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Vol Air Littoral 440

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Vol Air Littoral 440
F-GCPG, l'appareil impliqué dans l'accident, alors en service chez Compagnie Aérienne du Languedoc, ici à l'aéroport international de Bâle-Mulhouse en novembre 1983.
F-GCPG, l'appareil impliqué dans l'accident, alors en service chez Compagnie Aérienne du Languedoc, ici à l'aéroport international de Bâle-Mulhouse en novembre 1983.
Caractéristiques de l'accident
Date
TypePerte de contrôle pendant la montée
CausesDysfonctionnement du système anti-décrochage
PhaseMontée
SiteAérodrome de Montluçon Guéret, Creuse, France
Coordonnées 46° 13′ 37″ nord, 2° 21′ 46″ est
Caractéristiques de l'appareil
Type d'appareilSwearingen SA226-TC Metro II
CompagnieAir Littoral
No  d'identificationF-GCPG
Lieu d'origineAérodrome de Montluçon Guéret, Creuse, France
Lieu de destinationAéroport de Paris-Orly, France
Passagers2
Équipage2
Bilan
Morts4 (tous)
Survivants0

Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Vol Air Littoral 440

Le , un Swearingen Metro II effectuant le vol Air Littoral 440, un vol régional régulier à destination de l'aéroport de Paris-Orly, s'est écrasé peu après son décollage depuis l'aérodrome de Montluçon Guéret, dans la Creuse, en France, à la suite d'un dysfonctionnement du système anti-décrochage de l'appareil[1], causant la mort de ses quatre occupants.

L'aéronef assurant ce vol était un Swearingen SA226-TC Metro II construit en 1980 et immatriculé F-GCPG (numéro de série TC-334E)[2]. Cet avion de ligne régional était équipé de deux turbopropulseurs, de type Garrett TPE331-3UW-303G, et totalisait 10 346 heures de vol au moment de l'accident.

D'abord exploité par Compagnie Aérienne du Languedoc (CAL), il fut ensuite intégré à la flotte d'Air Littoral, suite à la fusion entre les deux compagnies au début de l'année 1988.

Déroulement des faits

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Le vol 440 devait décoller tôt dans la matinée. Seuls deux passagers (Robert Aupetit et Patrick Desdoit) embarquèrent à bord de ce vol court-courrier reliant Montluçon à Paris. L'équipage était alors composé de deux pilotes : le commandant de bord Gérard Van Der Veecken et le copilote Christian Rémondon.

Il faisait encore nuit lorsque les pilotes reçurent l'autorisation de faire rouler leur appareil jusqu'à la piste 35 de l'aérodrome de Montluçon Guéret. Le copilote Rémondon était alors le pilote en fonction (PF) sur ce tronçon du vol. Six minutes plus tard, à 6 h 31, les manettes des gaz furent avancées jusqu'à la pleine puissance et le Metro II entama son décollage.

Peu après le décollage, l'appareil piqua brusquement du nez. Il poursuivit sa descente avant de s'écraser au sol 600 m au-delà de l'extrémité de la piste, puis il glissa sur plusieurs dizaines de mètres à travers des buissons avant de prendre rapidement feu[1]. Les deux pilotes et les deux passagers périrent dans le crash.

Suite à cet accident, le bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) s'est chargé de l'enquête. Les enquêteurs du BEA ont conclu que le système anti-décrochage (SAS), et par conséquent le pousseur de manche (en), s'est activé immédiatement après le décollage, à une altitude trop basse pour permettre une récupération par les pilotes[3].

L'enquête a révélé que ce système était sujet à de nombreux dysfonctionnements sur plusieurs Metroliner, et les dossiers de maintenance de l'appareil accidenté indiquaient des problèmes récurrents avec ce système. Ces problèmes avaient déjà fait l'objet de recommandations de sécurité, de la part du Conseil national de la sécurité des transports (NTSB).

En raison de l'absence des enregistreurs de vol (CVR et FDR) à bord de cet avion et de la destruction complète du système SAS (à l'exception de la sonde d'incidence et de son émetteur) lors du crash et de l'incendie post-impact, cette hypothèse n'a jamais pu être étayée par des preuves matérielles.

Les enquêteurs ont également notés qu'avec ou sans l'activation erronée du pousseur de manche, l’affichage inexact de l'horizon artificiel (ADI) du copilote et l’absence de repères visuels extérieurs (le décollage ayant eu lieu avant l'aube, avec une faible luminosité) ont joué un rôle important dans cet accident.

Références

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  1. 1 2 (en) Description de l'accident sur Aviation Safety Network.
  2. ↑ « F-GCPG - Air Littoral (Merlin II-) », sur www.planelogger.com (consulté le )
  3. ↑ [vidéo] « Metro II Crashes After Takeoff at France's Montluçon Airport - Air Littoral Flight 440 », MPC Flights, , 06:02 min (consulté le )