'occuper de sa santé. - poenas dare: subir un châtiment, être puni. - sic datur, Plaut.: tel est ton destin! tu as ce que tu mérites: attrape! - dare tabellam de aliquo: **donner au juge un bulletin pour qu'il prononce la sentence de qqn** = faire prononcer une sentence.* * *Do, das, dedi, datum, dare. Donner, et faire celuy à qui l'on donne, seigneur de la chose donnee.\Da te mihi. Terent. Fay ce que je te diray.\Alicui se dare. Cic. S'addonner à suyvre aucun et le hanter, et aucunement s'assubjectir à luy.\Si viuo, adeo exornatum dabo, vt dum viuat, meminerit semper mei. Terent. Je l'accoustreray en telle sorte.\Oculos natura nobis ad motus animorum declarandos dedit. Cic. Nous a donné pour, etc.\Quis enim tibi dederit aut Deum omnia posse, aut, etc. Qui est ce qui t'accordera que, etc.\Puero quoque hoc a me dabis. Cic. De par moy.\Sed do hoc vobis et concedo, esse multos, etc. Cic. Je vous donne, accorde, et concede cela que, etc.\Da hoc illi mortuae, da caeteris amicis Cic. Fay cela pour l'amour et en faveur de la trespassee et de tes autres amis.\Exinde me ilico protinam dedi. Plaut. Je suis saillie incontinent hors de là.\Dare, Dicere. Plaut. Declarer, Dire.\Paucis dabo. Terent. Je declareray en brief.\Dare, Facere. Terent. Pol haud paternum istud dedisti. Ton pere ne t'avoit pas monstré de faire ceci, Tu as faict ici un tour que tu n'as pas apprins de ton pere.\Dabo statuam faciendam. Plaut. Je bailleray à faire.\Datur haec sexaginta minis. Plaut. On te la laisse pour, etc.\Vt res dant sese. Terent. Selon que les choses s'addonnent, ou viennent à poinct.\Vt se initia dederint, perscribas. Cic. Comme s'est porté le commencement.\Quod datur, accipio. Cic. Je me contente de ce qu'on me baille.\Dare actionem dicitur iudex, quando actiorem ad intendendam actionem admittit. Dicitur et Dare iudicium. Vlp. Vide actionem dare in AGO. Presenter ou mettre en barbe.\Dare aditum. Colum. Donner ou faire entree, Donner accez.\Adiumentum. Plaut. Aider, Faire avance.\Adiutorem ad rem aliquam. Terent. Donner aucun pour aide.\In adoptionem filium. Quintil. Donner son fils pour estre adopté par un autre.\In aequor se dare. Virgil. Se jecter en la mer.\Amplexus dare. Virgil. Embrasser.\Animam sub fasce dare. Virgil. Mourir soubs le fardeau.\Animos dare. Virgil. Donner courage, Encourager.\Animum suum alicui. Plaut. Mettre son cueur et son affection en luy.\Dant animum ad loquendum libere. Liu. Me donnent cueur et hardiesse de parler librement.\Animum moerori. Cic. Se contrister.\Annos venatibus. Valer. Flac. User ou employer son aage à la chasse.\Ansam ad reprehendendum. Cic. Bailler occasion.\Dare aquam in aluum. Celsus. Jecter dedens le ventre, comme un clystere.\Aquam manibus. Plaut. Verser de l'eaue sur les mains, Bailler à laver.\Arbitros dare. Caesar. Prouvoir les parties d'arbitres.\Auribus alicuius dare. Trebonius Ciceroni. Flatter aucun.\Aures dare. Seneca. Escouter, Prester l'oreille.\Aures suas alicui. Cic. Prester l'oreille, Donner audience.\Rem authorem. Plaut. Vide AVTHOR. Monstrer par effect.\Auxilia dare. Liu. Donner ou envoyer secours.\Beneficium dare. Cic. Faire plaisir.\Dare bibere. Terent. Donner à boire.\Boni multum alicui dare. Plaut. Faire grand bien.\Brachia dare ad funes. Ouid. Tendre les bras pour empoigner les chordes.\Brachia collo. Virgil. Accoller.\Caliginem dare. Liu. Donner obscurité.\Campo se dare. Virgil. Se mettre en plain champ.\Cantus dare. Virgil. Chanter.\Ad carnuficem dare. Plaut. Mettre entre les mains du bourreau.\Dare se in casum. Liu. Se mettre à l'adventure, et au hazard, Se hazarder.\Rem in casum dare, praelioque experiri statuit. Tacit. Adventurer.\In caueam dabo te. Plaut. Je te mettray en une cage.\Causam recusandi dare. Cic. Donner occasion.\Cibum ouibus dare. Varro. Donner à manger.\Ciuitatem alicui dare. Cic. Octroyer le droict de citoyen et de bourgeois en une ville.\Clamorem ad astra dare. Sil. Crier hault à merveilles.\Claritatem alicui dare. Plin. Le mettre en reputation, et luy donner bruit.\Claritatem arti alicui. Plin. La mettre en bruit.\Coenam alicui. Plaut. Donner à soupper.\Cognitionem Consulibus dat lex. Cic. Leur donne povoir et authorité d'en congnoistre.\Lacertis colla dare. Stat. Se laisser accoller.\Retro colla dare. Ouid. Tourner le col derriere.\Colloquium alicui dare. Liu. Le laisser parlementer avec soy.\Se comitem alicui. Liu. L'accompaigner, Luy faire compagnie.\Commeatum militi dare. Liu. Vide COMMEATVS. Luy donner congé pour quelque temps.\Connubia gentibus. Ouid. Donner des femmes en mariage.\Consilium dare. Terent. Donner conseil.\In conspectum dare. Terent. Presenter aucun, Mettre devant les yeulx, Mettre en barbe.\Se in conspectum alicuius dare. Cic. Se monstrer.\Se in consuetudinem vel familiaritatem alterius. Cic. Le hanter ordinairement, Prendre familiarité avec luy, Estre grandement son familier.\Copiam dare. Terent. Donner permission, Permettre.\Crimini dare. Cic. Accuser aucun, Mettre sus quelque cas à quelqu'un.\Crucibus. Plaut. Crucifier.\Curam alicui dare. Cic. Luy bailler charge.\In custodiam vel custodias dare. Liu. Emprisonner, Mettre en prison.\Se in custodiam dare. Cic. S'emprisonner soymesme.\Damnum dare. Plaut. Nuire et faire dommage.\Auxilia decus id non dant. Plin. Ne font pas avoir cest honneur.\Vos illi fugati exercitus dedistis decus. Liu. Vous luy avez donné l'honneur d'avoir mis en fuite, etc.\Defensionem dare. Suet. Ouir quelqu'un en ses defenses.\Dare se in delicias. Seneca. S'addonner à delices.\Dare dexteras. Plaut. Toucher en la main d'un autre.\Dextris inter se datis. Liuius. Ayant touché en la main l'un de l'autre.\Dexteram dare misero. Virgil. Aider et secourir.\Dare dextras, fidemque, haud impune adultero fore. Liu. Promettez en touchant en la main l'un de l'autre.\Haec vbi dicta dedit, stringit gladium. Liu. Apres avoir dict ces parolles.\Dicta dulcia dare. Plaut. Parler doulcement.\Diem. Cic. Donner jour, Adjourner.\Dari sibi diem ad diluenda crimina postulant. Plin. iunior. Ils demandent delay.\In discrimen legiones dare. Tacit. Mettre en danger.\Dare in diuitias filiam. Plaut. Marier richement.\Quo documentum dedistis hostibus, non cum Scipionibus extinctum esse nomen Romanum. Liu. Vous leur avez donné à congnoistre.\Dolorem alicui dare. Cic. Contrister aucun, Luy donner et faire ennuy.\Dolores ingentes. Horat. Donner et faire grans ennuis.\Se dolori dare. Plin. iunior. Se contrister.\Dare dono. Virgil. Donner en pur don.\Dotem dare. Terent. Donner dot, Assigner.\Dubitationem alicui. Caesar. Mettre en doubte et en crainte.\Duras alicui dare. Sub. poenas. Terent. Luy bailler fort à faire.\Epulas oculis dare. Plaut. Repaistre ses yeulx.\Esui dare. Plin. Bailler à manger.\Exceptionem alicui dare. Cic. Bailler exception.\Excidio ac ruinis opus aliquod dare. Liu. Destruire et ruiner, Demolir.\Da me excruciatum. Plaut. Tormente moy.\Exercitum ducendum dare. Liu. Donner la charge de conduire l'armee. \ Exilium dare alicui. Tacit. Bannir.\Exitio dare. Tacit. Faire mourir.\Expectationem dare. Cic. Mettre les gens en esperance.\Experimentum insignis artificii. Sueton. Faire preuve, Faire chef d'oeuvre.\Exuuias ad hostes dare. Plaut. Estre despouillé des ennemis.\Fabulam dare. Cic. Jouer une farce, ou Bailler une farce pour estre jouee. \ Factum dare. Plaut. Rendre faict.\Dare facere. Cic. Donner ou faire.\- dare facultatem obsecro Huic pariundi. Terent. Donnez luy l'aisance d'enfanter, Donnez luy le moyen.\His ego duobus generibus facultatem ad se aere alieno liberandas aut leuandas dedi. Cic. Je leur donnay le moyen.\Data est mihi facultas, vt meo arbitratu facerem. Cic. On m'a donné permission.\Famae aliquid dare. Horat. Faire quelque chose pour acquerir bruit et renommee.\Famae dare. Tacit. Publier, Divulguer, Semer par tout.\Famam celeritatis dare. Plin. Donner bruit.\Fidem dare. Cic. Promettre, Asseurer, Jurer.\Dare fiduciam. Liu. Asseurer, Donner hardiesse.\Flammas. Ouid. Jecter flamme.\Fluctibus dare se. Valer. Flac. Aller sur la mer, Se mettre sur mer.\Foenore dare. Plaut. Prester à usure, ou à interest.\In foenus. Varro. Bailler à usure, ou à interest.\Foras se dare. Lucret. Sortir dehors.\Foras vestem dare. Plaut. Prester sa robbe à quelqu'un qui n'est point de nostre maison.\Dare fraenos impotenti naturae et indomito animali. Liu. Bailler un mors pour donter, Bailler une bride, Tenir en bride et subjection.\Fructum meliorem arbores dare dicuntur. Columel. Porter meilleur fruict.\Fugam, stragemque. Liu. Mettre en fuite et tuer beaucoup de gens.\Dare aliquem in fugam. Caesar. Le faire fuir, Le mettre en fuite, Luy donner la chasse.\Gemitum dare. Virgil. Gemir.\Se gemitui dare. Cic. Se prendre à escrier doloreusement, et Mener dueil.\Gemmas digitis dare. Ouidius. Mettre en ses doigts des anneaux garniz de pierreries.\Dare aliquid gratiae alicuius. Liu. Faire quelque chose pour l'amour d'aucun.\Gustum dare. Senec. Donner une preuve ou essay, Faire une monstre de quelque chose parquoy on puist juger du reste, Donner à gouster et taster.\Gyros. Virgil. Apprendre à voltiger un cheval.\Habenas laxas dare. Virgil. Lascher la bride.\Quin te hilarem das mihi? Plautus. Que ne te resjouis tu, et fais bonne chere avec moy?\Dare aliquid honori alicuius. Senec. Faire quelque chose pour l'honneur d'aucun.\Hospitium dare. Ouid. Loger quelqu'un.\Hostem. Tacit. Presenter en barbe.\Iacturam dare. Plaut. Porter dommage.\Immunitatem muneris alicuius. Cic. Donner exemption d'aucune charge, Exempter.\Impetum dare. Liu. Donner dedens les ennemis, Courir de grand force et randon dedens les ennemis.\Impressionem. Liu. Donner de grande puissance dedens les ennemis, Choquer.\Impunitatem dare. Cic. Remettre la peine, Donner grace et remission ou pardon.\Incommodum. Cic. Faire dommage.\Indicia. Cic. Donner signes ou enseignes.\Inducias. Liu. Donner treves.\Insidias alicui dare. Plaut. Guetter, Espier, Tromper.\Iter. Liu. Donner passage.\Dare se itineribus. Cic. Se mettre à cheminer, S'acheminer.\Iucunditati se dare. Cic. S'esjouir.\Iugulum. Cic. Presenter le gosier pour souffrir et endurer la mort.\Iumentum. Terent. Donner aide, Aider et secourir.\Quum ius mihi dederis referendi ad te de quibus dubito. Plin. iunior. Veu que tu m'as donné loy et permission.\Iusiurandum. Plaut. Promettre par son serment, Promettre avec jurement.\Labem dare. Lucret. Cheoir, Tomber.\Se labori dare. Cic. Se mettre à travailler.\Lachrymas dare. Virgil. Larmoyer, Pleurer.\Me haec deambulatio ad languorem dedit. Terent. M'a fort lassé. \ Se in laqueum dare. Plaut. Se pendre.\Dat nemo largius. Terent. Il n'y a homme qui donne plus liberalement que luy.\Laudem alicui rei dare. Plin. La louer et priser.\Laudi dare. Cic. Louer.\Laxamentum legi dare. Cic. Donner quelque relasche.\Do lego. Iabolenus. Je luy donne et laisse.\Letho dare. Virgil. Tuer, Mettre à mort.\Libellos de re aliqua dare. Quintil. Composer et publier.\Pueris licentiam ludendi. Cic. Donner congé.\Linamentum dare in plagam. Celsus. Mettre de la charpie dedens la playe, ou une tente.\Lintea ventis dare. Ouid. Mettre la voile au vent.\Literas alicui dare. Cic. Bailler.\Literas alicui per aliquem. Cic. Envoyer par aucun.\Literas alicui ad aliquem. Cic. Bailler à quelqu'un pour porter à un autre.\Ad tuas literas ego eo ipso die dederam. Cic. Ce mesme jour j'avoye faict response à tes lettres.\Se alicui generi literarum dare. Cic. S'addonner, etc.\Locum dare. Plaut. Donner lieu.\Dare locum, pro Cedere. Terent. Faire place.\Ad ludendum se dare. Cic. S'addonner à jouer.\Magistros rerum esse dedit. Virg. Il les a faict et establi maistres et gouverneurs.\Malum alicui dare. Plaut. Faire du mal.\Mammam. Terent. Allaicter.\Dare mancipio, vel mancupio. Plaut. Vendre avec promesse de garantir.\Mandata dare. Cic. Bailler charge et commission.\Aliquid in mandatis. Plaut. Donner charge de quelque chose specialement parmi d'autres.\De manu pabulum porcis dare, cui opponitur Foris. Columel. De celuy qu'on ha de provision en sa maison, quand ils ne trouvent dequoy paistre aux champs.\Manum alicui dare. Plaut. Toucher en la main d'aucun en signe d'accord.\Manus alicui. Cic. Luy bailler ses mains, confessant estre vaincu, Se rendre et consentir à aucun, Luy donner gaigné.\Do manus. Cic. J'ay tort, Je le quicte, Je le vous donne gaigné.\Manus intus dare. Celsus. Mettre dedens, Fourrer dedens.\In manu dare. Cic. Bailler entre les mains, ou manuellement.\Aliquid in manum. Terent. Donner à aucun quelque chose secrettement, et sans tesmoing: comme à un juge qu'on veult corrompre, Mettre dedens la main.\Aliquid in manus hominum. Plin. iunior. Publier et mettre entre les mains des hommes quelque chose qu'on a faict.\Dare virginem alicui in manum. Terent. Quand un pere ou les tuteurs donnoyent une fille à aucun en mariage pour estre sa mere de famille et en puissance du mari, ce que toutes femmes n'estoyent pas.\Manu plena dare. Senec. Donner largement et beaucoup.\Dare manibus alterius. Liu. Faire quelque chose pour l'amour d'un trespassé. \ Materiam inuidiae. Cic. Donner occasion.\Ei filiam suam in matrimonium dat. Caesar. Il luy baille sa fille en mariage.\Super medicamentum glutinans dandum. Cels. Il fault mettre le medicament ou emplastre dessus.\Memoriae dare. Gell. Mettre par memoire et escrire.\Merita. Cic. Faire plaisir.\Modum alicui. Horat. Donner mesure.\Ad mortem dare. Plaut. Faire mourir, Mettre à mort.\Mores suos alteri dare. Plin. Luy apprendre sa facon de faire.\Motus dare. Virgil. Danser.\Muneri dare aliquid. Quintil. Donner en don.\Murmura dare. Ouid. Murmurer.\Mutuum. Terent. Cic. Prester.\Natalia dare. Cic. Faire banquet le jour de sa nativité.\Animal neci dare. Virgil. Tuer.\Dare negotium. Terent. Bailler charge.\Corpus in neruum ac supplicia dare. Liu. Pour estre mis au sep, et estre tormenté.\Nomen militiae et ad militiam dare. Liu. Se faire enrouler.\Nomen dare suo authori dicitur libellus. Ouid. Donner bruit et renommee.\Nomen alicui rei. Plin. Luy bailler nom, ou imposer.\Nouitatem vetustis dare. Plin. Faire une vieille chose neufve.\In nuptias dare. Terent. Bailler en mariage.\Nuptum dare filiam. Plaut. Bailler sa fille en mariage.\Obliuioni dare. Liu. Oublier.\Obsides dare. Caesar. Bailler ostage.\Obsidio datus alicui. Tacit. Baillé en ostage.\Obuiam dari. Terent. Estre rencontré.\Nihil est quod malim, quam illam totam familiam dari mihi obuiam. Terent. Rencontrer.\Operam. Terent. Mettre peine.\Operam alicui dare. Plaut. Luy aider.\Da mihi paulum operae. Terent. Aide moy un petit.\Ei rei operam dabant. Plaut. Ils ne taschoyent qu'à cela.\Ne te abduceret, operam dedi. Plaut. J'ay mis peine, J'ay donné ordre que, etc.\Benigne vt operam detis ad nostrum gregem. Plaut. Que vous nous oyez paisiblement.\Operam amori et desidiae. Plaut. Estre amoureux et s'addonner à paresse.\Operam aurium alicui dare. Plaut. L'escouter.\Operam auscultando. Plaut. Escouter.\Dare operam fabulae. Plaut. Escouter une fable.\Operam dare Platoni, et caeteris, pro Discipulum ei esse. Cic. L'ouir et estudier soubs luy, Estre son disciple.\Operam veteri domino. Plaut. Servir.\Id operam do vt, etc. Terent. Je mets peine à cela que, etc.\Operam liberis. Cic. Engendrer enfants.\Operam malam alicui dare. Plaut. Nuire.\Operam mutuam. Gell. Aider pour la pareille, A la charge d'en faire autant pour eulx, Prester une corvee.\Operam promissam. Plaut. Aider comme on a promis.\Operam rei. Terent. Mettre peine à acquerir des biens.\Operam sermoni reliquo. Cic. Parachever le reste de quelque propos.\Operam sermoni alicuius. Plaut. Escouter ce qu'il dit.\Operam somno. Plaut. Liu. Dormir.\Dare operam iuris ciuilis studio Q. Scaeuolae. Cic. Apprendre le droict civil soubs Scevola.\Operam tonsoribus. Suet. Faire accoustrer sa barbe et ses cheveuls et se faire peigner par le barbier.\Operam virtuti. Cic. Estudier à vertu.\- da mihi operam, vt Narrem quae volo. Plaut. Laisse moy raconter ce que je veulx.\Si des operam vt cum ratione insanias. Terent. Si tu mets peine, etc. \ Dabitur opera. Plaut. On y mettra peine.\Operas in portu dare. Cic. Avoir charge et entendre au faict du peage des ports et passages.\Operas in scriptura pro magistro. Cic. Entendre au faict de la ferme des forests et herbages pour le fermier.\Optionem dare. Liu. Donner le cheois.\Orationem alicui. Plaut. Donner audience, Laisser parler.\Oratorem. Plaut. Envoyer embassade.\Osculum dare, Osculari. Plaut. Baiser.\Se otio dare. Plaut. Se reposer.\Pacem dare. Plaut. Donner paix.\Danda palma docto oratori. Cic. Luy fault donner le pris.\Dare palmam alicui rei. Plin. La priser par dessus une autre.\Do palmam huic consilio. Terent. Ce conseil est le meilleur, Je luy donne le pris.\Partes alicui dare. Liu. Luy bailler charge.\Eloquentia, varietate, copia quam se cunque in partem dedisset, omnium fuit facile princeps. Cic. De quelque part qu'il se tournast.\Pausam conciliis. Lucret. Donner repos, Mettre fin.\Pectus dare ensibus. Seneca. Presenter et exposer sa poictrine aux espees.\In sumptum pecunias. Terent. Pour faire la despence.\Se in pedes dare. Terent. S'enfuir, Gaigner aux pieds.\Perniciem alicui dare. Cic. Donner malencontre.\Nae ego cum illo pignus haud ausim dare. Plaut. Je n'oseroye pas gager contre luy.\Da pignus, ni nunc peieres. Plaut. Fay gajure à moy que tu te parjures.\Pignori dare. Plaut. Bailler en gage, Engager.\Plagas dare. Plaut. Estre fouetté et batu.\Plausum. Cic. Heurter ou Frapper des pieds, Claquer des mains en signe de faveur.\Plausum pennis dare. Virgil. Battre des aelles.\Poculum alicui. Cic. Luy bailler quelque bruvage.\Poenas. Cic. Estre puni pour quelque meffaict, Comparoir quelque faulte.\Dedit poenas populo Romano. Cic. Le peuple romain a esté vengé de luy.\Potestatem. Plaut. Donner povoir et puissance.\In potestatem. Liu. Livrer entre les mains.\Potui dare. Celsus. Donner pour bruvages.\Potum arenti solo. Plin. Arrouser.\Praecipitem dare. Terent. Ruer du hault en bas, Precipiter.\In praeceps. Liu. Jecter du hault en bas. Et per translationem, Ruiner et destruire.\Praecepta dare. Virgil. Donner enseignements et doctrine.\Praeceptum. Liu. Faire commandement.\Ad eas res ab Epicuro praecepta dantur. Cic. Enseignements sont donnez.\In praemium. Liu. Pour remuneration et guerdon.\Quod praesens, tanquam in manu datur, iucundius est. Cic. Ce qu'on donne et qu'on livre quand et quand.\Dare praestare. Scaeuola. Bailler et delivrer.\Prandium. Plaut. Donner à disner.\Dare precibus alicuius. Plin. iunior. Octroyer la requeste à aucun, Faire quelque chose pour les prieres d'aucun.\Primas alicui rei dare. Cic. L'estimer la plus excellente de toutes les autres, Luy donner le premier lieu, La priser sur toutes les autres.\Principatum. Cic. Donner le premier lieu.\- quod dedit Principium adueniens? Terent. Quelle entree a il faicte?\Principium alicui rei dare. Lucret. Donner commencement.\Prolem dare. Virgil. Engendrer lignee.\Promissa. Catullus. Promettre.\Prouincias magistratibus, aut iis qui magistratu abierunt. Cic. Assigner et bailler à un d'iceulx le gouvernement de quelque province.\In publicum aliquid dare. Plin. iunior. Publier.\Pugnam. Plaut. Donner un assault, et faire quelque fascherie.\Ad purgationes cloacarum dare. Plin. iunior. Condemner à curer et nettoyer les esgousts de la ville.\In quaestionem dare seruos dicebatur dominus. Author ad Heren. Quand le maistre anciennement livroit ses serfs, et consentoit qu'on leur baillast la torture pour enquerir la verité de quelque faict concernant l'interest d'autruy.\Quietem membris dare. Virgil. Donner repos.\Quieti corpora. Liu. Reposer et dormir.\Se dare quieti ex labore. Caes. Se reposer apres avoir travaillé.\Rationem dare. Plaut. Donner le moyen de faire quelque chose.\Receptum facilem aut celerem. Caesar. Bailler aisee retraicte à gens de guerre.\Recessum. Caesar. Donner lieu pour reculer.\Reditum gloriosum alicui. Cic. Donner retour honorable.\Seruos ad remum dabamus. Liu. Nous fournissions chascun d'un nombre de serfs pour tirer à la rame.\Requiem nullam dare. Plin. iunior. Ne cesser.\Responsum dare. Cic. Faire response.\Risus alicui dare. Horat. Luy donner occasion de rire, le faire rire.\Oculis ruborem dare. Ouid. Faire rougir.\Dare in ruborem. Plaut. Faire devenir rouge.\Ruinam dare. Virgil. Tomber impetueusement.\Dare saltus. Ouid. Saulter.\Salutem alicui. Cic. Luy sauver la vie.\Salutem aduenienti. Plaut. Le saluer.\Quaenam vnquam ob mortem Myrtili poenis luendis dabitur satietas supplicii? Cic. Quand sera on saoul de, etc.\Dare se alicui. Terent. Se donner à aucun, et se mettre en sa sauvegarde. C'est aussi se laisser gouverner par aucun, et faire tout ce qu'il vouldra.\Alicui se dare ad docendum. Cic. Prendre la peine d'enseigner aucun.\Senatum legatis dare. Liu. Assembler le Senat pour donner audience aux embassadeurs.\Sententiam dare. Cic. Dire sa sentence.\Ad sepulturam dare. Cic. Enterrer.\Se sermonibus vulgi dare. Cic. Tascher à avoir la grace du peuple, et estre haultement loué de luy.\Se in sermonem aliorum dare familiariter. Cic. Se mesler parmi leur propos.\Seruandum dare. Terent. Donner en garde, Donner à garder.\Signum dare. Terent. Faire signe.\Signum oculis. Plautus, Oculis mihi signum dedit ne se appellarem. Il me feit signe des yeulx que je ne disse point son nom.\Signum tuba. Caes. Sonner la trompette.\Signum receptui. Liu. Sonner la retraicte.\Signi satis dedit, siquid esset quod posset dicere, se tacere non posse. Cic. Il a assez monstré et donné à congnoistre que, etc.\Silentium dare. Terent. Se taire, Faire silence, Ne faire point de bruit.\Solatia. Cic. Donner grand soulas et passetemps.\Se somno dare. Cic. Se mettre à dormir.\Membra sopori dare. Horat. Dormir.\Spatium conglobandi se, respirandi, aut docendi aliquem: et ad se colligendum et deliberandum. Liu. Caesar. Cic. Donner le temps et le loisir.\Speciem indolis clarum dare. Plin. iunior. Donner quelque grand signe et enseigne de bonté naturelle.\Specimen sui. Liu. Faire preuve de soy.\Spectandum dare. Plaut. Monstrer à quelqu'un, Bailler à regarder.\Spem dare. Plaut. Cic. Donner esperance.\Spiramentum. Plin. Bailler air.\In splendorem bullas forium dare. Plaut. Les brunir et faire reluire.\In stipendium pecuniam dare. Caesar. Pour la soulde des gensd'armes.\Stragem dare, pro Facere. Liu. Faire grande tuerie de gens.\Studii plurimum in literis dare. Quintil. Mettre grande estude aux lettres.\Suauium dare. Cic. Atticae meis verbis suauium des. Baise la à ma requeste.\Supplicium alicui de se dare. Plaut. Estre puni par aucun.\Suspicionem timoris dare. Caes. Faire semblant qu'on ha crainte, Mettre les gens en souspecon qu'on ha crainte d'eulx.\Symbolum dare. Terent. Contribuer à l'escot pour sa part avec les autres.\Da te hodie mihi. Terent. Je te prie fay aujourd'huy à ma fantasie, Fay ce que je vouldray.\Tempus, menses, diem alicui rei dare. Cic. Employer.\Tempus colloquio non dare. Caes. N'assigner point jour pour parlementer.\Nesciebas quam eiusmodi homini raro tempus se daret? Plaut. Combien peu souvent l'opportunite et occasion s'addonnoit.\Dum tempus datur. Terentius. Ce pendant que nous avons le temps.\Terga dare. Liu. Monstrer les talons, Tourner le dos et s'enfuir.\Ad terram dare. Suet. Jecter par terre.\Testes in aliquem dare. Cic. Produire tesmoings.\Testem Iouem dare. Plaut. Jurer par Jupiter.\Testimonium dare. Cic. Porter tesmoignage.\Testimonium quod ei apud me dederas. Cic. Le tesmoignage que tu m'avois porté de luy.\In timorem dare. Plaut. Faire peur à quelqu'un, Espovanter.\Se in tormenta dare. Cic. Aller franchement aux torments.\Transitum. Liu. Donner passage.\Tribunali reliquam partem diei dare. Plin. iunior. Employer certaines heures du jour à ouir les plaids, et dire droict, et rendre justice.\Turbas dare. Plaut. Faire troubles, Fascheries, Grandes crieries.\Vadem. Cic. Donner caution en matiere capitale de se representer au jour.\Vbera. Ouid. Allaicter, Donner la mammelle.\Vela. Ouid. Faire voile.\Vela in altum dare. liu. Desployer les voiles pour aller en haulte mer.\Vela dare, per translationem. Cic. Faire voile.\Ad id, vnde aliquis flatus ostenditur, vela do. Cic. Je fay voile à touts vents.\Vela indignationi dare. Plin. iunior. Parler de grande vehemence et cholere, et se laisser quasi emporter à son affection.\Veniam. Plaut. Pardonner.\Age, da veniam. Terent. Accorde luy sa requeste, Ne le tiens plus en si grand transe.\Da mihi hanc veniam. Cic. Fay moy ce bien de me laisser, etc. Octroye moy ceste requeste.\Veniam alicuius diei dare. Liu. Dispenser aucun de povoir faire en un jour, ce qui ne se povoit faire par les loix, Dispenser aucun contre la rigueur d'un jour qui est festé ou ferié.\Verbera Ponto dare. Ouid. Battre la mer.\Verba dare alicui. Valer. Flac. Le laisser parler.\In verba dare recuperatores. Cic. Quaerebant quae in verba recuperatores daret. Ils demandoyent la teneur de la commission addressant à ceulx qui devoyent congnoistre de la cause.\Verba alicui dare. Plaut. Paistre aucun de parolles et le tromper.\Viam. Plaut. Liu. Faire voye.\Dare viam, per translationem. Cic. Donner le moyen.\In viam se dare. Cic. Se mettre en chemin, S'acheminer.\Victum dare. Plaut. Donner à manger.\In vincula dare. Liu. Mettre en prison.\Vitio dare. Cic. Blasmer ou reprendre.\Voces dare. Ouid. Parler, Prononcer parolles.\Alicui voluptatem. Plaut. Resjouir aucun et bailler esbat.\Voluptatibus se dare. Cic. S'addonner à voluptez.\Vsum nominis dare. Ouid. Permettre qu'on use de quelque nom.\Vsuram horae gladiatori isti ad viuendum non dedissem. Cic. Je ne l'eusse pas laissé vivre une heure.\Vsuram lucis dare. Cic. Laisser vivre aucun, Ne le tuer point.\Vtendum aliquid dare. Plaut. Prester quelque chose.\Vxorem alicui dare. Terent. Luy bailler sa fille ou parente à femme.\Datum. Teren. Est istuc datum profecto, vt grata mihi sint quae facio omnia. C'est un don que Dieu m'a donné, etc.\Datum III Idus Iunii. Cic. Donné le, etc. ou Ces lettres furent donnees aux messagiers le, etc.\Siccine oportet ire amicos homini amanti operam datum? Plaut. L'aider en ceste maniere?\Quantum mihi cernere datur. Plin. iunior. Autant que je puis veoir, Selon que je puis veoir et juger.\Si dabitur. Quintil. Si je puis, S'il m'est permis. -
10 praesto
[ABCU]A - praestō, adv. [prae + situs]: ici, là, tout près, sous la main (au pr. et au fig.). Cet adverbe se construit souvent avec les verbes esse et adesse. - praesto esse: [st2]1 [-] être auprès, arriver, être présent. [st2]2 [-] assister, secourir. [st2]3 [-] être sous la main, être disponible. - sed ubi est frater? Chaer. Praesto adest, Ter. Eun. 5, 8, 20: mais où est mon frère? Chaer. Ici présent. - hic praesto est: le voici. - sibi esse praesto Cordubae, Caes. BC. 2, 19, 1: être à sa disposition à Cordoue. - ad jussa praesto esse, Liv.: se tenir prêt à exécuter des ordres. - commeatum exercitui praesto fore, Liv. (sub. inf.): que la subsistance de l'armée serait prête. - mihi Tulliola fuit praesto, Cic.: je rencontrai ma chère Tullia. - ipsum praesto video, Ter.: le voici, je l'aperçois. - quum esset praesto ubique Fortuna, Curt.: comme la Fortune accompagnait toujours ses pas. - pauper erit praesto semper tibi, Tib. 1, 5, 61: un pauvre sera toujours à ton service. - praesto multis fuit, Cic. Mur. 9, 19: il a prêté assistance à bien des gens. [ABCU]B - praesto, āre, praestĭtī, praestitum (part. fut. praestaturus), tr. et intr.: [st1]1 [-] se tenir devant, être devant. [st1]2 [-] [prae + stare = se tenir en avant] être supérieur, exceller, surpasser, se distinguer, l’emporter sur; impers. il vaut mieux, il est préférable. - praestare inter suos, Cic.: être supérieur aux siens. - praestare alicui, Cic. (praestare aliquem, Liv.): l'emporter sur qqn. - praestare re, Cic. (praestare in re, Lucr.): exceller dans une chose. - alicui aliqua re (alicui rei, in aliqua re) praestare: l’emporter sur qqn en qqch. - cum virtute omnibus praestare, Caes. BG. 1, 3: dépasser en courage tous les autres. - qui petulantiā maxime praestabant, Sall.: ceux qui se signalaient le plus par leur turbulence. - Zeuxis praestabat in corpore muliebri pingendo: Zeuxis excellait dans la peinture du corps féminin. - mori milies praestitit, quam haec pati, Cic. Att. 14, 9, 2: il aurait mieux valu mille fois mourir que souffrir ces indignités. - interfici praestat in acie quam servire: mieux vaut mourir dans la bataille qu'être esclave. - praestare dicunt Gallorum quam Romanorum imperia perferre, Caes. BG. 1.17: il vaut mieux, selon eux, supporter la domination des Gaulois que celle des Romains. - tacere praestaret philosphos, Cic.: les philosophes auraient mieux fait de se taire. - praestat ut abstineam: il est préférable que je m'abstienne. [st1]3 [-] [praes + stare] se porter garant, répondre de, prendre sur soi, garantir, cautionner, contracter un engagement. - quod de me praestare possum, Cic. Fam. 4, 15, 2: ce dont je peux répondre pour mon compte. - ego tibi a vi praestare nihil possum, Cic. Fam. 1, 4, 3: je ne puis te garantir en rien contre la violence. - praestare sumptum, Cic.: prendre une dépense à sa charge. - alicui aliquem praestare: répondre à qqn de qqn. - culpam praestare: prendre sur soi la responsabilité d'une faute. - praestare invidiam rei, Cic.: assumer l'odieux d'une chose. - praestare dictum, Cic.: être responsable de ses paroles. - impetus populi praestare nemo potest, Cic. de Or. 2: personne ne peut répondre des emportements du peuple. - nihil nobis praestandum praeter culpam, Cic. Fam. 6: nous n'avons de responsabilité que celle de nos fautes. - quis mihi praestat Lentonem esse... ? Cic.: qui me garantit que Leuton est...? - quis incolumitatem praestat? Cic.: qui répond de leurs jours? - praestare ut: faire en sorte que...; garantir que... - praestare ne: faire en sorte que... ne... pas...; garantir que... ne... pas... - illud mihi praesta ut... Sen.: promets-moi que... [st1]4 [-] maintenir, conserver, assurer, préserver. - praestare socios salvos, Cic. Imp. Pomp. 18, 55: assurer la sécurité des alliés. - praestare rempublicam pueris, Cic.: conserver la république pour ses enfants. - praestare aliquem finibus certis, Cic.: maintenir qqn dans des limites fixes. - Aeolus praestat nepotibus aequor, Ov.: Eole assure à ses petits-enfants la sécurité de la mer. - mors omnia praestat, Lucr.: la mort conserve tout. [st1]5 [-] faire, exécuter, s'acquitter de, accomplir, réaliser, faire en sorte. - praestare ea quae ratio praescribit, Cic.: faire ce que prescrit la raison. - praestamus quod debemus, Cic.: nous faisons notre devoir. - suum munus praestare, Cic.: s'acquitter des devoirs de sa charge. - praestare fidem, Cic. (praestare promissa, Liv.): être fidèle à sa promesse. - fidem alicui praestare: tenir parole à qqn. - utrum censetis me vicem aerari praestare an exercitum sine frumento et stipendio habere posse? Sall.: pensez-vous que je puisse suppléer au Trésor ou entretenir une armée sans froment et sans argent? - praestare hospitii jus officiumque, Cic. Fam. 14, 4, 2: satisfaire aux lois et aux devoirs de l'hospitalité. - praestant ut adversa patientius feram, Plin.-jn.: elles me font supporter l'adversité avec plus de résignation. - id quod ne admitteret praestare non potuit, Curt.: une faute qu'il lui était impossible de ne pas faire. [st1]6 [-] [praesto (adv.)] fournir, donner, livrer, offrir, procurer, mettre à la disposition de. - anser praestat ex se plumam, Col. 8, 13: l'oie donne de la plume. - alicui pecuniam praestare: fournir de l’argent à qqn. - praestare mille milites, Liv.: fournir mille soldats. - dies praestandae pecuniae, Dig.: le jour du paiement. - rem maximam invicem praestitistis, Plin.-jn.: vous vous êtes fait l'un à l'autre un présent magnifique. - omnia praestiti rei publicae quae praestare debuit is qui... Cic. Br. 2, 1, 2: j'ai offert à la république tout ce que devait lui offrir celui qui... - praestare caput fulminibus, Luc. 5, 770: livrer sa tête aux foudres. - praestare voluptatem sapienti, Cic. Fin. 2, 27, 89: procurer la volupté au sage. - praestare se consulatui, Plin.-jn.: accepter le consulat. - praestare se male amico, Ov.: refuser ses services à un ami. - praestare debitum honorem, Cic.: rendre un honneur mérité. [st1]7 [-] présenter, faire voir, manifester, témoigner, faire preuve de, montrer; rendre (tel ou tel). - praestare terga hosti, Tac. Agr. 37: fuir devant l'ennemi. - nunc se praestet Victoria, Ov. Tr. 2, 169: que maintenant la Victoire se montre. - virtutem praestare, Caes. BG. 2, 27: [mettre en avant son courage] = montrer son courage. - praestare alicui memoriam, voluntatem, Cic.: témoigner à qqn de la gratitude, de la bienveillance. - praestare officium sui, Cic.: prouver à qqn son dévouement. - praestare obsequium carnifici, Sen.: tendre la gorge au bourreau. - fortunatum praestat species, Hor.: la beauté rend heureux. - praestare se incolumem, Lucr. 3, 220: se conserver intact. - praestare se invictum, Ov. Tr. 4, 10, 104: se montrer invincible. - te eum praestitisti... Cic.: tu t'es montré tel... - praestare se ad formulam, Sen.: se conduire suivant une règle.* * *[ABCU]A - praestō, adv. [prae + situs]: ici, là, tout près, sous la main (au pr. et au fig.). Cet adverbe se construit souvent avec les verbes esse et adesse. - praesto esse: [st2]1 [-] être auprès, arriver, être présent. [st2]2 [-] assister, secourir. [st2]3 [-] être sous la main, être disponible. - sed ubi est frater? Chaer. Praesto adest, Ter. Eun. 5, 8, 20: mais où est mon frère? Chaer. Ici présent. - hic praesto est: le voici. - sibi esse praesto Cordubae, Caes. BC. 2, 19, 1: être à sa disposition à Cordoue. - ad jussa praesto esse, Liv.: se tenir prêt à exécuter des ordres. - commeatum exercitui praesto fore, Liv. (sub. inf.): que la subsistance de l'armée serait prête. - mihi Tulliola fuit praesto, Cic.: je rencontrai ma chère Tullia. - ipsum praesto video, Ter.: le voici, je l'aperçois. - quum esset praesto ubique Fortuna, Curt.: comme la Fortune accompagnait toujours ses pas. - pauper erit praesto semper tibi, Tib. 1, 5, 61: un pauvre sera toujours à ton service. - praesto multis fuit, Cic. Mur. 9, 19: il a prêté assistance à bien des gens. [ABCU]B - praesto, āre, praestĭtī, praestitum (part. fut. praestaturus), tr. et intr.: [st1]1 [-] se tenir devant, être devant. [st1]2 [-] [prae + stare = se tenir en avant] être supérieur, exceller, surpasser, se distinguer, l’emporter sur; impers. il vaut mieux, il est préférable. - praestare inter suos, Cic.: être supérieur aux siens. - praestare alicui, Cic. (praestare aliquem, Liv.): l'emporter sur qqn. - praestare re, Cic. (praestare in re, Lucr.): exceller dans une chose. - alicui aliqua re (alicui rei, in aliqua re) praestare: l’emporter sur qqn en qqch. - cum virtute omnibus praestare, Caes. BG. 1, 3: dépasser en courage tous les autres. - qui petulantiā maxime praestabant, Sall.: ceux qui se signalaient le plus par leur turbulence. - Zeuxis praestabat in corpore muliebri pingendo: Zeuxis excellait dans la peinture du corps féminin. - mori milies praestitit, quam haec pati, Cic. Att. 14, 9, 2: il aurait mieux valu mille fois mourir que souffrir ces indignités. - interfici praestat in acie quam servire: mieux vaut mourir dans la bataille qu'être esclave. - praestare dicunt Gallorum quam Romanorum imperia perferre, Caes. BG. 1.17: il vaut mieux, selon eux, supporter la domination des Gaulois que celle des Romains. - tacere praestaret philosphos, Cic.: les philosophes auraient mieux fait de se taire. - praestat ut abstineam: il est préférable que je m'abstienne. [st1]3 [-] [praes + stare] se porter garant, répondre de, prendre sur soi, garantir, cautionner, contracter un engagement. - quod de me praestare possum, Cic. Fam. 4, 15, 2: ce dont je peux répondre pour mon compte. - ego tibi a vi praestare nihil possum, Cic. Fam. 1, 4, 3: je ne puis te garantir en rien contre la violence. - praestare sumptum, Cic.: prendre une dépense à sa charge. - alicui aliquem praestare: répondre à qqn de qqn. - culpam praestare: prendre sur soi la responsabilité d'une faute. - praestare invidiam rei, Cic.: assumer l'odieux d'une chose. - praestare dictum, Cic.: être responsable de ses paroles. - impetus populi praestare nemo potest, Cic. de Or. 2: personne ne peut répondre des emportements du peuple. - nihil nobis praestandum praeter culpam, Cic. Fam. 6: nous n'avons de responsabilité que celle de nos fautes. - quis mihi praestat Lentonem esse... ? Cic.: qui me garantit que Leuton est...? - quis incolumitatem praestat? Cic.: qui répond de leurs jours? - praestare ut: faire en sorte que...; garantir que... - praestare ne: faire en sorte que... ne... pas...; garantir que... ne... pas... - illud mihi praesta ut... Sen.: promets-moi que... [st1]4 [-] maintenir, conserver, assurer, préserver. - praestare socios salvos, Cic. Imp. Pomp. 18, 55: assurer la sécurité des alliés. - praestare rempublicam pueris, Cic.: conserver la république pour ses enfants. - praestare aliquem finibus certis, Cic.: maintenir qqn dans des limites fixes. - Aeolus praestat nepotibus aequor, Ov.: Eole assure à ses petits-enfants la sécurité de la mer. - mors omnia praestat, Lucr.: la mort conserve tout. [st1]5 [-] faire, exécuter, s'acquitter de, accomplir, réaliser, faire en sorte. - praestare ea quae ratio praescribit, Cic.: faire ce que prescrit la raison. - praestamus quod debemus, Cic.: nous faisons notre devoir. - suum munus praestare, Cic.: s'acquitter des devoirs de sa charge. - praestare fidem, Cic. (praestare promissa, Liv.): être fidèle à sa promesse. - fidem alicui praestare: tenir parole à qqn. - utrum censetis me vicem aerari praestare an exercitum sine frumento et stipendio habere posse? Sall.: pensez-vous que je puisse suppléer au Trésor ou entretenir une armée sans froment et sans argent? - praestare hospitii jus officiumque, Cic. Fam. 14, 4, 2: satisfaire aux lois et aux devoirs de l'hospitalité. - praestant ut adversa patientius feram, Plin.-jn.: elles me font supporter l'adversité avec plus de résignation. - id quod ne admitteret praestare non potuit, Curt.: une faute qu'il lui était impossible de ne pas faire. [st1]6 [-] [praesto (adv.)] fournir, donner, livrer, offrir, procurer, mettre à la disposition de. - anser praestat ex se plumam, Col. 8, 13: l'oie donne de la plume. - alicui pecuniam praestare: fournir de l’argent à qqn. - praestare mille milites, Liv.: fournir mille soldats. - dies praestandae pecuniae, Dig.: le jour du paiement. - rem maximam invicem praestitistis, Plin.-jn.: vous vous êtes fait l'un à l'autre un présent magnifique. - omnia praestiti rei publicae quae praestare debuit is qui... Cic. Br. 2, 1, 2: j'ai offert à la république tout ce que devait lui offrir celui qui... - praestare caput fulminibus, Luc. 5, 770: livrer sa tête aux foudres. - praestare voluptatem sapienti, Cic. Fin. 2, 27, 89: procurer la volupté au sage. - praestare se consulatui, Plin.-jn.: accepter le consulat. - praestare se male amico, Ov.: refuser ses services à un ami. - praestare debitum honorem, Cic.: rendre un honneur mérité. [st1]7 [-] présenter, faire voir, manifester, témoigner, faire preuve de, montrer; rendre (tel ou tel). - praestare terga hosti, Tac. Agr. 37: fuir devant l'ennemi. - nunc se praestet Victoria, Ov. Tr. 2, 169: que maintenant la Victoire se montre. - virtutem praestare, Caes. BG. 2, 27: [mettre en avant son courage] = montrer son courage. - praestare alicui memoriam, voluntatem, Cic.: témoigner à qqn de la gratitude, de la bienveillance. - praestare officium sui, Cic.: prouver à qqn son dévouement. - praestare obsequium carnifici, Sen.: tendre la gorge au bourreau. - fortunatum praestat species, Hor.: la beauté rend heureux. - praestare se incolumem, Lucr. 3, 220: se conserver intact. - praestare se invictum, Ov. Tr. 4, 10, 104: se montrer invincible. - te eum praestitisti... Cic.: tu t'es montré tel... - praestare se ad formulam, Sen.: se conduire suivant une règle.* * *I.Praesto, praestas, praestiti, praestitum, penul. corr. et praestatum, pen. prod. praestare. Donner.\Per seipsum praestare aliquid. Cic. Le faire soymesme.\Ad quendam modum aliquid praestare. Quintil. Faire en partie et aucunement.\Amorem praestare. Ouid. Se monstrer ami, Faire en ami.\Beneuolentiam praestare alicui. Cic. Se monstrer son ami en quelque affaire.\Fulminibus et ruinae praestare caput. Lucanus. Exposer sa vie à, etc.\Dignum praestabo me etiam pro laude merentis. Horat. Je me monstreray estre digne des plaisirs et biensfaicts que j'ay receu de toy, je monstreray que je ne suis point ingrat ne indigne des plaisirs que tu m'as faict.\Diligentiam alicui praestare. Cic. Se porter diligent envers aucun.\Fauorem praestare et voce et mente. Ouid. Donner faveur, Favoriser.\Fidem praestare. Ouid. Estre loyal et garder sa foy.\Fidem suam negotiis alicuius praestare. Cic. Se monstrer loyal és affaires d'aucun.\Iusiurandum praestare. Plin. iunior. Faire serment solennel.\Mare tutum praestare. Cic. Rendre la mer sans danger.\Officium praestare. Cic. Faire son debvoir envers aucun.\Operam in re militari praestare. Cic. Aider et servir à faire la guerre, Faire chose concernant l'estat de la guerre.\Principem praestare. Sueton. Faire l'estat et office de prince, Se monstrer prince, Faire en prince.\Quaestum praestare dicitur res aliqua. Cic. Faire du prouffit, Rendre prouffit.\Quod petebat praestiti. Plin. iunior. Je luy ay faict ce qu'il demandoit.\Praestare quod factum est impensae in bellum. Liu. Rembourser les deniers despenduz en la guerre.\Reuerentiam marito praestare. Plin. iunior. L'avoir en reverence et le craindre, Luy porter honneur et reverence.\Sapientiam et grauitatem praestare. Cic. Se porter ou maintenir et gouverner sagement et gravement.\Se incolumem praestare. Cic. S'entretenir en santé, Contregarder sa santé.\Praestare se propugnatorem libertatis acerrimum. Brutus ad Ciceronem. Defendre vaillamment et vivement la liberté.\Sedulitatem praestare alicui. Plin. iunior. Estre soigneux en ses affaires.\Silentium praestare. Liu. Se tenir coy.\Eximia est virtus praestare silentia rebus. Ouid. C'est une excellente vertu que de se scavoir taire, et avoir bonne bouche.\Spem suam praestare deis. Lucan. Esperer en Dieu, Mettre son esperance en Dieu.\Praesta te eum, qui mihi a teneris vnguiculis es cognitus. Cic. Monstre toy tel que, etc.\Vicem alicuius rei praestare. Plin. Servir au lieu d'elle.\Vltima praestare iucunda. Cic. Faire que l'issue de quelque chose soit joyeuse.\Praestare aliquem ante aedeis. Plaut. L'amener devant l'huis.\Praestare. Cic. Respondre et s'obliger de tout le dommage qui pourroit advenir de quelque chose.\Quancunque ei fidem dederis, praestabo. Cic. Tout ce que tu feras avec luy, je l'auray pour aggreable, et le tiendray pour faict.\Non modo facta, sed etiam dicta omnia praestanda nobis sunt. Cic. Nous en debvons respondre, On ne s'en prendra qu'à nous.\Ea conditione gesseram, vt meum factum semper omnes praestare, tuerique deberent. Cic. Defendre.\Praestare culpam. Cic. Prendre le danger et la charge sur soy de quelque chose.\Nihil est sapientis praestare, nisi culpam. Cic. Un sage n'est tenu de respondre, sinon de ce qui advient par sa faulte, et non point de ce qui advient par fortune.\Emptori damnum praestare. Cic. Luy satisfaire et le rembourser des dommages et interests qu'il a souffert.\Fidem praestare. Cic. Estre loyal et garder sa foy.\Fidem praestare publicam. Liu. Quand le Consul et Magistrat tient ce qu'il a promis à aucun.\Promissum praestare. Liu. Tenir sa promesse.\Non possum praestare quid quisque nos dixisse dicat. Cic. Je ne peulx pas respondre de tout ce qu'on m'a chargé d'avoir dict.\Praestare nihil debeo. Cic. On ne s'en scauroit prendre sur moy, On ne m'en scauroit rien demander.\Messalam Caesari praestabo. Cic. Di à Cesar que je luy responds de Messala, Je luy gaigneray, et feray qu'il sera son ami, et ne fera rien contre luy, ains tout ce qu'il vouldra.\Praestare Rempub. Cic. La conserver et maintenir.\Praestare, cum solo datiuo. Estre meilleur ou plus excellent, Passer aucun en quelque chose.\Di immortales, homini homo quid praestat! Terent. O mon Dieu, de combien les uns sont plus excellents que les autres!\Hac re maxime bestiis praestant, quod loqui possunt. Cic. En ce sont beaucoup plus excellents que les bestes, etc.\AEtate alteri praestare. Cic. Estre plus aagé que luy, Le surpasser en aage.\Datiuus nonnunquam tacetur. Columella, Quanuis candore praestet, pondere tamen vincitur. Ja soit qu'il soit plus blanc que les autres, etc.\Ingenio praestare. Lucret. Estre le plus ingenieux.\Iuris Ciuilis intelligentia, atque omni prudentiae genere Mutius praestitit. Cic. Il a esté excellent en, etc.\Accusatiuum cum ablatiuo aliquando regit. Quintilianus, Praestat ingenio alius alium. Les uns ont meilleur esprit, que les autres.\Ablatiuum subticuit Virgilius, dicens, Ibo animis contra, vel magnum praestet Achillem. Et fust il plus vaillant que Achilles.\Ciuitas magna, et inter Belgas authoritate, ac hominum multitudine praestabat. Caesar. Qui avoit plus d'authorité, et estoit plus peuplee que les autres.\Praestat, Impersonaliter, pro Melius est, et datiuo construitur: vt, Praestat furi hic suspendi, quam apud inferos ardere. Il luy vault mieulx d'estre ici, etc.II.Praesto, Aduerbium, vt vult Sipontinus: alii nomen indeclinabile omn. gen. esse volunt: significat Praesens sum. Verbo SVM, ES, EST iungitur. Plaut. Estre present.\Dixeram me domi praesto fore. Plautus. Que je seroye en la maison.\Hero vt omnibus in locis praesto siem. Plaut. Que je luy soye prest en tout lieu.\Ibi mihi praesto fuit L. Lucilius cum literis. Cic. Là je le trouvay avec lettres, Là se rendit Lucilius avec, etc.\Praesto est. Terent. Le voici.\Praesto adest: Poetice, pro Praesto est. Terentius, - domi Praesto apud me esse aiunt. Terent. On dit qu'il est chez moy.\Praesto esse alicui. Cic. Assister à aucun, et luy aider.\Hirundines aestiuo tempore praesto sunt, frigore pulsae recedunt. Author ad Heren. Viennent, Apparoissent.\Ad horam octauam praesto est. Cic. Il se rend là à l'heure de huit heures.\Quod cogitaris, nisi id ad nutum tuum praesto fuerit. Cicero. S'il n'est prest et appareillé. -
11 call
call [kɔ:l]appeler ⇒ 1 (a), 1 (b), 1 (f), 2 (a), 2 (b), 2 (d), 2 (g) pousser un cri ⇒ 1 (c) passer ⇒ 1 (d) s'arrêter ⇒ 1 (e) réveiller ⇒ 2 (c) appel ⇒ 3 (a)-(c) visite ⇒ 3 (d)(a) (with one's voice) appeler;∎ if you need me, just call si tu as besoin de moi, tu n'as qu'à (m') appeler;∎ she called to her son in the crowd elle appela son fils dans la foule;∎ to call for help appeler à l'aide ou au secours(b) (on the telephone) appeler;∎ where are you calling from? d'où appelles-tu?;∎ it's Alison calling c'est Alison à l'appareil;∎ who's calling? qui est à l'appareil?, c'est de la part de qui?;∎ may I ask who's calling? qui est à l'appareil, je vous prie?(c) (animal, bird) pousser un cri∎ did the postman call? est-ce que le facteur est passé?;∎ I'll call at the butcher's on the way home je passerai chez le boucher en revenant à la maison;∎ do call again n'hésitez pas à revenir;∎ I was out when they called je n'étais pas là quand ils sont passés(a) (with one's voice) appeler;∎ to call sb's name appeler qn;∎ can you call the children to the table? pouvez-vous appeler les enfants pour qu'ils viennent à table?;∎ "be careful!", he called "attention!", cria-t-il;∎ School to call the roll faire l'appel(b) (telephone) appeler;∎ who's calling? qui est à l'appareil?;∎ call me tonight appelle-moi ce soir;∎ don't call me at work ne m'appelle pas au bureau;∎ we called his house nous avons appelé chez lui;∎ to call the police/fire brigade appeler la police/les pompiers;∎ can you call me at nine? pouvez-vous me réveiller à 9 heures?(d) (name or describe as) appeler;∎ he has a cat called Felix il a un chat qui s'appelle Félix;∎ she was called "Ratty" as a child on l'appelait "Ratty" quand elle était enfant;∎ British he was called Charles after his grandfather on l'a appelé Charles comme son grand-père;∎ to call oneself a colonel s'attribuer le titre de colonel;∎ what's this called? comment est-ce qu'on appelle ça?, comment est-ce que ça s'appelle?;∎ she called him a crook elle l'a traité d'escroc;∎ are you calling me a thief? me traitez-vous de voleur?;∎ to call sb names injurier qn, invectiver qn;∎ they called him all sorts of names or every name in the book ils l'ont traité de tous les noms∎ Denver is where I call home c'est à Denver que je me sens chez moi;∎ he had no home to call his own il n'avait pas de chez lui;∎ she had no time to call her own elle n'avait pas de temps à elle;∎ (and you) call yourself a Christian! et tu te dis chrétien!;∎ I don't call that clean ce n'est pas ce que j'appelle propre;∎ British let's call it £10, shall we? disons ou mettons 10 livres, d'accord?;∎ let's call it a day si on s'arrêtait là pour aujourd'hui?∎ to call an election annoncer des élections;∎ to call a meeting convoquer une assemblée;∎ to call a strike appeler à la grève(g) (send for, summon) appeler, convoquer;∎ he was called to the phone on l'a demandé au téléphone;∎ to call the doctor faire venir le médecin, appeler le médecin;∎ she was suddenly called home elle a été rappelée soudainement chez elle;∎ to be called away on an emergency être appelé en urgence;∎ he's been called away, his mother is ill il a dû s'absenter parce que sa mère est malade;∎ he was called to his regiment il a été rappelé à son régiment;∎ she was called as a witness elle a été citée comme témoin;∎ he called me over il m'a appelé;∎ to call sth into being former qch∎ to call a loan exiger le remboursement d'un prêt∎ he called it out il a jugé qu'elle était dehors(k) to call heads/tails choisir face/pile∎ to call sth to mind rappeler qch;∎ the scenery calls to mind certain parts of Brittany le paysage rappelle un peu certaines parties de la Bretagne;∎ to call sth into play faire jouer qch;∎ market forces will soon be called into play on fera bientôt jouer les lois du marché;∎ to call sth into question remettre qch en question;∎ she called into question his competence as a doctor elle a mis ses compétences de médecin en doute;3 noun∎ figurative the call of the sea l'appel du large;∎ he showed dedication (above and) beyond the call of duty il a fait preuve d'un dévouement bien au-delà de ce qu'on était en droit d'attendre de lui;∎ a call for help un appel à l'aide ou au secours;∎ to give sb a call (waken) réveiller qn(b) (on telephone) appel m;∎ can I make a call? puis-je téléphoner?;∎ to put a call through passer une communication;∎ to make a call passer un coup de téléphone;∎ there's a call for you on vous demande au téléphone;∎ to take a call prendre un appel;∎ I'll give you a call tomorrow je t'appelle demain;∎ how much does a call to Italy cost? combien est-ce que ça coûte d'appeler en Italie ou l'Italie?;∎ he's on a call il est en ligne;∎ to return sb's call rappeler qn∎ to come at/answer sb's call venir/répondre à l'appel de qn;∎ to be within call être à portée de voix;∎ this is the last call for passengers for Bordeaux ceci est le dernier appel pour les passagers à destination de Bordeaux;∎ call for tenders appel m d'offres;∎ euphemism to obey or answer a call of nature satisfaire un besoin naturel∎ British to make or pay a call on sb rendre visite à qn;∎ British she had several calls to make in the neighbourhood elle devait rendre quelques visites dans le voisinage;∎ the doctor doesn't make house calls le médecin ne fait pas de visites à domicile∎ the ship made a call at Genoa le navire a fait escale à Gênes(f) (demand, need)∎ there have been renewed calls for a return to capital punishment il y a des gens qui demandent à nouveau le rétablissement de la peine de mort;∎ there is little call for unskilled labour il n'y a qu'une faible demande de travailleurs non spécialisés;∎ there's no call to shout il n'y a aucune raison de crier;∎ there's no call for rudeness! pas besoin ou ce n'est pas la peine d'être impoli!;∎ you have first call on my time je m'occuperai de vous en premier lieu(g) Stock Exchange option f d'achat, call m;∎ call of more option f du double∎ call for capital appel m de fonds;∎ payable at call payable sur demande ou à présentation ou à vue∎ he felt a call (to the ministry) il se sentait une vocation religieuse∎ your call pile ou face?;∎ it's your call! c'est à toi de décider(doctor, nurse) de garde; (police, troops) en éveil; (car) disponible; Finance (loan) remboursable sur demande►► call alarm alarme f (pour personne âgée ou handicapée);Telecommunications call barring interdiction f d'appels;Telecommunications British call box (telephone box) cabine f téléphonique; American (on roadside) borne f d'appel d'urgence;call button bouton d'appel;Commerce call centre centre m d'appels;Telecommunications call connection établissement m d'appel;Telecommunications call diversion transfert m d'appel;Stock Exchange call feature = clause de remboursement anticipé au gré de l'émetteur;Telecommunications call forwarding redirection f d'appel;Telecommunications call forwarding device dispositif m de redirection d'appel;call girl (prostitute) call-girl f;Telecommunications call holding mise f en attente d'appels;Telecommunications call key touche f d'appel;call letter avis m d'appel de fonds;Finance call loan prêt m à vue, prêt m remboursable sur demande;Finance call money argent m au jour le jour;American call number (on library book) cote f;Stock Exchange call option option f d'achat, call m;Stock Exchange call price cours m du dont;Telecommunications call screening filtrage m d'appels;Computing call sequence séquence f d'appel;Radio call sign indicatif m d'appel (d'une station de radio);Telecommunications call waiting signal m d'appel;Telecommunications call waiting service signal m d'appel;call warrant warrant m à l'achatprendre à part∎ she was called away from the office on l'a appelée et elle a dû quitter le bureau;∎ she's often called away on business elle doit souvent partir en déplacement ou s'absenter pour affaires(a) (on telephone) rappeler;∎ I'll call you back later je te rappelle plus tard(b) (ask to return) rappeler;∎ I was already at the door when she called me back j'étais déjà près de la porte lorsqu'elle m'a rappelé(a) (on telephone) rappeler;∎ can you call back after five? pourriez-vous rappeler après cinq heures?(b) (visit again) revenir, repasser;∎ I'll call back tomorrow je reviendrai ou repasserai demain∎ he called down the wrath of God on the killers il appela la colère de Dieu sur la tête des tueurs∎ he called for her at her parents' house il est passé la chercher chez ses parents;∎ whose is this parcel? - someone's calling for it later à qui est ce paquet? - quelqu'un passera le prendre plus tard∎ the opposition called for an official statement l'opposition a exigé ou demandé une déclaration officielle;∎ the police are calling for tougher penalties la police réclame des sanctions plus fermes∎ the situation called for quick thinking la situation demandait ou exigeait qu'on réfléchisse vite;∎ this calls for a celebration/a drink! il faut fêter/arroser ça!;∎ that sort of behaviour isn't called for on se passe bien de ce genre de comportementformal provoquer, susciter;∎ the article called forth vigorous denials l'article suscita ou occasionna des démentis énergiques➲ call in(a) (send for) faire venir;∎ call Miss Smith in, please faites entrer Mlle Smith, s'il vous plaît;∎ an accountant was called in to look at the books on a fait venir un comptable pour examiner les livres de comptes;∎ she called the children in (back into the house) elle a fait rentrer les enfants;∎ the army was called in to assist with the evacuation on a fait appel à l'armée pour aider à l'évacuation(b) (recall → defective goods) rappeler; (→ banknotes) retirer de la circulation; (→ library books) faire rentrer∎ to call in one's money faire rentrer ses fonds;∎ to call in a loan (of bank) demander le remboursement d'un prêt∎ she called in at her sister's to say goodbye elle est passée chez sa sœur pour dire au revoir(b) (telephone) appeler, téléphoner;∎ to call in sick téléphoner pour prévenir qu'on est malade∎ to call off a strike (before it takes place) annuler un ordre de grève; (when it has begun) mettre fin à une grève;∎ to call off one's engagement rompre ses fiançailles;∎ the police called off their search la police a arrêté ses recherches(b) (dog, attacker) rappeler∎ to call on the experts/sb's services faire appel aux ou avoir recours aux experts/services de qn(b) (urge, invite)∎ to call on sb to do sth demander à qn de faire qch;∎ she called on the government to take action elle a demandé au gouvernement d'agir;∎ I now call on Mr Stewart (to speak) je laisse la parole à M. Stewart∎ I'll call on her this evening je lui rendrai visite ou je passerai chez elle ce soir∎ to call on God invoquer le nom de Dieu➲ call out∎ "over here!" he called out "par ici!" appela-t-il;∎ she called out the winning number elle a annoncé le numéro gagnant∎ the army was called out to help on a fait appel à l'armée pour aider;∎ the union called out its members for 24 hours le syndicat appela ses adhérents à une grève de 24 heures(shout) appeler;∎ she called out to a policeman elle appela un agent de police;∎ to call out in anger/pain crier de colère/douleurexiger∎ can I call round this evening? puis-je passer ce soir?;∎ your mother called round for the parcel votre mère est passée prendre le paquetconvoquer➲ call up(a) (telephone) appeler∎ she was called up for jury service elle a été appelée ou convoquée pour faire partie d'un juryappelerformal (request, summon) faire appel à;∎ she may be called upon to give evidence il est possible qu'elle soit citée comme témoin;∎ I called upon him for assistance j'ai fait appel à son aide -
12 exculco
exculco, āre, āvi, ātum - tr. - exprimer (en foulant avec les pieds), faire sortir de force, fouler avec les pieds; combler en foulant. - singuli ab infimo solo pedes terra exculcabantur, Caes. B. G. 7.73.7: [à partir du fond du trou un pied était foulé avec de la terre] = dans chaque trou on jetait un pied de terre que l'on foulait. - verba obsoleta exculcataque, Gell. 11, 7, 1.: mots obsolètes et vieillis.* * *exculco, āre, āvi, ātum - tr. - exprimer (en foulant avec les pieds), faire sortir de force, fouler avec les pieds; combler en foulant. - singuli ab infimo solo pedes terra exculcabantur, Caes. B. G. 7.73.7: [à partir du fond du trou un pied était foulé avec de la terre] = dans chaque trou on jetait un pied de terre que l'on foulait. - verba obsoleta exculcataque, Gell. 11, 7, 1.: mots obsolètes et vieillis.* * *Exculco, exculcas, exculcare. Caesar. Fouler aux pieds, Triper.\Exculcare. Plaut. Faire sortir en foulant ou frappant. -
13 notus
[st1]1 [-] notus, nota, notum: part. passé de nosco. - [abcl][b]a - connu. - [abcl]b - connu, célèbre, renommé; décrié. - [abcl]c - sens actif: qui sait, qui connaît.[/b] - notus alicui: connu de qqn. - notus alicujus rei: connu pour qqch. - notus in fratres animi paterni, Hor. O. 2.2.6: connu pour ses sentiments paternels à l'égard de ses frères. - notus + inf.: connu pour. - moechorum notissimus, Juv. 6, 42: le plus tristement célèbre des débauchés. - noti, ōrum, m.: les connaissances, les amis. - civis Romanus paulo notior, Caes. BC. 2, 19, 2: un citoyen romain quelque peu notable. - facere aliquid alicui notum, Cic. Fam. 5, 12, 7: faire connaître qqch à qqn. - notum est cur solo tabulas inpleverit Hister liberto, Juv. 2, 58: on sait pourquoi Hister a rempli ses tablettes au profit d'un seul affranchi. [st1]2 [-] Notus (Notos), i, m.: - [abcl][b]a - le Notus (le vent du Sud, qui amène la pluie). - [abcl]b - un vent quelconque. - [abcl]c - tempête.[/b]* * *[st1]1 [-] notus, nota, notum: part. passé de nosco. - [abcl][b]a - connu. - [abcl]b - connu, célèbre, renommé; décrié. - [abcl]c - sens actif: qui sait, qui connaît.[/b] - notus alicui: connu de qqn. - notus alicujus rei: connu pour qqch. - notus in fratres animi paterni, Hor. O. 2.2.6: connu pour ses sentiments paternels à l'égard de ses frères. - notus + inf.: connu pour. - moechorum notissimus, Juv. 6, 42: le plus tristement célèbre des débauchés. - noti, ōrum, m.: les connaissances, les amis. - civis Romanus paulo notior, Caes. BC. 2, 19, 2: un citoyen romain quelque peu notable. - facere aliquid alicui notum, Cic. Fam. 5, 12, 7: faire connaître qqch à qqn. - notum est cur solo tabulas inpleverit Hister liberto, Juv. 2, 58: on sait pourquoi Hister a rempli ses tablettes au profit d'un seul affranchi. [st1]2 [-] Notus (Notos), i, m.: - [abcl][b]a - le Notus (le vent du Sud, qui amène la pluie). - [abcl]b - un vent quelconque. - [abcl]c - tempête.[/b]* * *I.Notus, Participium. Plin. Congneu.\Notus pulchré. Plin. Fort congneu.\Nota loquor. Tibul. Je dis ce que je scay.\Notum facere. Sueton. Signifier, Faire à scavoir.II.Notus, Noti, m. g. Le vent de Midi, Le vent marin, ou pluau.\Fugit citius Noto. Virgil. Plus viste que le vent. -
14 récit
récit [ʀesi]masculine noun* * *ʀesinom masculin2) Théâtre narrative monologue* * *ʀesi nm(= histoire) story* * *récit nm1 ( narration) story; ( genre) narrative; un récit d'aventures an adventure story; le récit de mes aventures the account of my adventures; faire le récit de to give an account of;2 Théât narrative monologue;3 ( d'orgue) récit.[resi] nom masculin2. [exposé] accountrécit de voyage [livre] travel book4. MUSIQUE [dans un opéra] recitative[solo] solo -
15 ingero
ingĕro, ĕre, gessi, gestum - tr. - - impér. inger Catul. 27, 2. [st1]1 [-] porter dans, sur, contre; jeter dans, sur, contre. - ingerere aquam in salinas, Plin. 31, 81: porter de l'eau dans les salines. - ingerere saxa in subeuntes, Liv. 2, 65, 4, jeter des rochers sur les assaillants. --- cf. Liv. 36, 18, 5. - ingerere pugnos in ventrem, Ter. Phorm. 988: asséner des coups de poings dans le ventre de qqn. - ingerere ignem, verbera, Curt. 6, 11, 16: appliquer la torture du feu, asséner des coups. - ingerere manus capiti, Sen. Ep. 99, 16: se frapper la tête. - ingerere scelus sceleri, Sen. Thyest. 731: entasser crime sur crime. - se ingerere, ingeri: se porter dans, se jeter, se présenter. - sese periclis ingerere, Sil. 10, 5: se jeter dans les périls. - se ingerere morti obviam, Sen. Herc. Fur. 1032: courir au-devant de la mort. - facies ingesta sopori, Claud. Pros. 3, 81: figure qui se montre dans le sommeil. [st1]3 [-] donner, faire absorber. - aqua ingesta, Plin. 31, 40: ingestion d'eau. - ingerere cibum aegroto, Cels.: faire prendre de la nourriture à un malade. [st1]4 [-] lancer (des paroles), proférer, dire, débiter. - ingerere convicia alicui, Hor. S. 1, 5, 12: lancer des invectives contre qqn. - ingerere contumelias, Tac. An. 1, 39: proférer des injures. - cf. Plaut. Bac. 875 ; 2, 45, 10; 3, 68, 4; etc. - ingerebat Trimalchio lentissima voce: "carpe! carpe!" Petr. 36: Trimalchion répétait d'une voix traînante: "découpe, découpe". - Sen. Ben. 7, 22, 2; Plaut. Men. 5, 1, 17; Tac. An. 4, 42; H. 4, 78. [st1]5 [-] imposer, forcer à accepter. - alicui nomen ingerere, Tac. An. 1, 72: imposer un nom à qqn. - ingerere aliquem, Cic. Verr. 3, 69: imposer qqn [comme juge]. - se ingerere oculis, Sen. Ep. 105, 3: s'imposer aux regards (faire étalage de soi). - hoc ingerunt ignotis, Sen. Ben. 7, 22, 2, ils en rebattent les oreilles à des inconnus. - nomina liberis suis ingerrere, Tac. D. 7, 4: imposer des noms à la mémoire des enfants. [st1]6 [-] mêler dans, introduire. - ingerere praeterita, Cic. Att. 11, 6, 3: mêler du passé [au présent].* * *ingĕro, ĕre, gessi, gestum - tr. - - impér. inger Catul. 27, 2. [st1]1 [-] porter dans, sur, contre; jeter dans, sur, contre. - ingerere aquam in salinas, Plin. 31, 81: porter de l'eau dans les salines. - ingerere saxa in subeuntes, Liv. 2, 65, 4, jeter des rochers sur les assaillants. --- cf. Liv. 36, 18, 5. - ingerere pugnos in ventrem, Ter. Phorm. 988: asséner des coups de poings dans le ventre de qqn. - ingerere ignem, verbera, Curt. 6, 11, 16: appliquer la torture du feu, asséner des coups. - ingerere manus capiti, Sen. Ep. 99, 16: se frapper la tête. - ingerere scelus sceleri, Sen. Thyest. 731: entasser crime sur crime. - se ingerere, ingeri: se porter dans, se jeter, se présenter. - sese periclis ingerere, Sil. 10, 5: se jeter dans les périls. - se ingerere morti obviam, Sen. Herc. Fur. 1032: courir au-devant de la mort. - facies ingesta sopori, Claud. Pros. 3, 81: figure qui se montre dans le sommeil. [st1]3 [-] donner, faire absorber. - aqua ingesta, Plin. 31, 40: ingestion d'eau. - ingerere cibum aegroto, Cels.: faire prendre de la nourriture à un malade. [st1]4 [-] lancer (des paroles), proférer, dire, débiter. - ingerere convicia alicui, Hor. S. 1, 5, 12: lancer des invectives contre qqn. - ingerere contumelias, Tac. An. 1, 39: proférer des injures. - cf. Plaut. Bac. 875 ; 2, 45, 10; 3, 68, 4; etc. - ingerebat Trimalchio lentissima voce: "carpe! carpe!" Petr. 36: Trimalchion répétait d'une voix traînante: "découpe, découpe". - Sen. Ben. 7, 22, 2; Plaut. Men. 5, 1, 17; Tac. An. 4, 42; H. 4, 78. [st1]5 [-] imposer, forcer à accepter. - alicui nomen ingerere, Tac. An. 1, 72: imposer un nom à qqn. - ingerere aliquem, Cic. Verr. 3, 69: imposer qqn [comme juge]. - se ingerere oculis, Sen. Ep. 105, 3: s'imposer aux regards (faire étalage de soi). - hoc ingerunt ignotis, Sen. Ben. 7, 22, 2, ils en rebattent les oreilles à des inconnus. - nomina liberis suis ingerrere, Tac. D. 7, 4: imposer des noms à la mémoire des enfants. [st1]6 [-] mêler dans, introduire. - ingerere praeterita, Cic. Att. 11, 6, 3: mêler du passé [au présent].* * *Ingero, ingeris, pen. corr. ingessi, ingestum, ingerere. Columella. Porter, Mettre ou jecter dedens, ou contre.\Ingerere se. Plin. iunior. S'ingerer de faire quelque chose et se trop avancer, sans avoir esté requis.\Ingerere cibum, vel potionem aegroto. Cels. Luy presenter à manger, ou à boire et quasi le forcer de manger, Le presser de boireet manger.\Dicta in dolium pertusum ingerere, prouerbialiter dictum. Plaut. Perdre sa parolle et sa peine.\Dicta in aliquem ingerere. Plaut. Injurier aucun.\Mala multa in aliquem ingerere. Plaut. Luy faire beaucoup de maulx.\Omnia mala ingerebat. Plaut. Il faisoit du pis qu'il povoit.\Osculum ingerere. Suet. Baiser hastivement en passant, Donner un tour de bec.\Pugnos in ventrem alicuius ingerere. Terent. Luy jecter un coup de poing contre le ventre.\Sacrilegium ingerere. Senec. Commettre sacrilege.\Saxa obiacentia pedibus ingerit in subeuntes. Liu. Il jecte.\Scelus sceleri ingerere. Seneca. Accumuler et faire meschanceté sur meschanceté.\Semen solo ingerere. Colum. Semer.\Tela ingerere. Liu. Jecter dards.\Thura ingerere aris. Plin. Encenser les autels.\Vocis, verborumque quantum voletis, ingerent, et criminum in principes. Liu. Ils crieront apres les principaulx et gouverneurs, et les blasmeront tant que vous vouldrez.\Vulnera ingerere. Tacit. Faire beaucoup de playes, Donner playe sur playe.\Ingestum. Tacit. Nomen patris patriae Tiberius a populo saepius ingestum repudiauit. Offert, Presenté, Qu'on pressoit de le recevoir et accepter.\Humo ingesta contumulari. Ouid. Jectee dessus.\Ingerere. Senec. Memoria beneficii obliuisci non sinit, sed authorem suum ingerit et inculcat. Remet ou reduit souvent en memoire.\Nomina clarorum virorum saepe suis liberis parentes ingerunt. Tacitus. Nomment souvent à leurs enfants les grands et louables personnages, à fin qu'ils les ensuyvent, et prennent exemple sur eulx, Leur ramentoyvent souvent, etc. -
16 ratio
rătĭo, ōnis, f. [reor, ratus] - voir l'article ratio de Gaffiot. [st1]1 [-] calcul. - digitis rationem computare, Plaut. Mil. 204: compter sur ses doigts. - rationem puta, Plaut. Most. 297: compte, calcule. - ratione inita, Caes. BG. 7, 71, 4: le calcul fait, tout compte fait. - au fig. vix ratio iniri potest... Caes. BG. 7, 24, 4 ; Liv. 29, 17, 19: c'est à peine possible de calculer (de déterminer)... - au fig. subducta utilitatis ratione, Cic. Fin. 2, 78: en faisant le calcul de l'intérêt. - rationem ducere, Cic. Verr. 2, 129: calculer, supputer. - au plur. rationibus subductis, Cic. Fam. 1, 9, 10: après avoir établi mes calculs. - au fig. periculi sui rationes, Cic. Verr. 5, 105: les calculs de ses risques. [st1]2 [-] résultat du calcul, évaluation, chiffre. - istaec ratio maxumast, Plaut. Trin. 413: c'est là le plus gros chiffre. - ad mensurae exiguam rationem, Cic. Verr. 3, 215: selon une faible évaluation de la mesure, selon une mesure chichement établie. - ad nostrorum annalium rationem, Cic. Br. 49: par rapport à l'évaluation de nos annales, par rapport au chiffre de nos années d'existence historique (cf. ut populi Romani aetas est, Cic. Br. 39: par rapport à l'âge du peuple romain). - pro ratione pecuniae, Cic. Att. 6, 35: vu l'évaluation de la somme, vu le chiffre. - au fig. ad meam rationem, Cic. Verr. 4, 13: par rapport à moi. - ad antiquae religionis rationem, Cic. Verr. 4, 10, par rapport aux scrupules d'autrefois. [st1]3 [-] compte (au pr. et au fig.) - putatur ratio cum argentario... Plaut. Aul. 527: on fait le compte avec le banquier... - ubi disputatast ratio cum argentario, Plaut. Aul. 528: quand on s'est mis d'accord sur le compte avec le banquier. - ratio acceptorum et datorum, Cic. Lael.: les recettes et les dépenses, la balance. - ratio accepti atque expensi, Plaut.: les recettes et les dépenses, la balance. - bene ratio accepti atque expensi inter nos convenit, Plaut. Most. 304: nous avons des comptes de recettes et dépenses qui se balancent exactement. - ut par sit ratio acceptorum et datorum, Cic. Lael. 59: pour que la balance soit égale entre le reçu et le donné. - rationem et numerum habere, Cic. Verr. 5, 71: avoir le compte et le chiffre exacts. - rationem habere + gén. ou ut + subj.: tenir compte de, se soucier de, se rendre compte de, prendre en compte. - ejus absentis rationem habere, Caes. BC. 1: tenir compte de son absence. - habere rationem posteritatis, Caes. BC. 1, 13: tenir compte de l'avenir. - salutis suae rationem ducere, Cic.: tenir compte de son salut, songer à son salut. - habebant rationem quotidie piratarum, Cic. Verr. 5, 71: ils tenaient un compte journalier des pirates, cf. Caes. BG. 6, 19, 2. - habenda ratio est ut... Cic. Lael. 24, 89: il faut prendre soin de... - avec sub. inter. habeo rationem quid a populo Romano acceperim, Cic. Verr. 2, 5, 14 § 36: je me rends compte de ce que j'ai reçu du peuple romain. - neque illud rationis habuisti, eam provinciam ad summam stultitiam venisse, Cic. Verr. 2, 5, 15: et tu ne t'es pas rendu compte que cette fonction était tombée sur le plus fou des hommes. - quibus in tabulis nominatim ratio confecta erat, qui numerus domo exisset, Caes. BG. 1, 29, 1: sur ces registres était consigné un compte nominatif de tous ceux qui avaient émigré, cf. Cic. Phil. 5, 16. - rationem reddere, Plaut. Men. 206; Cic. Verr. 4. 140: rendre un compte, remettre un compte. - quattuor minae periere, ut ratio redditur, Plaut. Men. 1, 3, 23: les quatre mines sont perdues quand on fait le compte. - rationem referre, Cic. Verr. 1, 98: rendre un compte, remettre un compte. - pecuniam in rationem inducere, Cic. Verr. 1, 106: porter une somme en compte. - septem millia. Py. tantum esse oportet: recte rationem tenes, Plaut. Mil. 1, 1, 47: sept mille. Py. ça doit être tout: tu comptes bien. - grandem (pecuniam) quemadmodum in rationem inducerent, non videbant, Cic. Verr. 2, 1, 41, 106: ils ne voyaient pas de quelle manière ils pourraient porter en compte une somme considérable. - digitis rationem computare, Plaut. Mil.: compter sur ses doigts. - au plur. rationes referre, Cic. Fam. 5, 20, 1; rationes conferre, Cic. Fam. 5, 20, 2 ; rationes conficere, Cic. Att. 6, 7, 2: rendre, remettre des comptes; les rapprocher, les collationner, les dresser; les arrêter d'une manière définitive. - rationes deponere, Cic. Fam. 5, 20, 2 ; rationes relinquere, Cic. Att. 6, 7, 2: déposer ses comptes (en parl. du magistrat qui quitte sa prov.), les laisser (dans les deux principales villes de la province, Cic. Fam. 5, 20, 2). - rationes totidem verbis referre ad aerarium, Cic. Fam. 5, 20, 2: remettre au trésor une copie textuelle de ses comptes. - rationes societatis, Cic. Quinct. 19: les comptes d'une société. - au fig. rationem reddere alicujus rei, Cic. Caec. 28: rendre compte de qqch. - rationem reddere de aliqua re, Cic. Verr. 4, 141: rendre compte de qqch. - uter igitur facilius suae sententiae rationem redderet, isne qui... an ille qui...? Cic. Clu.: qui donc rendrait plus facilement compte de son vote, celui qui... ou celui qui...? - tibi ego rationem reddam? Plaut. Aul. 1, 1, 6: faut-il que je te rende des comptes? - ab aliquo rationem reposcere, Caes. BG. 5, 30, 2: réclamer des comptes à qqn. - ut habere rationem possis, quo loco me... convenias, Cic. Fam. 3, 6, 6: pour que tu puisses calculer l'endroit où me joindre... - clarorum virorum non minus otii quam negotii rationem exstare oportere, Cic. Planc. 66: (ce mot de Caton) que les grands hommes doivent produire le compte (la justification) aussi bien de leurs loisirs que de leurs occupations. - petitionis tuae ratio mihi semper fuit explorata, Cic. Fam. 15, 13, 1: j'ai toujours considéré le compte de ta candidature comme réglé (le succès assuré). - non habet explicatam aut exploratam rationem salutis suae, Cic. Fam. 6, 1: l'affaire de son salut n'est pas mise au net pour lui ni assurée. - corporis bona facilem quamdam rationem habere censebant, Cic. Fin. 4, 19: les biens du corps, selon eux, comportaient un règlement facile (question facile à résoudre). [st1]4 [-] registre, rôle. - ratio carceris, Cic. Verr. 5, 147: le registre d'écrou. - rationes imperii, Suet. Calig. 16.: les comptes de l'empire. [st1]5 [-] compte des opérations que l'on fait avec qqn, relations commerciales, d'intérêts; affaires, intérêts. - magnae pecuniae rationem habere cum aliquo, Cic. Verr. 2, 187: être en compte avec qqn pour des sommes importantes. - istos inter se non res, non ratio conjunxit, Cic. Verr. 3, 22: ces individus furent unis entre eux non point par les affaires, non point par les comptes. - cf. Cic. Verr. 2. 172; 5, 8 ; Plaut. Amp. 4; Plaut. Ps. 626. - de tota illa ratione atque re Gallicana, Cic. Quinct. 15: sur tout ce qui concernait ces opérations et ces propriétés de Gaule. - omnes, quibuscum ratio huic aut est aut fuit, Cic. Quinct. 75: tous ceux avec qui il est ou a été en relations d'affaires. - quae ratio tibi cum eo intercesserat? Cic. Com. 41: quel compte était intervenu entre lui et toi? cf. Cic. Verr. 2, 188. - magnā ratione cum aliquo contractā, Cic. Sull. 56: un grand compte étant à régler avec qqn. - haec ratio pecuniarum, Cic. Pomp. 19: ces comptes d'argent, ce mouvement d'argent. - au fig. agricolae habent rationem cum terra, Cic. CM 51: les laboureurs sont en affaires avec le sol, ont affaire au sol. - cum omnibus Musis rationem habere, Cic. Att. 2, 5, 2: nouer des relations, entrer en commerce avec toutes les Muses. - pacis quae potest esse cum eo ratio? Cic. Phil. 4, 14: quels rapports la paix peut-elle avoir avec lui? - publicani suas rationes et copias in illam provinciam contulerunt, Cic. Pomp. 17: les publicains ont transporté dans cette province leurs intérêts et leurs ressources. - non est alienum meis rationibus istum... reservari, Cic. Verr. 5, 173: il n'est pas contraire à mes intérêts que cet homme soit réservé à... ; cf. Cic. Fam. 3, 10, 5. [st1]6 [-] calcul, compte, considération, égard. - rationem alicujus rei ducere, Cic. Amer. 128: tenir compte de qqch, cf. Cic. Caecil. 16 ; Quinct. 53 ; Fam. 7, 3, 1. - duxi meam rationem, Cic. Att. 8, 11 D, 7: j'ai tenu compte de moi, de mes intérêts, cf. Cic. Verr. 1, 126. - valetudinis, rei familiaris habere rationem, Cic. Fin. 5, 48: tenir compte de sa santé, de son patrimoine. - habuit victoriae rationem, habuit humanitatis, Cic. Verr. 4, 120: il tint compte de.. = il fit la part de la victoire, la part de l'humanité. - sauciorum et aegrorum habitā ratione, Caes. BC. 3, 75, 1: en tenant compte des..., en ayant égard aux blessés et aux malades. - hanc rationem habere, Cic. Verr. 5, 101 = hujus rei rationem: tenir compte de cela, réfléchir à cela. - habeo rationem quid... acceperim, Cic. Verr. 5, 36: je me rends compte de la mission que j'ai reçue... - neque illud rationis habuisti + prop. inf. Cic. Verr. 5, 38: tu n'as pas pris en considération que..., cf. Cic. Verr. 2, 70. - habuisti rationem, ut mihi consuleres, Cic. Fam. 3, 5, 1: tu as pris en considération (de veiller à mes intérêts) le soin de mes intérêts. - occurrebat illa ratio: quid Cleomene fiet? Cic. Verr. 5, 104: à sa pensée se présentait ce calcul (ces considérations, réflexions): quel sera le sort de Cléomène? - similis ratio pudoris, Cic. Caec. 77: la même considération de pudeur. - praecipere tempestatum rationem et praedonum et locorum, Cic. Mur. 4: enseigner la considération de = recommander d'avoir égard aux tempêtes, aux pirates, aux passages dangereux. - propter rationem brevitatis, Cic. Verr. 1, 103: en considération de la brièveté. - propter aerariam rationem, Cic. Quinct. 17: parce qu'il fallait tenir compte de la monnaie (de la différence des monnaies). [st1]7 [-] système, procédé, méthode, plan... - tua ratio est, ut... Cic. Verr. pr. 34: ta méthode est de..., cf. Cic. de Or. 2, 292. - inita ratio est, ut... Cic. Rep. 2, 61: on inaugura un nouveau système, à savoir... - reperta est eadem istius ratio in praesidiis, quae in classibus, Cic. Verr. 5, 87: son système se retrouva le même en fait de garnisons qu'en fait de flottes. - haec in philosophia ratio contra omnia disserendi, Cic. Nat. 1, 11: cette méthode philosophique d'argumenter contre tout. - vitae meae rationes ab ineunte aetate susceptae, Cic. Pomp. 1: le plan de conduite que j'ai adopté depuis ma jeunesse. - novae bellandi rationes, Caes. BC. 3, 50, 1: de nouvelles méthodes de guerroyer. - magis decernendi ratio quam decertandi fortitudo, Cic. Off. 1, 80: ** la méthode qui consiste à trancher (un conflit)** = le règlement concerté plutôt que le courage placé dans un combat. - ratio inveniendi officii, Cic. Off. 1, 107 (= inventio officii): la découverte du devoir. - quae omnia perfacilem rationem habent reprehendendi, Cic. Col. 62: tout cela comporte une critique très facile. - ratio rogandi, Cic. Inv. 52: le procédé de l'interrogation, l'interrogation. - ratio disserendi, Cic. Br. 120: l'art d'argumenter, la dialectique. - praecipiendi ratio, Cic. Q. 1, 1, 18: le ton du précepte. [st1]8 [-] évaluation d'une chose: système, manière d'être, aspect, état, disposition, régime... - cum duplex ratio sit orationis, Cic. Off. 2, 48: comme la parole (l'éloquence) a deux formes. - judicia, quorum ratio duplex est, Cic. Off. 2, 49: les affaires judiciaires qui ont une double modalité (l'accusation, la défense), cf. Cic. Off. 2, 52. - explicare rationes rerum civilium, Cic. Rep. 1, 13: exposer les systèmes, les organisations, les régimes politiques. - ratio comitiorum, Cic. Mur. 35: le régime des comices, des élections. - propter rationem Gallici belli, Cic. Prov. 19: à cause du caractère particulier de la guerre contre les Gaulois. - tripartita ab iis inducitur ratio bonorum, Cic. Ac. 1, 21: ils présentent trois espèces de biens. - castrensis ratio, Cic. Col. 11: la manière des camps, la vie des camps. - ad novos casus temporum novorum consiliorum rationes accommodare, Cic. Pomp. 60: à des conjonctures nouvelles approprier un système de mesures nouvelles. - hoc genus inest in ratione rerum, Cic. de Or. 2, 47: ce genre est dans la nature des choses. - rerum ratio, verborum ratio, Cic. de Or. 2, 63: l'économie des faits, des mots, disposition des faits, des mots. - mentis ratio perfecta, Cic. Fin. 5, 40: un parfait état de l'intelligence. - ratio atque inclinatio temporum, Cic. Verr. 5, 177: l'état des circonstances et le sens où elles inclinent. - mei rationem officii confido esse persolutam, Cic. Verr. 5, 177, j'ai la conviction que tout ce que comporte mon devoir est accompli. - quemadmodum esset ei ratio totius belli descripta, edocui, Cic. Cat. 2, 13: j'ai montré comment le plan de toute la guerre était arrêté pour lui. - ratio ordoque agminis, Caes. BG. 2, 19, 1: la disposition et l'ordre de la colonne. - rationem pontis hanc instituit, Caes. BG. 4, 17, 3: il fixa pour le pont la disposition suivante. - instituta ratio, Cic. Or. 162: plan fixé. - ratio judiciorum, Cic Br. 306: organisation, fonctionnement des tribunaux. - ratio rerum civilium, Cic. Rep. 2, 52: une organisation politique. - rationes civitatum, Cic. Rep. 2, 22: des organisations politiques. - haec eadem est nostrae rationis regio et via, Cic. Verr. 5, 181: voilà également la direction et la voie (**de mon système, de mon plan de vie**), que ma vie se propose. - eadem ratione, Cic. Cat. 3, 11: de la même manière. - eadem ratione, qua pridie... Caes. BG. 5, 40, 3: de la même manière que la veille. - longe alia ratione... atque... Caes. BG. 7, 14, 2: d'une tout autre manière que... - omni ratione, Caes. BC. 1, 65, 5: par tous les moyens. - nulla ratione, Caes. BC. 1, 70: par aucun moyen, cf. Caes. BC 3, 85, 2 ; Cic. Balb. 62. - quibus rationibus, Caes. BC. 3, 83, 4: par quels moyens, cf. Caes. BC. 3, 18; 3, 58; Cic. CM 6 ; etc. - honestis rationibus, Cic. R. Post. 38: par des moyens honorables. [st1]9 [-] évaluation de ce que comporte, de ce qu'embrasse une chose: son champ, son domaine, sa sphère, son cadre; parti (politique). - in rationem utilitatis cadere, Cic. Off. 1, 9: rentrer dans le calcul de l'utile = se rapporter à l'utile, au domaine, au chapitre de l'utile. - haec res non solum ex domestica est ratione, attingit etiam bellicam, Cic. Off. 1, 76: cet acte n'est pas seulement de l'ordre des faits civils, il touche aussi à l'ordre des faits guerriers. - in dissimili ratione, Cic. Cat. 2, 9: dans une autre sphère, dans un ordre de choses différent. - in eam rationem loqui, Cic. Verr. 1, 69, parler dans cet ordre d'idées, dans ce sens. - epistolis tuis in eamdem rationem scriptis, Cic. Att. 1, 11, 1: tes lettres étant écrites dans le même sens. - popularis ratio, Cic. Sest. 101: démocratie, parti démocratique, cf. Cic. Balb. 58. [st1]10 [-] faculté de calculer, de raisonner, raison, jugement, intelligence; manière de faire raisonnable, judicieuse. - homo, quod rationis est particeps, Cic. Off. 1, 11: l'homme, parce qu'il a en partage la raison. - recta ratio, absoluta ratio, Cic. Tusc 4, 34; 5, 39: droite raison, raison parfaite. - minari ratio non erat, Cic Verr. pr. 24: il n'était pas raisonnable de menacer. - nulla ratio est amittere... Cic. Caec. 15: ce n'est pas du tout raisonnable de laisser échapper... - ratione voluptatem sequi, Cic. Fin. 1, 32: rechercher le plaisir judicieusement. - ratione facere, Cic. Att. 12, 4, 3: agir judicieusement. - intervallis pro rata parte ratione distinctis, Cic. Rep. 6, 18: avec des intervalles calculés suivant des proportions judicieuses. - declinatio, cum ratione fiet... Cic. Tusc. 4, 13: quand on se détournera du mal par des moyens raisonnables... [st1]11 [-] explication qui rend compte d'une chose, explication, raison. - causa et ratio efficiens magnos viros, Cic. Off. 1, 67: la cause et la raison qui produisent les grandes âmes. - quorum omnium causas si a Chrysippo quaeram, numquam illa dicet facta fortuito naturalemque rationem omnium reddet, Cic. Div. 2, 61: si je demande à Chrysippe la cause de tous ces phénomènes, jamais il ne dira qu'ils sont l'effet du hasard, il donnera de tous une explication naturelle. - quorum omnium una ratio est, Cic. Div. 2, 60: pour tous ces phénomènes, il n'y a qu'une seule explication. - tempestates saepe improviso nulla ex certa ratione, obscura aliqua ex causa concitantur, Cic. Mur 36: les tempêtes souvent s'élèvent à l'improviste sans que rien de précis les explique, par on ne sait quelle cause obscure. - facti si non bonam, at aliquam rationem adferre, Cic. Verr. 3, 195: donner d'une action une raison sinon bonne du moins existante. - mei consilii causa ratioque, Cic. Caecil. 1: la cause et la raison de ma détermination. [st1]12 [-] raison, considération, raisonnement; argumentation; ce qui est fondé sur la raison. - aliquid confirmare argumentis ac rationibus, Cic. de Or. 2, 80: prouver qqch par des arguments et des raisonnements, cf. Cic. Or. 44. - rationibus conquisitis, Cic. Fin. 1, 31: avec des considérations bien choisies, cf. Cic. Tusc. 1, 116, Rep. 1, 4, etc. - bonae tuae istae rationes, Ter. Ad. 836: ces belles considérations que tu débites. - causae ratio, Cic. Inv. 1, 18: le raisonnement sur lequel repose une cause. - nihil rationis adfers, quamobrem adimi civitas possit, Cic. Caec. 96: tu n'apportes aucune raison qui justifie qu'on puisse enlever le droit de cité, cf. Cic. Verr. 2, 115. - rationem concludere, Cic. Nat. 2, 22: conclure un raisonnement, cf. Cic. Nat. 3, 23; Div. 2, 25; etc. - necessaria mathematicorum ratione concludere, Cic. Fin. 5, 9: arriver à des conclusions par la rigueur d'un raisonnement mathématique. - quae ratione docentur et via, Cic. Or. 116, ce que l'on enseigne d'une façon rationnelle et méthodique, cf. Cic. Or. 10; Fin 1, 29. - ratione et numero moveri, Cic. Nat. 2, 43: avoir des mouvements rationnels et rythmés. [st1]13 [-] théorie, principes théoriques, doctrine, système scientifique, art. - sine ulla arte aut ratione, quae sint in artibus ac rationibus recta ac prava, dijudicant, Cic. de Or. 3, 195: sans posséder aucune science particulière, aucune connaissance théorique, ils savent discerner dans les réalisations des sciences et des théories ce qui est bien et mal. - de ratione Latine loquendi scripsit, Cic. Br. 253: il écrivit sur la théorie du pur langage latin. - rei militaris ratio et ordo, Caes. BG. 2, 22, 1: les règles théoriques et le dispositif que fixe l'art militaire, cf. Caes. BG 4, 23, 5. - ratio atque usus belli, Caes. BG. 4, 1, 6: la théorie et la pratique de la guerre, cf. Cic. de Or. 3, 80. - Epicuri ratio, Cic. Fin. 1, 13: la théorie d'Epicure. - Cynicorum ratio, Cic. Off. 1, 148: la doctrine des Cyniques. - (si est in me) hujus rei ratio aliqua, Cic. Arch. 1: si j'ai en la matière quelques connaissances théoriques. - mea sic est ratio, Ter. Ad. 60: voici ma théorie, ma doctrine, cf. Cic. Fin. 5, 12; Tusc. 5, 108, etc. - oratio quidem ipsa propria est hujus unius rationis, de qua quaerimus, Cic. de Or, 1, 49: en tout cas le style lui-même appartient uniquement à cet art sur lequel porte notre enquête. - ratio dicendi: (souvent) art oratoire, cf. Cic. de Or. 1, 4 ; 1, 12, etc.* * *rătĭo, ōnis, f. [reor, ratus] - voir l'article ratio de Gaffiot. [st1]1 [-] calcul. - digitis rationem computare, Plaut. Mil. 204: compter sur ses doigts. - rationem puta, Plaut. Most. 297: compte, calcule. - ratione inita, Caes. BG. 7, 71, 4: le calcul fait, tout compte fait. - au fig. vix ratio iniri potest... Caes. BG. 7, 24, 4 ; Liv. 29, 17, 19: c'est à peine possible de calculer (de déterminer)... - au fig. subducta utilitatis ratione, Cic. Fin. 2, 78: en faisant le calcul de l'intérêt. - rationem ducere, Cic. Verr. 2, 129: calculer, supputer. - au plur. rationibus subductis, Cic. Fam. 1, 9, 10: après avoir établi mes calculs. - au fig. periculi sui rationes, Cic. Verr. 5, 105: les calculs de ses risques. [st1]2 [-] résultat du calcul, évaluation, chiffre. - istaec ratio maxumast, Plaut. Trin. 413: c'est là le plus gros chiffre. - ad mensurae exiguam rationem, Cic. Verr. 3, 215: selon une faible évaluation de la mesure, selon une mesure chichement établie. - ad nostrorum annalium rationem, Cic. Br. 49: par rapport à l'évaluation de nos annales, par rapport au chiffre de nos années d'existence historique (cf. ut populi Romani aetas est, Cic. Br. 39: par rapport à l'âge du peuple romain). - pro ratione pecuniae, Cic. Att. 6, 35: vu l'évaluation de la somme, vu le chiffre. - au fig. ad meam rationem, Cic. Verr. 4, 13: par rapport à moi. - ad antiquae religionis rationem, Cic. Verr. 4, 10, par rapport aux scrupules d'autrefois. [st1]3 [-] compte (au pr. et au fig.) - putatur ratio cum argentario... Plaut. Aul. 527: on fait le compte avec le banquier... - ubi disputatast ratio cum argentario, Plaut. Aul. 528: quand on s'est mis d'accord sur le compte avec le banquier. - ratio acceptorum et datorum, Cic. Lael.: les recettes et les dépenses, la balance. - ratio accepti atque expensi, Plaut.: les recettes et les dépenses, la balance. - bene ratio accepti atque expensi inter nos convenit, Plaut. Most. 304: nous avons des comptes de recettes et dépenses qui se balancent exactement. - ut par sit ratio acceptorum et datorum, Cic. Lael. 59: pour que la balance soit égale entre le reçu et le donné. - rationem et numerum habere, Cic. Verr. 5, 71: avoir le compte et le chiffre exacts. - rationem habere + gén. ou ut + subj.: tenir compte de, se soucier de, se rendre compte de, prendre en compte. - ejus absentis rationem habere, Caes. BC. 1: tenir compte de son absence. - habere rationem posteritatis, Caes. BC. 1, 13: tenir compte de l'avenir. - salutis suae rationem ducere, Cic.: tenir compte de son salut, songer à son salut. - habebant rationem quotidie piratarum, Cic. Verr. 5, 71: ils tenaient un compte journalier des pirates, cf. Caes. BG. 6, 19, 2. - habenda ratio est ut... Cic. Lael. 24, 89: il faut prendre soin de... - avec sub. inter. habeo rationem quid a populo Romano acceperim, Cic. Verr. 2, 5, 14 § 36: je me rends compte de ce que j'ai reçu du peuple romain. - neque illud rationis habuisti, eam provinciam ad summam stultitiam venisse, Cic. Verr. 2, 5, 15: et tu ne t'es pas rendu compte que cette fonction était tombée sur le plus fou des hommes. - quibus in tabulis nominatim ratio confecta erat, qui numerus domo exisset, Caes. BG. 1, 29, 1: sur ces registres était consigné un compte nominatif de tous ceux qui avaient émigré, cf. Cic. Phil. 5, 16. - rationem reddere, Plaut. Men. 206; Cic. Verr. 4. 140: rendre un compte, remettre un compte. - quattuor minae periere, ut ratio redditur, Plaut. Men. 1, 3, 23: les quatre mines sont perdues quand on fait le compte. - rationem referre, Cic. Verr. 1, 98: rendre un compte, remettre un compte. - pecuniam in rationem inducere, Cic. Verr. 1, 106: porter une somme en compte. - septem millia. Py. tantum esse oportet: recte rationem tenes, Plaut. Mil. 1, 1, 47: sept mille. Py. ça doit être tout: tu comptes bien. - grandem (pecuniam) quemadmodum in rationem inducerent, non videbant, Cic. Verr. 2, 1, 41, 106: ils ne voyaient pas de quelle manière ils pourraient porter en compte une somme considérable. - digitis rationem computare, Plaut. Mil.: compter sur ses doigts. - au plur. rationes referre, Cic. Fam. 5, 20, 1; rationes conferre, Cic. Fam. 5, 20, 2 ; rationes conficere, Cic. Att. 6, 7, 2: rendre, remettre des comptes; les rapprocher, les collationner, les dresser; les arrêter d'une manière définitive. - rationes deponere, Cic. Fam. 5, 20, 2 ; rationes relinquere, Cic. Att. 6, 7, 2: déposer ses comptes (en parl. du magistrat qui quitte sa prov.), les laisser (dans les deux principales villes de la province, Cic. Fam. 5, 20, 2). - rationes totidem verbis referre ad aerarium, Cic. Fam. 5, 20, 2: remettre au trésor une copie textuelle de ses comptes. - rationes societatis, Cic. Quinct. 19: les comptes d'une société. - au fig. rationem reddere alicujus rei, Cic. Caec. 28: rendre compte de qqch. - rationem reddere de aliqua re, Cic. Verr. 4, 141: rendre compte de qqch. - uter igitur facilius suae sententiae rationem redderet, isne qui... an ille qui...? Cic. Clu.: qui donc rendrait plus facilement compte de son vote, celui qui... ou celui qui...? - tibi ego rationem reddam? Plaut. Aul. 1, 1, 6: faut-il que je te rende des comptes? - ab aliquo rationem reposcere, Caes. BG. 5, 30, 2: réclamer des comptes à qqn. - ut habere rationem possis, quo loco me... convenias, Cic. Fam. 3, 6, 6: pour que tu puisses calculer l'endroit où me joindre... - clarorum virorum non minus otii quam negotii rationem exstare oportere, Cic. Planc. 66: (ce mot de Caton) que les grands hommes doivent produire le compte (la justification) aussi bien de leurs loisirs que de leurs occupations. - petitionis tuae ratio mihi semper fuit explorata, Cic. Fam. 15, 13, 1: j'ai toujours considéré le compte de ta candidature comme réglé (le succès assuré). - non habet explicatam aut exploratam rationem salutis suae, Cic. Fam. 6, 1: l'affaire de son salut n'est pas mise au net pour lui ni assurée. - corporis bona facilem quamdam rationem habere censebant, Cic. Fin. 4, 19: les biens du corps, selon eux, comportaient un règlement facile (question facile à résoudre). [st1]4 [-] registre, rôle. - ratio carceris, Cic. Verr. 5, 147: le registre d'écrou. - rationes imperii, Suet. Calig. 16.: les comptes de l'empire. [st1]5 [-] compte des opérations que l'on fait avec qqn, relations commerciales, d'intérêts; affaires, intérêts. - magnae pecuniae rationem habere cum aliquo, Cic. Verr. 2, 187: être en compte avec qqn pour des sommes importantes. - istos inter se non res, non ratio conjunxit, Cic. Verr. 3, 22: ces individus furent unis entre eux non point par les affaires, non point par les comptes. - cf. Cic. Verr. 2. 172; 5, 8 ; Plaut. Amp. 4; Plaut. Ps. 626. - de tota illa ratione atque re Gallicana, Cic. Quinct. 15: sur tout ce qui concernait ces opérations et ces propriétés de Gaule. - omnes, quibuscum ratio huic aut est aut fuit, Cic. Quinct. 75: tous ceux avec qui il est ou a été en relations d'affaires. - quae ratio tibi cum eo intercesserat? Cic. Com. 41: quel compte était intervenu entre lui et toi? cf. Cic. Verr. 2, 188. - magnā ratione cum aliquo contractā, Cic. Sull. 56: un grand compte étant à régler avec qqn. - haec ratio pecuniarum, Cic. Pomp. 19: ces comptes d'argent, ce mouvement d'argent. - au fig. agricolae habent rationem cum terra, Cic. CM 51: les laboureurs sont en affaires avec le sol, ont affaire au sol. - cum omnibus Musis rationem habere, Cic. Att. 2, 5, 2: nouer des relations, entrer en commerce avec toutes les Muses. - pacis quae potest esse cum eo ratio? Cic. Phil. 4, 14: quels rapports la paix peut-elle avoir avec lui? - publicani suas rationes et copias in illam provinciam contulerunt, Cic. Pomp. 17: les publicains ont transporté dans cette province leurs intérêts et leurs ressources. - non est alienum meis rationibus istum... reservari, Cic. Verr. 5, 173: il n'est pas contraire à mes intérêts que cet homme soit réservé à... ; cf. Cic. Fam. 3, 10, 5. [st1]6 [-] calcul, compte, considération, égard. - rationem alicujus rei ducere, Cic. Amer. 128: tenir compte de qqch, cf. Cic. Caecil. 16 ; Quinct. 53 ; Fam. 7, 3, 1. - duxi meam rationem, Cic. Att. 8, 11 D, 7: j'ai tenu compte de moi, de mes intérêts, cf. Cic. Verr. 1, 126. - valetudinis, rei familiaris habere rationem, Cic. Fin. 5, 48: tenir compte de sa santé, de son patrimoine. - habuit victoriae rationem, habuit humanitatis, Cic. Verr. 4, 120: il tint compte de.. = il fit la part de la victoire, la part de l'humanité. - sauciorum et aegrorum habitā ratione, Caes. BC. 3, 75, 1: en tenant compte des..., en ayant égard aux blessés et aux malades. - hanc rationem habere, Cic. Verr. 5, 101 = hujus rei rationem: tenir compte de cela, réfléchir à cela. - habeo rationem quid... acceperim, Cic. Verr. 5, 36: je me rends compte de la mission que j'ai reçue... - neque illud rationis habuisti + prop. inf. Cic. Verr. 5, 38: tu n'as pas pris en considération que..., cf. Cic. Verr. 2, 70. - habuisti rationem, ut mihi consuleres, Cic. Fam. 3, 5, 1: tu as pris en considération (de veiller à mes intérêts) le soin de mes intérêts. - occurrebat illa ratio: quid Cleomene fiet? Cic. Verr. 5, 104: à sa pensée se présentait ce calcul (ces considérations, réflexions): quel sera le sort de Cléomène? - similis ratio pudoris, Cic. Caec. 77: la même considération de pudeur. - praecipere tempestatum rationem et praedonum et locorum, Cic. Mur. 4: enseigner la considération de = recommander d'avoir égard aux tempêtes, aux pirates, aux passages dangereux. - propter rationem brevitatis, Cic. Verr. 1, 103: en considération de la brièveté. - propter aerariam rationem, Cic. Quinct. 17: parce qu'il fallait tenir compte de la monnaie (de la différence des monnaies). [st1]7 [-] système, procédé, méthode, plan... - tua ratio est, ut... Cic. Verr. pr. 34: ta méthode est de..., cf. Cic. de Or. 2, 292. - inita ratio est, ut... Cic. Rep. 2, 61: on inaugura un nouveau système, à savoir... - reperta est eadem istius ratio in praesidiis, quae in classibus, Cic. Verr. 5, 87: son système se retrouva le même en fait de garnisons qu'en fait de flottes. - haec in philosophia ratio contra omnia disserendi, Cic. Nat. 1, 11: cette méthode philosophique d'argumenter contre tout. - vitae meae rationes ab ineunte aetate susceptae, Cic. Pomp. 1: le plan de conduite que j'ai adopté depuis ma jeunesse. - novae bellandi rationes, Caes. BC. 3, 50, 1: de nouvelles méthodes de guerroyer. - magis decernendi ratio quam decertandi fortitudo, Cic. Off. 1, 80: ** la méthode qui consiste à trancher (un conflit)** = le règlement concerté plutôt que le courage placé dans un combat. - ratio inveniendi officii, Cic. Off. 1, 107 (= inventio officii): la découverte du devoir. - quae omnia perfacilem rationem habent reprehendendi, Cic. Col. 62: tout cela comporte une critique très facile. - ratio rogandi, Cic. Inv. 52: le procédé de l'interrogation, l'interrogation. - ratio disserendi, Cic. Br. 120: l'art d'argumenter, la dialectique. - praecipiendi ratio, Cic. Q. 1, 1, 18: le ton du précepte. [st1]8 [-] évaluation d'une chose: système, manière d'être, aspect, état, disposition, régime... - cum duplex ratio sit orationis, Cic. Off. 2, 48: comme la parole (l'éloquence) a deux formes. - judicia, quorum ratio duplex est, Cic. Off. 2, 49: les affaires judiciaires qui ont une double modalité (l'accusation, la défense), cf. Cic. Off. 2, 52. - explicare rationes rerum civilium, Cic. Rep. 1, 13: exposer les systèmes, les organisations, les régimes politiques. - ratio comitiorum, Cic. Mur. 35: le régime des comices, des élections. - propter rationem Gallici belli, Cic. Prov. 19: à cause du caractère particulier de la guerre contre les Gaulois. - tripartita ab iis inducitur ratio bonorum, Cic. Ac. 1, 21: ils présentent trois espèces de biens. - castrensis ratio, Cic. Col. 11: la manière des camps, la vie des camps. - ad novos casus temporum novorum consiliorum rationes accommodare, Cic. Pomp. 60: à des conjonctures nouvelles approprier un système de mesures nouvelles. - hoc genus inest in ratione rerum, Cic. de Or. 2, 47: ce genre est dans la nature des choses. - rerum ratio, verborum ratio, Cic. de Or. 2, 63: l'économie des faits, des mots, disposition des faits, des mots. - mentis ratio perfecta, Cic. Fin. 5, 40: un parfait état de l'intelligence. - ratio atque inclinatio temporum, Cic. Verr. 5, 177: l'état des circonstances et le sens où elles inclinent. - mei rationem officii confido esse persolutam, Cic. Verr. 5, 177, j'ai la conviction que tout ce que comporte mon devoir est accompli. - quemadmodum esset ei ratio totius belli descripta, edocui, Cic. Cat. 2, 13: j'ai montré comment le plan de toute la guerre était arrêté pour lui. - ratio ordoque agminis, Caes. BG. 2, 19, 1: la disposition et l'ordre de la colonne. - rationem pontis hanc instituit, Caes. BG. 4, 17, 3: il fixa pour le pont la disposition suivante. - instituta ratio, Cic. Or. 162: plan fixé. - ratio judiciorum, Cic Br. 306: organisation, fonctionnement des tribunaux. - ratio rerum civilium, Cic. Rep. 2, 52: une organisation politique. - rationes civitatum, Cic. Rep. 2, 22: des organisations politiques. - haec eadem est nostrae rationis regio et via, Cic. Verr. 5, 181: voilà également la direction et la voie (**de mon système, de mon plan de vie**), que ma vie se propose. - eadem ratione, Cic. Cat. 3, 11: de la même manière. - eadem ratione, qua pridie... Caes. BG. 5, 40, 3: de la même manière que la veille. - longe alia ratione... atque... Caes. BG. 7, 14, 2: d'une tout autre manière que... - omni ratione, Caes. BC. 1, 65, 5: par tous les moyens. - nulla ratione, Caes. BC. 1, 70: par aucun moyen, cf. Caes. BC 3, 85, 2 ; Cic. Balb. 62. - quibus rationibus, Caes. BC. 3, 83, 4: par quels moyens, cf. Caes. BC. 3, 18; 3, 58; Cic. CM 6 ; etc. - honestis rationibus, Cic. R. Post. 38: par des moyens honorables. [st1]9 [-] évaluation de ce que comporte, de ce qu'embrasse une chose: son champ, son domaine, sa sphère, son cadre; parti (politique). - in rationem utilitatis cadere, Cic. Off. 1, 9: rentrer dans le calcul de l'utile = se rapporter à l'utile, au domaine, au chapitre de l'utile. - haec res non solum ex domestica est ratione, attingit etiam bellicam, Cic. Off. 1, 76: cet acte n'est pas seulement de l'ordre des faits civils, il touche aussi à l'ordre des faits guerriers. - in dissimili ratione, Cic. Cat. 2, 9: dans une autre sphère, dans un ordre de choses différent. - in eam rationem loqui, Cic. Verr. 1, 69, parler dans cet ordre d'idées, dans ce sens. - epistolis tuis in eamdem rationem scriptis, Cic. Att. 1, 11, 1: tes lettres étant écrites dans le même sens. - popularis ratio, Cic. Sest. 101: démocratie, parti démocratique, cf. Cic. Balb. 58. [st1]10 [-] faculté de calculer, de raisonner, raison, jugement, intelligence; manière de faire raisonnable, judicieuse. - homo, quod rationis est particeps, Cic. Off. 1, 11: l'homme, parce qu'il a en partage la raison. - recta ratio, absoluta ratio, Cic. Tusc 4, 34; 5, 39: droite raison, raison parfaite. - minari ratio non erat, Cic Verr. pr. 24: il n'était pas raisonnable de menacer. - nulla ratio est amittere... Cic. Caec. 15: ce n'est pas du tout raisonnable de laisser échapper... - ratione voluptatem sequi, Cic. Fin. 1, 32: rechercher le plaisir judicieusement. - ratione facere, Cic. Att. 12, 4, 3: agir judicieusement. - intervallis pro rata parte ratione distinctis, Cic. Rep. 6, 18: avec des intervalles calculés suivant des proportions judicieuses. - declinatio, cum ratione fiet... Cic. Tusc. 4, 13: quand on se détournera du mal par des moyens raisonnables... [st1]11 [-] explication qui rend compte d'une chose, explication, raison. - causa et ratio efficiens magnos viros, Cic. Off. 1, 67: la cause et la raison qui produisent les grandes âmes. - quorum omnium causas si a Chrysippo quaeram, numquam illa dicet facta fortuito naturalemque rationem omnium reddet, Cic. Div. 2, 61: si je demande à Chrysippe la cause de tous ces phénomènes, jamais il ne dira qu'ils sont l'effet du hasard, il donnera de tous une explication naturelle. - quorum omnium una ratio est, Cic. Div. 2, 60: pour tous ces phénomènes, il n'y a qu'une seule explication. - tempestates saepe improviso nulla ex certa ratione, obscura aliqua ex causa concitantur, Cic. Mur 36: les tempêtes souvent s'élèvent à l'improviste sans que rien de précis les explique, par on ne sait quelle cause obscure. - facti si non bonam, at aliquam rationem adferre, Cic. Verr. 3, 195: donner d'une action une raison sinon bonne du moins existante. - mei consilii causa ratioque, Cic. Caecil. 1: la cause et la raison de ma détermination. [st1]12 [-] raison, considération, raisonnement; argumentation; ce qui est fondé sur la raison. - aliquid confirmare argumentis ac rationibus, Cic. de Or. 2, 80: prouver qqch par des arguments et des raisonnements, cf. Cic. Or. 44. - rationibus conquisitis, Cic. Fin. 1, 31: avec des considérations bien choisies, cf. Cic. Tusc. 1, 116, Rep. 1, 4, etc. - bonae tuae istae rationes, Ter. Ad. 836: ces belles considérations que tu débites. - causae ratio, Cic. Inv. 1, 18: le raisonnement sur lequel repose une cause. - nihil rationis adfers, quamobrem adimi civitas possit, Cic. Caec. 96: tu n'apportes aucune raison qui justifie qu'on puisse enlever le droit de cité, cf. Cic. Verr. 2, 115. - rationem concludere, Cic. Nat. 2, 22: conclure un raisonnement, cf. Cic. Nat. 3, 23; Div. 2, 25; etc. - necessaria mathematicorum ratione concludere, Cic. Fin. 5, 9: arriver à des conclusions par la rigueur d'un raisonnement mathématique. - quae ratione docentur et via, Cic. Or. 116, ce que l'on enseigne d'une façon rationnelle et méthodique, cf. Cic. Or. 10; Fin 1, 29. - ratione et numero moveri, Cic. Nat. 2, 43: avoir des mouvements rationnels et rythmés. [st1]13 [-] théorie, principes théoriques, doctrine, système scientifique, art. - sine ulla arte aut ratione, quae sint in artibus ac rationibus recta ac prava, dijudicant, Cic. de Or. 3, 195: sans posséder aucune science particulière, aucune connaissance théorique, ils savent discerner dans les réalisations des sciences et des théories ce qui est bien et mal. - de ratione Latine loquendi scripsit, Cic. Br. 253: il écrivit sur la théorie du pur langage latin. - rei militaris ratio et ordo, Caes. BG. 2, 22, 1: les règles théoriques et le dispositif que fixe l'art militaire, cf. Caes. BG 4, 23, 5. - ratio atque usus belli, Caes. BG. 4, 1, 6: la théorie et la pratique de la guerre, cf. Cic. de Or. 3, 80. - Epicuri ratio, Cic. Fin. 1, 13: la théorie d'Epicure. - Cynicorum ratio, Cic. Off. 1, 148: la doctrine des Cyniques. - (si est in me) hujus rei ratio aliqua, Cic. Arch. 1: si j'ai en la matière quelques connaissances théoriques. - mea sic est ratio, Ter. Ad. 60: voici ma théorie, ma doctrine, cf. Cic. Fin. 5, 12; Tusc. 5, 108, etc. - oratio quidem ipsa propria est hujus unius rationis, de qua quaerimus, Cic. de Or, 1, 49: en tout cas le style lui-même appartient uniquement à cet art sur lequel porte notre enquête. - ratio dicendi: (souvent) art oratoire, cf. Cic. de Or. 1, 4 ; 1, 12, etc.* * *Ratio, rationis, f. g. A supino Ratum. Cic. Raison.\Homines rationis egentes. Ouid. Desraisonnables.\Habenda est ratio rei familiaris. Cic. Il fault avoir esgard aux affaires domestiques, ou prendre garde.\Morum quidem in his haud dubie prior ratio est. Quintil. C'est le premier et principal esgard qu'il fault avoir.\Rationem commodi ducere. Cic. Avoir esgard à son prouffit.\Neque illud rationis habuisti, si forte expergefacere te posses. Cic. Tu n'as pas eu cest advisement.\Rationem habere cum aliquo. Cic. Avoir à faire avec luy.\Habent rationem cum terra. Cic. Ils labourent la terre, Ils ont à faire avec la terre.\Cum omnibus Musis rationem habere cogito. Cic. Je me delibere de me mettre du tout à l'estude.\Propter rationem belli quinque dies moratus. Cic. A cause de la guerre.\Quantum belli ratio postulabat. Caesar. L'estat.\Minari diuisoribus ratio non erat. Cic. Il n'y avoit point de cause, ne de raison.\Tenuissimo solo vitiarium facere minime rationis est. Colum. Il n'y a point de raison.\Operta ratio. Ouid. Obscure et difficile.\Rationem ostendam, qua tanta ista fugiatis. Sallustius. Le moyen, La maniere.\Negat se alia ratione facturum. Cic. Autrement.\Multis rationibus prouisum. Cic. En beaucoup de manieres.\Ad nostrorum temporum rationem vetus. Cic. A la comparaison.\A quo mea longissime ratio, voluntasque abhorrebat. Cic. Ma fantasie, conseil et advis, Entreprinse.\Tua ratio est vt secundum binos ludos mihi respondere incipias. Cic. Ta deliberation et entreprinse est que, etc.\Mea est sic ratio, et sic animum induco meum. Terent. J'ay ceste fantasie, et suis de cest advis que, etc. Je fay mon compte que, etc.\Vestram nequeo mirari satis rationem. Terentius. Je ne me scauroye assez esbahir de vostre maniere de faire.\Augere rem bonis et honestis rationibus. Cic. Augmenter ses biens par bons et honnestes moyens.\Dicere rationem. Plautus. Dire pourquoy, ou la raison.\Dicere bona ratione. Plaut. A la bonne foy.\Vt rationem te dictare intelligo. Plaut. A ton compte.\Ad rationem antiquae religionis exquirere facta alicuius. Cic. Selon la reigle.\Facere ratione. Cic. Faire quelque chose pour cause.\Mala ratione facere rem. Horat. S'enrichir par mauvais moyens et illicites.\Improba nauigii ratio tum caeca iacebat. Lucret. On ignoroit, et ne tenoit on compte de la maniere de naviger, On ne scavoit encore que c'estoit.\Inire rationem. Terent. Trouver moyen.\Ratione aliquid inire. Terent. Penser à quelque chose, et y regarder devant que de la commencer.\Ratione bene subducta esse ad vitam. Terentius, Nunquam ita quisquam bene subducta ratione ad vitam fuit, Quin, etc. Jamais personne n'advisa si bien à sa vie, Jamais personne ne fut si advisé, que, etc.\Ratio, Compte qu'on fait de quelque chose que ce soit.\Supputatur ratio cum argentario. Plautus. On fait compte avec, etc.\Eratosthenis ratione. Plin. Selon que compte Eratosthenes.\Is calculus quem posuimus, Graecini rationem continet. Colum. Ce compte que nous venons de faire est celuy de Grecin.\Imposito calculo perfecti operis rationem computant. Colum. Ils jectent et comptent combien a cousté l'edifice à faire.\Conficere rationem. Cic. Faire registres de ce qui a esté faict.\Habeo rationem quid a Pop. Romano acceperim. Cic. J'ay esgard, etc.\Inferre rationibus. Sueton. Mettre, coucher, ou escrire parmi ses comptes.\Rationem cum Orco ponere. Varro. Se deliberer de mourir.\Putare rationes cum aliquo. Cic. Rendre ou ouir un compte, Compter avec aucun.\Putare rationem vinariam, frumentariam, argentariam, etc. Cato. Ouir le compte du vin, etc.\Rationes ad aerarium et Quaestores et Imperatores exercituum ex prouinciis decedentes referre dicebantur. Cic. Rendre leurs comptes.\Rationem vitae et magistratus gesti reposcere. Cic. Demander compte de son administration.\Rationibus referre. Tranquillus. En tenir compte et faire recepte.\Rationes Galliae procurare. Plin. Gouverner la France et l'administrer.\Pro ratione fructuum. Cato. Selon la quantité des fruicts. -
17 one
one [wʌn]1. adjective• one hot summer afternoon she... par un chaud après-midi d'été, elle...► one... the other• one girl was French, the other was Swiss une des filles était française, l'autre était suisse• the sea is on one side, the mountains on the other d'un côté, il y a la mer, de l'autre les montagnes► one thing ( = something that)one thing I'd like to know is where he got the money ce que j'aimerais savoir, c'est d'où lui vient l'argent• if there's one thing I can't stand it's... s'il y a une chose que je ne supporte pas, c'est...► one person ( = somebody that)one person I hate is Roy s'il y a quelqu'un que je déteste, c'est Royb. ( = a single) un seul• the one man/woman who could do it le seul/la seule qui puisse le faire• the one and only Charlie Chaplin! le seul, l'unique Charlot !c. ( = same) même2. noun• one, two, three un, deux, trois• I for one don't believe it pour ma part, je ne le crois pas━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━• any one of them n'importe lequel (or laquelle)3. pronoun━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━• would you like one? en voulez-vous un(e) ?► adjective + one━━━━━━━━━━━━━━━━━► one is not translated.━━━━━━━━━━━━━━━━━• that's a difficult one! ( = question) ça c'est difficile !━━━━━━━━━━━━━━━━━► The article and adjective in French are masculine or feminine, depending on the noun referred to.━━━━━━━━━━━━━━━━━• I'd like a big one ( = glass) j'en voudrais un grand• I'd like the big one ( = slice) je voudrais la grosse► the one + clause, phrase• the one who or that... celui qui (or celle qui)...• the one on the floor celui (or celle) qui est par terre• is this the one you wanted? c'est bien celui-ci (or celle-ci) que vous vouliez ?► one another l'un (e) l'autre4. compounds• his company is a one-man band (inf) il fait marcher l'affaire tout seul ► one-man show noun [of performer] spectacle m solo, one-man show m• it's a one-off (object) il n'y en a qu'un comme ça ; (event) ça ne va pas se reproduire ► one-on-one, one-one (US) adjective= one-to-one(US) = one-off► one-to-one, one-on-one, one-one (US) adjective [conversation] en tête-à-tête ; [training, counselling] individuel• to have a one-track mind n'avoir qu'une idée en tête ► one-upmanship (inf) noun art m de faire mieux que les autres• it's a one-way ticket to disaster (inf) c'est la catastrophe assurée ► one-woman adjective [business] individuel* * *Note: When one is used as a personal pronoun it is translated by on when it is the subject of the verb: one never knows = on ne sait jamais. When one is the object of the verb or comes after a preposition it is usually translated by vous: it can make one ill = cela peut vous rendre maladeFor more examples and all other uses, see the entry below[wʌn] 1.1) ( single) un/une2) (unique, sole) seulshe's one fine artist — US c'est une très grande artiste
3) ( same) même4) ( for emphasis)2.1) ( indefinite) un/une m/fcan you lend me one? — tu peux m'en prêter un/une?
every one of them — tous/toutes sans exception (+ v pl)
2) ( impersonal) ( as subject) on; ( as object) vousone would like to think that... — on aimerait penser que...
you're a one! — (colloq) toi alors!
I for one think that... — pour ma part je crois que...
4) ( demonstrative)the grey one — le gris/la grise
this one — celui-ci/celle-ci
which one? — lequel/laquelle?
that's the one — c'est celui-là/celle-là
5) ( in knitting)knit one, purl one — une maille à l'endroit, une maille à l'envers
6) ( in currency)one-fifty — ( in sterling) une livre cinquante; ( in dollars) un dollar cinquante
7) (colloq) ( drink)he's had one too many — il a bu un coup (colloq) de trop
8) (colloq) ( joke)have you heard the one about...? — est-ce que tu connais l'histoire de...?
9) (colloq) ( blow)to land ou sock somebody one — en coller une à quelqu'un (colloq)
10) (colloq) (question, problem)3.1) ( number) un m; ( referring to feminine) une fto throw a one — ( on dice) faire un un
2) ( person)4.her loved ones — ceux qui lui sont/étaient chers
as one adverbial phrase [rise] comme un seul homme; [shout, reply] tous ensemble5.one by one adverbial phrase [pick up, wash] un par un/une par une••to be one up on somebody — (colloq) avoir un avantage sur quelqu'un
to have a thousand ou million and one things to do — avoir un tas de choses à faire
-
18 committo
committo, ĕre, mīsi, missum - tr. - [st2]1 [-] réunir, joindre, assembler, relier. [st2]2 [-] comparer, mettre aux prises, engager, entreprendre, commencer, entamer. [st2]3 [-] commettre (une faute), se rendre coupable de, encourir (une peine), être sous le coup de, s'exposer à; au passif, être exigible, être applicable. [st2]4 [-] charger de, confier, recommander. [st2]5 [-] risquer, hasarder. [st2]6 [-] au passif, être engagé (en garantie), être dévolu. - committere aliquid alicui rei (cum aliqua re): joindre qqch à qqch. - committere viam viae, Liv. 39, 2: relier une route à une route. - per nondum commissa inter se munimenta urbem intravit, Liv. 38, 4, 8: il entra dans la ville entre les fortifications qui n'avaient pas encore été rejointes entre elles. - Tiberinum ponte committere, Flor, 1, 4: jeter un pont sur le Tibre. - committere proelium cum aliquo, engager le combat avec qqn. - committere bellum: commencer la guerre. - committere spectaculum: donner un spectacle. - committere judicium: engager un procès. - multam committere: encourir une amende. - poenam committere: encourir une peine. - committere aliquid alicui: confier qqch à qqn. - committere + dat.: s’en remettre à, se fier à. - committere alicui ut: confier à qqn le soin (la mission) de, s'en remettre à qqn pour... - committere se fortunae (pugnae): risquer une bataille. - committere ut: commettre la faute de. - non committere ut: ne pas commettre la faute de, se garder de. - non committam, ut tibi insanire videar, Cic. Fam. 5, 5, 3: je me garderai bien de te donner l'impression d'être insensé. - nec committam ut dolor corporis efficiat ut frustra tantus vir ad me venerit, Cic. Tusc. 2, 61: il ne me sera pas dit [qu'une douleur physique fait qu'un si grand homme est venu près de moi inutilement.] = qu'à la suite d'une douleur physique dont je souffrais, un si grand homme est venu près de moi inutilement. - se in senatum committere: s'aventurer au sénat, se risquer à aller au sénat.* * *committo, ĕre, mīsi, missum - tr. - [st2]1 [-] réunir, joindre, assembler, relier. [st2]2 [-] comparer, mettre aux prises, engager, entreprendre, commencer, entamer. [st2]3 [-] commettre (une faute), se rendre coupable de, encourir (une peine), être sous le coup de, s'exposer à; au passif, être exigible, être applicable. [st2]4 [-] charger de, confier, recommander. [st2]5 [-] risquer, hasarder. [st2]6 [-] au passif, être engagé (en garantie), être dévolu. - committere aliquid alicui rei (cum aliqua re): joindre qqch à qqch. - committere viam viae, Liv. 39, 2: relier une route à une route. - per nondum commissa inter se munimenta urbem intravit, Liv. 38, 4, 8: il entra dans la ville entre les fortifications qui n'avaient pas encore été rejointes entre elles. - Tiberinum ponte committere, Flor, 1, 4: jeter un pont sur le Tibre. - committere proelium cum aliquo, engager le combat avec qqn. - committere bellum: commencer la guerre. - committere spectaculum: donner un spectacle. - committere judicium: engager un procès. - multam committere: encourir une amende. - poenam committere: encourir une peine. - committere aliquid alicui: confier qqch à qqn. - committere + dat.: s’en remettre à, se fier à. - committere alicui ut: confier à qqn le soin (la mission) de, s'en remettre à qqn pour... - committere se fortunae (pugnae): risquer une bataille. - committere ut: commettre la faute de. - non committere ut: ne pas commettre la faute de, se garder de. - non committam, ut tibi insanire videar, Cic. Fam. 5, 5, 3: je me garderai bien de te donner l'impression d'être insensé. - nec committam ut dolor corporis efficiat ut frustra tantus vir ad me venerit, Cic. Tusc. 2, 61: il ne me sera pas dit [qu'une douleur physique fait qu'un si grand homme est venu près de moi inutilement.] = qu'à la suite d'une douleur physique dont je souffrais, un si grand homme est venu près de moi inutilement. - se in senatum committere: s'aventurer au sénat, se risquer à aller au sénat.* * *Committo, committis, commisi, pen. prod. commissum, committere. Plin. iunior. Mettre ensemble, Assembler.\Animos committere. Catul. Conjoindre, Unir.\Noctes duas committere. Ouid. Conjoindre, Mettre deux nuicts ensemble sans qu'il y ait jour entredeux.\Furta committere latebris. Stat. Cacher, Mucer.\Committere alicuius plagae oras suturis. Cels. Couldre ensemble et rejoindre les levres d'une playe.\Committere semen solo. Columel. Semer la terre.\Vinum committere venis. Horat. Boire du vin, duquel la force entre dedens les veines.\Vitem tenui committere sulco. Virgil. Planter la vigne.\Committere se in conclaue. Cic. Se jecter dedens.\Vrbi se committere. Cic. Se mettre dedens la ville pour seureté.\Committere. Terent. Bailler en garde, Commettre.\Committere et credere honorem alicui. Cic. Luy bailler quelque magistrat, ou office honorable.\Alendum aliquem committere alicui. Ouid. Luy bailler à nourrir.\Arbitrio alicuius aliquid committere. Horat. Remettre à sa discretion et volunté.\Committere se in fidem, vel tutelam alicuius. Terentius. Se commettre en la foy et sauvegarde d'aucun.\Ingeniis coniecturaeque aliquorum aliquid committere. Cic. Remettre à leur conjecture.\Causam committere alicui. Cic. Commettre et donner en charge.\Consilia sua alicui committere. Cic. Luy dire et declarer son intention, ou son secret.\Delictum hominum fortunae iudicio committere. Cic. En laisser faire à fortune.\Epistolam alicui committere. Cic. Bailler à porter.\Habenas committere. Seneca. Bailler la puissance et authorité de gouverner.\Honores committere alicui. Clau. Luy bailler offices honorables.\Incommoda sua legibus committere. Cic. S'en rapporter aux loix, pour punition en estre faicte selon icelles, Laisser la vengeance de son injure aux loix et aux magistrats.\Literas alicui committere. Cic. Bailler lettres à porter.\Magistratus aliquibus committere. Cic. Leur bailler des offices.\Vices suas alicui committere. Senec. Le commettre en son office, Luy bailler sa charge.\Crus commisit laqueo volucris. Ouid. A mis dedens, etc.\Literis committere aliquid. Cic. Mettre par escript.\Committere gnatam suam vxorem alicui. Terent. Marier sa fille à quelcun, Luy bailler pour femme.\Committere in discrimen. Liu. Exposer et mettre en dangier.\Committere se in praecipitem locum. Cic. Se mettre en peril et dangier.\Fortunae se committere. Cic. Se mettre à l'adventure.\Frigori committere. Celsus. Mettre au froid.\Itineri se committere. Cic. Se mettre à chemin.\Se hyemi et fluctibus committere. Cic. Se mettre sur la mer en temps d'yver.\Se labori committere. Cels. Se mettre à labourer, ou travailler.\Mari aliquem committere. Lucan. Le mettre sur la mer.\Nauigationi se committere. Cic. Se mettre sur l'eaue.\Nocti se committere. Ouid. Cheminer de nuict, Se fier à la nuict.\Ponti sese committere. Virgil. Passer sur un pont.\Rixae se committere. Ouid. Se mettre en la noise.\Longius portibus committere se non audebant. Caesar. Ils ne s'osoyent eslongner des ports, et se mettre en la grande eaue.\Soli se committere. Celsus. Se mettre au soleil.\Committere. Sueton. Irriter et faire batre deux ou plusieurs à l'encontre les uns des autres.\Committere. Suet. Non cessauit inter se omnes committere. Irriter l'un contre l'autre.\Fratres committere odiis. Claud. Mettre haine et dissension entre les freres.\Committere bellum. Liu. Dresser et commencer, Esmouvoir.\Committere certamen. Liu. Commencer le combat.\Ludos committere. Plaut. Cic. Commencer les jeux.\Committere manum alicui. Virgil. Luy faire la guerre.\Praelium committere. Caesar. Commencer l'estour, Commencer la bataille, et donner dedens.\Pugnam committere. Sil. Commencer.\Verba committere caecis modis. Senec. Proposer une question obscure, Parler obscurement.\Committere aliquid. Cic. Faillir, Commettre, Offenser.\Caedem committere. Ouid. Faire un meurtre.\Culpam committere. Cic. Faillir.\Iurgia. Plaut. Noiser, Faire debat.\Rixam committere. Liu. Commencer la noise.\Non committere vt, vel quamobrem. Cic. Ne faire chose parquoy, etc. Ne faire en sorte que, etc.\Committere se in aciem. Liu. Se mettre, ou entrer en la bataille.\Committere se in conspectum populi. Cic. Se monstrer et presenter.\Committere se in Senatum. Cic. Venir au Senat.\Committere de existimatione sua alicui. Cic. Se rapporter de son honneur.\Committere. Cic. Confisquer. -
19 premier
premier, -ière1 [pʀəmje, jεʀ]1. adjective• arriver/être premier to arrive/be firstc. ( = de base) [échelon, grade] bottom ; [ébauche, projet] first• quel est votre premier prix pour ce type de voyage ? what do your prices start at for this kind of trip?d. ( = originel, fondamental) [cause, donnée, principe] basic ; [objectif] primary ; [état] initial, original2. masculine noun, feminine nouna. (dans le temps, l'espace) first• parler/passer/sortir le premier to speak/go/go out first• elle fut l'une des premières à... she was one of the first to...b. (dans une hiérarchie, un ordre) il a été reçu dans les premiers he was in the top fewc. (dans une série, une comparaison) Pierre et Paul sont cousins, le premier est médecin Peter and Paul are cousins, the former is a doctor3. masculine nouna. first• c'est leur premier ( = enfant) it's their first child• mon premier est... (charade) my first is in...► en premier [arriver, parler] first• pour lui, la famille vient toujours en premier his family always comes first4. compounds* * *
1.
- ière pʀəmje, ɛʀ adjectif1) ( dans le temps) first2) ( dans l'espace) first3) ( dans une série) first‘livre premier’ — ‘book one’
Napoléon Ier — Napoleon I, Napoleon the First
4) ( dans une hiérarchie) [artiste, écrivain, puissance] leading; [élève, étudiant] topêtre premier — [élève, étudiant] to be top; [coureur] to be first
nos premiers prix or tarifs — ( pour voyages) our cheapest holidays GB ou package tours US; ( pour billets) our cheapest tickets
5) ( originel) [impression] first, initial; [éclat] initial; [aspect] original6) ( essentiel) [qualité] prime; [objectif, conséquence] primary7) Philosophie [terme, notion, donnée] fundamental; [vérité, principe] first
2.
nom masculin, féminin1) ( dans le temps) first2) ( dans une énumération) firstle premier de mes fils — ( sur deux fils) my elder son; ( sur plus de deux fils) my eldest son
3) ( dans un classement)arriver le premier — [coureur] to come first
être le premier de la classe — [élève] to be top of the class
3.
nom masculin1) ( dans un bâtiment) first floor GB, second floor US2) ( jour du mois) first3) ( arrondissement) first arrondissement
4.
en premier locution adverbiale
5.
de première (colloq) locution adjective first-ratec'est de première — it's first-class ou first-rate
Phrasal Verbs:* * *pʀəmje, jɛʀ (-ière)1. adj1) (dans le temps) firstC'est notre premier jour de vacances depuis Noël. — It's our first day off since Christmas.
C'est la première fois que je viens ici. — It's the first time I've been here.
du premier coup — at the first attempt, at the first go
Il est arrivé premier. — He came first., He was the first to arrive.
2) (du bas) (branche, marche, grade) lowest, bottomau premier étage — on the first floor Grande-Bretagne on the second floor USA
3) (en importance) firstde premier ordre — first-class, first-rate
de première qualité; de premier choix — best quality, top quality
4) (= fondamental) basic5)le Premier ministre — the Prime Minister, the Premier, the Premier of Queensland, the Queensland Premier
2. nm1) (= premier étage) first floor Grande-Bretagne second floor USA2) (= personne)3) (= jour)4)3. nf1) (= personne)2) AUTOMOBILES (= vitesse) first, first gear3) CHEMINS DE FER, AVIATION (= classe) first class4) ÉDUCATION (= classe) Year 12sixth year of secondary school (age 16-17)5) [spectacle] THÉÂTRE first night, CINÉMA première6) (chose faite pour la première fois) first* * *A adj1 ( qui commence une série) [habitant, emploi, automobile, symptôme] first; Adam fut le premier homme Adam was the first man; c'est la première fois que je viens ici this is the first time I've been here; la première et la dernière fois the first and last time; les premiers temps de the initial period of; (dans) les premiers temps tout allait bien at first things went well;2 ( qui précède dans l'espace) [porte, rue, visage, carrefour] first; les trois premières rues the first three streets; les premières marches (de l'escalier) the first few steps;3 ( dans une série) [numéro, chapitre, mot, candidat] first; première personne du singulier/du pluriel first person singular/plural; le premier janvier/juin the first of January/of June; article premier du code pénal first article of the penal code; ‘livre premier’ ‘book one’; Napoléon Ier Napoleon I ou the First; Elisabeth Ire Elizabeth I ou the First;4 ( par sa supériorité) [artiste, écrivain, producteur, puissance] leading; [élève, étudiant] top; le premier producteur mondial de vin the world's leading wine producer; être premier [élève, étudiant] to be top; [coureur] to be first; il est premier en physique he's top in physics; terminer or arriver premier [coureur] to come first; une affaire de première importance/urgence a matter of the utmost importance/urgency; article de première nécessité an absolutely essential item;5 ( par son infériorité) [billet, ticket, place] cheapest; nos premiers prix or tarifs ( pour voyages) our cheapest holidays GB ou package tours US; ( pour billets) our cheapest tickets;6 ( originel) [impression] first, initial; [vivacité, éclat] initial; [aspect] original; recouvrer sa santé première to recover one's health;B nm,f1 ( qui se présente d'abord) first; vous êtes le premier à me le dire you are the first to tell me; il est toujours le premier à se plaindre he's always the first to complain; sortir le premier to go out first; arriver le premier, arriver les premiers to arrive first; les premiers arrivés seront les premiers servis first come, first served;2 ( dans une énumération) first; je préfère le premier I prefer the first one; le premier de mes fils ( sur deux fils) my elder son; ( sur plus de deux fils) my eldest son;3 ( dans un classement) arriver le premier [coureur] to come first; être le premier de la classe [élève] to be top of the class; il est le premier en latin he's top in Latin.C nm1 ( dans un bâtiment) first floor GB, second floor US; monter/descendre au premier to go up/to go down to the first GB ou second US floor; habiter au premier to live on the first GB ou second US floor;2 ( jour du mois) first; être payé tous les premiers du mois to be paid on the first of every month; le premier de l'an New Year's Day;3 ( arrondissement) first arrondissement; habiter dans le premier to live in the first arrondissement;4 ( dans une charade) first; mon premier est my first is.D en premier loc adv faire qch en premier to do sth first; faire passer son travail en premier to put one's work first; recourir à l'arme nucléaire en premier to resort to nuclear weapons in the first instance; citons en premier le livre de notre collègue first of all there's our colleague's book; il faut en premier baisser l'impôt sur les bénéfices first of all it is necessary to reduce taxes on profits.E première nf1 (événement important, exploit) first; première mondiale world first;4 Aut first (gear); être en première to be in first (gear); passer la première to go into first (gear); rouler en première to drive in first (gear);5 ○ Rail, Aviat first class; voyager en première to travel first class; un billet de première a first-class ticket;6 ( couturière dirigeant un atelier) head seamstress;7 ( en alpinisme) first ascent; premier solitaire first solo-ascent;8 ( dans une chaussure) insole.premier âge [produits, vêtements] for babies up to six months ( après n); premier clerc chief clerk; premier communiant boy making his first communion; premier de cordée leader; premier danseur leading dancer; premier jet first ou rough draft; premier maître intermediate rank between chief petty officer and fleet chief petty officer GB, ≈ master chief petty officer US; premier ministre prime minister; premier secrétaire (d'un parti, organisme) first secretary; premier venu just anybody; elle s'est jetée dans les bras du premier venu she threw herself into the arms of the first man to come along; premier violon Mus first violin, leader; première classe Mil ≈ private; première communiante Relig girl making her first communion; première communion Relig first communion; première épreuve Imprim first proof; première nouvelle! that's the first I've heard about it; premiers secours first aid ¢.ⓘ Premier ministre The chief minister of the government, appointed by the Président de la République and responsible for the overall management of government affairs.1. (souvent avant le nom) [initial] earlyles premiers temps at the beginning, early on2. [proche] neareston s'est arrêtés dans le premier hôtel venu we stopped at the first hotel we came to ou happened to come to4. [dans une série] firstà la première heure first thing, at first lightdans un premier temps (at) first, to start with, to begin withil a fait ses premières armes à la "Gazette du Nord" he cut his teeth at the "Gazette du Nord"j'ai fait mes premières armes dans le métier comme apprenti cuisinier I started in the trade as a cook's apprenticepremier jet (first) ou rough ou initial drafta. [personnes et matériel] emergency servicesb. [soins] first aida. [généralement] first partb. [au spectacle] opening act5. [principal] mainde (toute) première nécessité/urgence (absolutely) essential/urgentc'est vous le premier intéressé you're the main person concerned ou the one who's got most at stakesortir premier d'une Grande école to be first on the pass list (in the final exam of a Grande école)l'idée première était de... the original idea was to...8. [spontané] firstson premier mouvement his first ou spontaneous impulse9. (après le nom) [fondamental] firstMATHÉMATIQUES [nombre] prime[polynôme] irreducibleprincipe premier first ou basic principle10. [moindre]et ta récitation, tu n'en connais pas le premier mot! you haven't a clue about your recitation, have you?la robe coûte 400 euros et je n'en ai pas le premier sou the dress costs 400 euros and I haven't a penny (UK) ou cent (US) to my name11. GRAMMAIREpremière personne du singulier/pluriel first person singular/pluralvoir aussi link=pluriel pluriel12. CUISINEcôte/côtelette première prime rib/cutlet————————, première [prəmje, ɛr] nom masculin, nom féminin1. [personne]elle est la première de sa classe/au hit-parade she's top of her class/the charts2. [chose]3. [celui-là]plantez des roses ou des tulipes, mais les premières durent plus longtemps plant roses or tulips, but the former last longervoir aussi link=cinquième cinquième————————nom masculin1. [dans une charade]3. [dans des dates]Aix, le premier juin Aix, June 1stle premier avril April Fool's ou All Fools Dayle premier janvier ou de l'an New Year's Day————————première nom féminin2. [exploit]être/passer en première to be in/to go into firstbillet/wagon de première first-class ticket/carriage8. IMPRIMERIE [épreuve] first proof[édition - d'un livre] first edition ; [ - d'un journal] early edition9. [d'une chaussure] insole————————de première locution adjectivale————————en premier locution adverbialepremier de cordée nom masculin————————premier degré nom masculin2. [phase initiale] first step3. (figuré)————————premier prix nom masculin1. COMMERCE lowest ou cheapest pricedans les premiers prix at the cheaper ou lower end of the scale2. [récompense] first prize -
20 sancio
sancĭo, īre, sanxi, sanctum [sacer] - tr. - rendre inviolable par un acte religieux. - pqpf. arch. sancierat, Pompon. d. Diom. 371, 19 ; Prisc. 10, 4 II part. sancitus Lucr. 1, 587 ; Cass. Sev. d. Diom. 371, 21. - Lebaigue P. 1119 et P. 1120. [st1]1 [-] consacrer, rendre irrévocable. - sancire legem, Cic. Planc. 44 ; Tusc. 2, 34, consacrer une loi. - haec lex sanciatur, ut... Cic. Lael. 40: que cette loi soit consacrée, savoir que... - Cretum leges, quas sive Juppiter sive Minos sanxit, laboribus erudiunt juventutem, Cic. Tusc. 2, 34: les lois des Crétois, édictées soit par Jupiter soit par Minos, forment la jeunesse à de durs travaux. - foedus sanguine alicujus sancire, Cic. Quir. 13: consacrer un traité par le sang de qqn, le sceller du sang de qqn. --- cf. Liv. 23, 8, 10. - sancire aliquid legibus, Cic. Rep. 1, 2: sanctionner qqch par des lois. --- cf. Cic. Agr. 3, 3. - de jure praediorum sanctum est jure civili, ut... Cic. Off. 3, 65: au sujet des immeubles le droit civil prescrit que... --- cf. Cic. Har. 32. - habent legibus sanctum, uti... neve + subj. Caes. BG. 6, 20, 2: [les cités] ont un article de loi qui ordonne de..., qui interdit de... - lege sancire, ut... Cic. Rep. 2, 63: prescrire par une loi que... - edicto, sancire ne... Cic. Fl. 67: interdire par un édit de... cf. Liv. 28, 19. - lex sanxit, ne... Cic. Rep. 2, 54: la loi interdit que... - nec, quominus id postea liceret, ulla lex sanxit, Cic. ad Br. 1, 5, 3: et pas une loi n'a défendu que cela se fît par la suite. - avec prop. inf. fide sanxerunt... Liv. 25, 8, 8: ils convinrent sous la sanction du serment que... [st1]2 [-] sanctionner, agréer, ratifier qqch. - Cic. Agr. 3, 13; Phil. 10, 17 ; Att. 14, 21, 2. - sancire aliquem augurem, Cic. Phil. 13, 12: agréer qqn comme augure. - (religionem) in eo qui violasset sancire, Cic. Verr. 4, 114: sanctionner une religion sur celui qui l'a profanée [= en punissant celui qui..] [st1]3 [-] interdire, punir. - sancire aliquam rem aliqua re: interdire qqch sous peine de qqch, punir qqch de qqch. - sancire incestum supremo supplicio, Cic. Leg. 2, 22: punir l'inceste du dernier supplice. - sancire rem capite: interdire une chose sous peine de mort. - sancire honoris cupiditatem ignominiā, Cic.: infliger à l'ambition le châtiment de l'infamie. - capite sanxit, si qui... Cic. Att. 10, 1, 2: il punit de peine de mort quiconque... - cf. Cic. Leg. 3, 46 ; Rep. 4, 12 ; Off. 3, 69 ; Planc. 47. - id Athenis exsecrationibus publicis sanctum est, Cic. Off. 3, 55: c'est puni à Athènes de malédictions publiques. - Solo de eo nihil sanxit, quod... Cic.: Solon n'a établi aucune peine contre un crime qui... - quinque et viginti assibus sancire, Gell. 20, 1, 31: punir de vingt-cinq as. [st1]4 [-] sanctionner, ratifier, approuver, confirmer, assurer, affermir. - verba intorto sancit jaculo, Sil. 1, 304: il appuie ses paroles en lançant son javelot. - sanctum apud nos est jure civili, ut... Cic. Off. 3, 16: le droit civil nous enjoint de... - sancire alicui carmina, Stat.: dédier des vers à qqn. - sancire acta Caesaris, Cic.: ratifier les actes de César. - sancire disciplinam, Cic.: affermir la discipline. - sancire jus imperii morte alicujus, Curt.: consolider un trône par la mort de qqn. - illa in legibus sancta sunt, Cic.: ces dispositions résultent des lois. - jurejurando sancit ne quis..., Caes.: il leur fait jurer de ne pas... - sancire cibaria operariis, Plin.: fixer les aliments des ouvriers. - sancire recta pravaque, Cic.: déterminer ce qui est vice ou vertu.* * *sancĭo, īre, sanxi, sanctum [sacer] - tr. - rendre inviolable par un acte religieux. - pqpf. arch. sancierat, Pompon. d. Diom. 371, 19 ; Prisc. 10, 4 II part. sancitus Lucr. 1, 587 ; Cass. Sev. d. Diom. 371, 21. - Lebaigue P. 1119 et P. 1120. [st1]1 [-] consacrer, rendre irrévocable. - sancire legem, Cic. Planc. 44 ; Tusc. 2, 34, consacrer une loi. - haec lex sanciatur, ut... Cic. Lael. 40: que cette loi soit consacrée, savoir que... - Cretum leges, quas sive Juppiter sive Minos sanxit, laboribus erudiunt juventutem, Cic. Tusc. 2, 34: les lois des Crétois, édictées soit par Jupiter soit par Minos, forment la jeunesse à de durs travaux. - foedus sanguine alicujus sancire, Cic. Quir. 13: consacrer un traité par le sang de qqn, le sceller du sang de qqn. --- cf. Liv. 23, 8, 10. - sancire aliquid legibus, Cic. Rep. 1, 2: sanctionner qqch par des lois. --- cf. Cic. Agr. 3, 3. - de jure praediorum sanctum est jure civili, ut... Cic. Off. 3, 65: au sujet des immeubles le droit civil prescrit que... --- cf. Cic. Har. 32. - habent legibus sanctum, uti... neve + subj. Caes. BG. 6, 20, 2: [les cités] ont un article de loi qui ordonne de..., qui interdit de... - lege sancire, ut... Cic. Rep. 2, 63: prescrire par une loi que... - edicto, sancire ne... Cic. Fl. 67: interdire par un édit de... cf. Liv. 28, 19. - lex sanxit, ne... Cic. Rep. 2, 54: la loi interdit que... - nec, quominus id postea liceret, ulla lex sanxit, Cic. ad Br. 1, 5, 3: et pas une loi n'a défendu que cela se fît par la suite. - avec prop. inf. fide sanxerunt... Liv. 25, 8, 8: ils convinrent sous la sanction du serment que... [st1]2 [-] sanctionner, agréer, ratifier qqch. - Cic. Agr. 3, 13; Phil. 10, 17 ; Att. 14, 21, 2. - sancire aliquem augurem, Cic. Phil. 13, 12: agréer qqn comme augure. - (religionem) in eo qui violasset sancire, Cic. Verr. 4, 114: sanctionner une religion sur celui qui l'a profanée [= en punissant celui qui..] [st1]3 [-] interdire, punir. - sancire aliquam rem aliqua re: interdire qqch sous peine de qqch, punir qqch de qqch. - sancire incestum supremo supplicio, Cic. Leg. 2, 22: punir l'inceste du dernier supplice. - sancire rem capite: interdire une chose sous peine de mort. - sancire honoris cupiditatem ignominiā, Cic.: infliger à l'ambition le châtiment de l'infamie. - capite sanxit, si qui... Cic. Att. 10, 1, 2: il punit de peine de mort quiconque... - cf. Cic. Leg. 3, 46 ; Rep. 4, 12 ; Off. 3, 69 ; Planc. 47. - id Athenis exsecrationibus publicis sanctum est, Cic. Off. 3, 55: c'est puni à Athènes de malédictions publiques. - Solo de eo nihil sanxit, quod... Cic.: Solon n'a établi aucune peine contre un crime qui... - quinque et viginti assibus sancire, Gell. 20, 1, 31: punir de vingt-cinq as. [st1]4 [-] sanctionner, ratifier, approuver, confirmer, assurer, affermir. - verba intorto sancit jaculo, Sil. 1, 304: il appuie ses paroles en lançant son javelot. - sanctum apud nos est jure civili, ut... Cic. Off. 3, 16: le droit civil nous enjoint de... - sancire alicui carmina, Stat.: dédier des vers à qqn. - sancire acta Caesaris, Cic.: ratifier les actes de César. - sancire disciplinam, Cic.: affermir la discipline. - sancire jus imperii morte alicujus, Curt.: consolider un trône par la mort de qqn. - illa in legibus sancta sunt, Cic.: ces dispositions résultent des lois. - jurejurando sancit ne quis..., Caes.: il leur fait jurer de ne pas... - sancire cibaria operariis, Plin.: fixer les aliments des ouvriers. - sancire recta pravaque, Cic.: déterminer ce qui est vice ou vertu.* * *Sancio, sancis, sanciui, sancitum, pen. prod. vel sanxi, sanctum, sancire. Cic. Establir et confermer quelque chose soubz certaine peine, Ordonner et decerner.\Multa sanxit de aetate hominum. Cic. Il a faict beaucoup d'ordonnances, Il a ordonné.\Carmina sancire alicui. Stat. Consacrer, Dedier.\Dictis connubia sancire. Claud. Confermer.\Dolore suo sancire militaris imperii disciplinam. Cic. Torquatus, chef de l'armee Romaine, pour maintenir et conserver la discipline et obedience militaire, feit couper la teste à son filz, pource que contre son commandement il avoit combatu contre ses ennemis, Il conferma la discipline militaire par la mort de son filz, de laquelle toutesfois il estoit fort dolent.\Sancire dubia. Cic. Confermer un droict doubteux par l'authorité de la loy.\Sanxit edicto ne ex Asia frumentum exportari liceret. Ci. Il defendit par edict general sur peine que nul ne fust si hardi de faire aucune traicte de bleds hors le pais d'Asie.\Vt exilium eius Senatus consulto sanciretur, perfecerat. Tacit. Fut approuvé et confermé.\Fidem dextra sancire. Liu. Bailler la foy touchant à la main, et confermer aucune chose.\Fide sanxerunt, liberos Tarentinos, leges, suaque omnia habituros. Liu. Ils les asseurerent leur baillant la foy.\Foedus capite vel sanguine alterius cum aliquo sancire. Liu. Accorder la paix par tel si, que un certain personnage sera mis à mort.\Iusiurandum sancire, Iureiurando sancire. Liu. Confermer par serment.\Leges sancire. Cic. Faire aucunes loiz et establir.\Orbem purgatum sanxerat Hercules. Propert. Avoit asseuré et mis en seureté.\Poenas sancire malorum. Stat. Punir les malfaicts.\Poena sancire aliquid. Cic. Ordonner sur certaine peine.\Regnum ab Antonio Herodi datum victor Augustus sanxit. Tacit. Conferma.\Id ne fieret, lege sancitum est. Cic. La loy defend soubz certaine peine que, etc.\Habent legibus sancitum, siquis quid, etc. Caes. Il est dict par leurs loix que, etc.
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