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José María Blázquez Martínez

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José María Blázquez Martínez
Fonctions
Membre de l'Académie royale d'histoire (d)
-
Jaime de Salazar y Acha (d)
Professeur d'université (d)
Université complutense de Madrid
-
Professeur d'université (d)
Université de Salamanque
-
Professeur adjoint
Université de Salamanque
-
Professeur adjoint
Université complutense de Madrid
-
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Naissance
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José María Blázquez Martínez, né à Oviedo le et mort à Madrid le [1], est un historien, archéologue et philologue classique espagnol, professeur émérite d'histoire ancienne et académique de l'Académie royale d'histoire (élu en 1987 avec la médaille no 13).

Après avoir passé sa jeunesse à Madrid, il obtient sa licence de philologie classique à l'université de Salamanque en 1951 puis son doctorat à l'université complutense de Madrid en 1952. Il opte pour une thèse sur un domaine religieux dirigée par Antonio García y Bellido. Une partie de ses études supérieures l'amène à l'université de Marburg, puis à Rome auprès de Massimo Pallottino et il y rencontre Ángel Álvarez de Miranda.

À partir de 1952, il devient professeur adjoint à l'université complutense de Madrid, puis à celle de Salamanque. En 1963, il candidate pour la chaire d'Histoire des religions, concours qu'il passe en 1964, mais c'est un échec et le poste reste vacant. Il finit par obtenir le poste quelques années plus tard. Il obtient sa première chaire d'Histoire ancienne en 1966, discipline à part entière nouvellement créée à la fin du franquisme. Dans ses cours, il enseigne l'histoire grecque et romaine, puis l'histoire des religions à partir de 1982. Il prend sa retraite en 1991 et occupe la chaire à titre de professeur émérite d'histoire ancienne à l'université Complutense de Madrid.

Photographie en noir et blanc d'un homme avec un costume et une cravate se tenant debout derrière une table
Santiago Montero Díaz en 1933, futur professeur de José María Blázquez Martínez.
carte montrant l'Europe de l'Ouest avec des écoles et des universités
Lieux d'étude et de formation de José María Blázquez Martínez.

José María Blázquez Martínez est né à Oviedo le [2],[3]. Il passe sa jeunesse à Madrid où il perd son père très jeune[2]. Après que sa famille ait déménagé, il termine ses études secondaires à Salamanque[2].

Il suit ses premiers cours universitaires à l'université d'Oviedo entre 1948 et 1949[2]. Après des études en philologie classique, il obtient une licence à l'université de Salamanque en 1951, puis son doctorat en 1952 à l'université complutense de Madrid où il présente sa thèse Religiones primitivas de Hispania[3],[2]. À Madrid, il suit les cours de langues indo-européennes de l'helléniste Francisco Rodríguez Adrados, ce qui lui permettra au cours de sa future carrière d'utiliser l'étude philologique pour analyser le caractère d'une divinité[C 1]. Il y suit également les cours de Santiago Montero Díaz à qui il emprunte sa vision universaliste de l'Histoire, c'est-à-dire comme un tout interdépendant sans rupture de l'espace ou du temps[C 2]. Il choisit Antonio García y Bellido pour diriger sa thèse sur les conseils du médiéviste Juan Uría Ríu[C 3]. Initialement, Antonio García y Bellido lui propose une thèse sur les vases grecs dans la péninsule Ibérique pour approfondir une publication parue dans Hispania Graeca en 1948, mais il finit par choisir un sujet religieux pour sa thèse sur une suggestion d'Antonio Tovar avec Antonio García y Bellido comme directeur[C 4]. Si son choix s'était porté sur les vases grecs, José María Blázquez Martínez aurait certainement dû aller étudier auprès de John Beazley à l'université d'Oxford[C 4]. Sa thèse intitulée Estudios sobre primitivas religiones de España[note 1] est composée de quatre parties (analyse de sources épigraphiques, choix de huit objets sacrés, étude de sanctuaires ibériques, analyse des sources littéraires), achevée à la fin de l'année 1955, puis présentée en et enfin publiée partiellement en 1962 sous le nom de Religiones primitivas de Hispania I. Fuentes literarias y epigráficas[note 2][C 5],[D 1]. La publication est faîte dans le volume 14 de la collection Biblioteca de la Escuela de Historia y Arqueología en Roma par l'antenne de Rome du Conseil supérieur de la recherche scientifique, mais imprimée à Madrid ; elle ne comporte que les parties sur les sources épigraphiques et littéraires pour un total de 286 pages de textes et de 44 planches[C 6].

En parallèle, il poursuit ses études dans diverses universités et centres de recherche étrangers. Il devient ainsi boursier de la fondation Alexander von Humboldt à l'université de Marbourg (en Allemagne) pour y suivre les cours des archéologues allemands Friedrich Matz et Heinrich Drerup[3],[F 1]. Sa participation en 1953 à Tétouan à son premier forum, celui du Premier Congrès archéologique du Maroc espagnol où il aborde l'idée de temple pour l'Héracléion de Cadix, lui permet d'obtenir une bourse d'études de la part de l'archéologue espagnol Martín Almagro Basch pour aller étudier à Rome[C 7]. Il va y suivre en 1953 des cours sur la religion étrusque de l'historien et archéologue italien Massimo Pallottino à l'université pour étrangers de Pérouse, mais aussi du linguiste italien Giacomo Devoto et de l'étruscologue italienne Luisa Banti[C 8],[3],[F 1]. Pendant cette période, il loge à la résidence « Nuestra Señora de Guadalupe » fondée en 1946 et dirigée jusqu'en 1948 par Ángel Álvarez de Miranda, une future relation de José María Blázquez Martínez[C 9]. Pendant son séjour italien, il n'étudie pas auprès de l'un des spécialistes de l'histoire des religions, Raffaele Pettazzoni, car ce dernier n'est pas considéré par Santiago Montero Díaz (dont José María Blázquez Martínez est professeur adjoint) comme une référence ou une figure importante dans ce domaine[C 7].

Enseignement supérieur

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Professeur adjoint et concours

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Cour au premier rang, au deuxième plan un escalier pour accéder à une terrasse au troisième plan. Au dernier plan, le minaret d'une mosquée
José María Blázquez a visité la mosquée Djingareyber à Tombouctou (Mali) avec Encarnación Sánchez Grima[C 10].
Vestige des colonnes et du fronton d'un temple antique grec en pierre
En , José María Blázquez Martínez parcourt le temple d'Apollon à Kourion[4].
façade rocheuse en pierre orangée avec des bâtiments taillés dans la roche
En 1991, José María Blázquez Martínez a visité les monuments funéraires de Pétra[5].

José María Blázquez Martínez devient professeur adjoint en philologie classique de Santiago Montero Díaz à l'université complutense de Madrid entre et [C 8]. Cette étape est nécessaire pour passer les concours, il est nécessaire d'avoir enseigné à l'université ; cependant il rate les premiers concours qu'il passe en histoire ancienne et en archéologie[C 11]. Entretemps, il est devenu l'assistant de Santiago Montero Díaz le [C 12]. En 1956, il retourne un an à Rome à nouveau auprès de Massimo Pallottino pour travailler sur la religion étrusque grâce à une bourse d'un an accordée par Martín Almagro Gorbea pour l'École espagnole d'histoire et d'archéologie de Rome[C 6],[F 1]. Puis il occupe un autre poste de professeur adjoint à l'université de Salamanque en 1957[2],[A 1].

Le , José María Blázquez Martínez candidate pour le concours concernant la chaire d'Histoire des religions[C 13]. Il est convoqué le mais ne se présente pas au concours, peut-être en raison d'un manque de confiance en ses compétences[C 14]. Ses concurrents pour le poste sont Carlos Castro Cubells (qui finalement ne se présente pas), Carlos Alonso del Real, José S. Lasso de la Vega et Antonio Pacios López[C 15]. Les membres du jury sont l'évêque de Salamanque et docteur en théologie Francisco Barbado Viejo en tant que président, puis un latiniste Vicente Blanco García, un hébraïsant Francisco Cantera Burgos, un spécialiste de l'art José Camón Aznar et Joaquín Salaverri de la Torre en tant que membres[C 16]. Après trois votes et sous pression de l'Opus Dei dont font partie des membres du jury ainsi que des Jésuites, le poste est déclaré vacant dans le procès-verbal du [C 17][note 3]. Plus tard, José María Blázquez Martínez finit par obtenir le poste après avoir satisfait aux critères en soumettant un travail scientifique inédit de vingt-quatre pages et de vingt-et-une pages de notes intitulé Simbolismo funerario de la granada, huevo, ramo y papaverácea entre los pueblos itálicos y mediterráneos antes de los romanos[note 4][C 13].

Professeur titulaire

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vestiges d'un temple en pierre avec des colonnes en arrière-plan
En , José María Blázquez Martínez sillonne la cella du temple de Zeus Lykaios à Cyrène[6].

Il prend ensuite la chaire d'Historia Antigua Universal en 1966, puis la chaire d'Historia Antigua de España à l'université complutense de Madrid de 1969 à 1991[2]. Il peut accéder à cette chaire en raison de la création de nouvelles chaires universitaires en Histoire à la fin du franquisme[A 2]. Avec cette chaire, la seconde en Espagne, l'enseignement de l'histoire ancienne a fait une grande avancée, puisque cette période n'est plus seulement vue comme un appendice à la préhistoire de Francisco Jordá Cerdá ou comme une introduction à l'histoire médiévale de Luis Suárez Fernández, mais comme une partie distincte de l'histoire[A 3]. En 1982 jusqu'à sa retraite en 1991, il enseigne l'histoire des religions antiques à l'occasion du départ en retraite de Santiago Montero Díaz[C 18]. En 1992, il est professeur invité dans le département d'histoire ancienne de l'université de La Laguna[7].

Même s'il est philologue de formation, il devient par conviction historien de l'Antiquité et archéologue[8]. À l'université, il enseigne principalement l'histoire grecque et romaine à partir des connaissances qu'il a appris de ses professeurs allemands, espagnols et italiens[2]. Dans son enseignement, il impulse l'importance et la validité du recours à différentes sources pour la recherche, en particulier archéologique et épigraphique, ce qui donne ainsi à l'enquête historique son identité propre[A 3]. Il forme toute une génération de spécialistes de l'histoire ancienne issue de la massification du système universitaire, puisque plusieurs de ses élèves occupent des chaires dans diverses universités[3]. À l'image de sa formation universitaire, il est partisan d'un séjour obligatoire de ses étudiants dans des universités étrangères ; lui-même accueillant de nombreux étudiants étrangers dans ses formations universitaires[A 4]. La phrase qu'il répétait très souvent à ses étudiants pendant les cours et en dehors est « Lean las fuentes »[note 5][B 1].

En 1976, il devient directeur de l'Institut Espagnol d'Archéologie « Rodrigo Caro » du CSIC succédant son maître le professeur Antonio García y Bellido après sa mort[8],[C 4]. En 1987, il est nommé membre titulaire de la médaille no 13 l'Académie royale d'histoire, en même temps que Carlos Seco Serrano et Emilio García Gómez, occupant le poste à partir du [8]. Il est également membre de nombreuses académies et instituts espagnols, européens et américains : membre ordinaire de l'Institut archéologique allemand à Berlin, de The Hispanic Society of America, correspondant de l'Académie des Lyncéens de Rome et l'Académie des sciences de New York[9],[8]. Il est aussi membre du Colegio Libre de Eméritos Universitarios, président de la Sociedad Española de Orientalistas, il est aussi correspondant de l’Académie des inscriptions et belles-lettres à Paris. À partir de 2010, il est conseiller honoraire du Centro de Estudios Linarenses[C 19].

Il donne des conférences dans les universités espagnoles, américaines et européennes sur des thèmes variés (Grèce antique, Proche-Orient ancien et Rome antique), ce qui a permis de faire reconnaître les chercheurs espagnols de l'époque au niveau de leurs confrères européens ou américains au sujet de l'Antiquité européenne[A 1].

Il est docteur honoris causa de l'université de Bologne, de Salamanque, de Valladolid, de León et élu à l'Université Charles III de Madrid le [10],[8],[A 1],[C 20].

Il prend sa retraite à l'âge de 65 ans en 1991[8],[C 21]. En 1998, après celle-ci, l'Université Complutense de Madrid publie un hommage à José María Blázquez Martínez en six volumes, coordonné par deux de ses disciples les plus proches, Julio Javier Mangas Manjarrés et Jaime Alvar Ezquerra, qui les avaient formé dans leurs différentes étapes de leur vie académique, ainsi qu'avec d'autres collègues et amis de différents domaines dans lesquels il avait travaillé.

Fouilles archéologiques

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José María Blázquez Martínez combine aussi son travail universitaire avec des activités sur le terrain, des fouilles archéologiques à Castulo ou à Huelva en Espagne, mais aussi des recherches sur le Monte Testaccio à Rome avec son ancien élève le professeur José Remesal Rodríguez[11]. Avec Claude Domergue, il effectue des recherches en lien avec l'exploitation minière pendant l'Antiquité en péninsule Ibérique[12].

Soulignée en particulier dans l'archéologie, l'étude des mosaïques romaines de la péninsule mise en avant dans le catalogue général publié par le CSIC, est due à José María Blázquez Martínez[12].

Thématiques étudiées

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Une partie de son œuvre concerne la romanisation que ce soit l'assimilation ou la résistance à cette dernière, ainsi qu'au système urbain des cités romaines de la péninsule Ibérique[12],[13].

Péninsule Ibérique

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En plus de sa très vaste production scientifique, José María Blázquez Martínez publie de nombreux ouvrages sur les Tartessos et la colonisation phénicienne en Occident développant ainsi les travaux entrepris par Antonio Blanco Freijeiro, même si ses propres travaux sont influencés par le diffusionnisme et le colonialisme des années 1960 et 1970 selon Jaime Alvar Ezquerra[3],[A 5].

Il travaille également sur l'économie de l'Hispanie romaine, en particulier en s'intéressant à l'exploitation minière en péninsule Ibérique que ce soit à l'époque punique, puis romaine[12],[13]. Il rédige aussi une littérature sur la production d'huile en Bétique et son exportation jusqu'à Rome[12].

Histoire des religions

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Francisco Díez de Velasco Abellán considère José María Blázquez Martínez comme l'un des plus importants historiens de l'histoire des religions en Espagne car il a permis l'institutionnalisation de cette thématique entre 1954 et 1964[C 22]. Tout au long de sa vie, il n'a pas cessé de s'intéresser à l'étude de l'identité religieuse des différents peuples préromains de l'Hispanie et à intégrer ses contributions aux études des religions dans l'histoire méditerranéenne[A 5].

Il participe à la rédaction d'ouvrages collectifs toujours sur la religion pendant l'Antiquité comme le chapitre España romana[note 6] de la seconde édition de la Historia de España[note 7] de Ramón Menéndez Pidal en 1986, le chapitre Oriente Grecia y Roma[note 8] de Historia de las Religiones Antiguas[note 9] en 1993 ou du même chapitre dans Historia de las Religiones de la Europa Antigua[note 10][14]. Il travaille également en 1986 sur la partie religion de la série d'ouvrages allemands sur la culture et l'histoire de la Rome antique intitulés Aufstieg und Niedergang der römischen Welt aux côtés de Julio Javier Mangas Manjarrés et de Manuel Bendala Galán[15]. En 1987, il publie deux articles dans une revue prestigieuse sur l'histoire des religions Encyclopedia of Religion dirigée par Mircea Eliade, un des rares espagnols à avoir pu le faire[C 21].

Il s'intéresse davantage aux manifestations religieuses qu'à la religion et à l'objet plutôt qu'au mystère, d'où son intérêt pour les sanctuaires comme celui d'El Carambolo, d'Hercule Melqart à Gades, de Cancho Roano ; ou plus généralement les sanctuaires ibériques, chypriotes ou syriaques[C 23]. Il préfère aussi étudier le monachisme primitif ou la littérature primitive chrétienne à l'apologétique canonique[C 24].

Il encourage ses étudiants à travailler sur des sujets de mémoire ou des thèses liés au domaine religieux dans la Grèce antique ou la Rome antique que ce soit les mémoires de Jaime Alvar Ezquerra sur Los cultos de Mitra, Isis y Serapis en Hispania[note 11] en 1977, Francisco Díez de Velasco Abellán, Julio Javier Mangas Manjarrés, Jorge Martínez-Pinna, Santiago Montero Herrero ou de Diana Segarra sur Los cultos metroacos en las Galias[note 12] en 1985[16]. Il supervise également des thèses comme celle sur le christianisme de Ramón Teja en 1972, d'Ana María Vázquez Hoys en 1974 sur La religión romana en Hispania: fuentes epigráficas, arqueológicas y numismáticas[note 13], de Rosa María Sanz Serrano en 1984 intitulée El paganismo en la Hispania Tardorromana y Visigoda siglos IV al VII: análisis de un proceso de cambio[note 14], de Juan Cascajero en 1989 Polémica religiosa de Lucrecio[note 15], celle sur la religion égyptienne de Miguel Ángel Molinero Polo en 1999 ou bien celle de Luz Neira Jiménez en 2002 sur les Thiasos marins[C 25],[16],[E 1].

En 1994, après sa retraite, il tourne ses efforts vers le thème religieux et notamment le rôle que joue les religions comme vecteurs de violence et d'intolérence pendant l'Antiquité[C 26]. Il intègre également à cette époque l'ARYS (Antigüedades, religiones y sociedad[note 16]) association spécialisée dans le monde antique cordonnée par son disciple Jaime Alvar Ezquerra en y assistant aux premiers congrès à Jarandilla de la Vera et la Sociedad Española de Ciencias de las Religiones[note 17] spécialisée dans l'étude des religions dont il est l'un des fondateurs le et l'un des membres honoraires[C 27].

Religion dans la péninsule Ibérique préromaine
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En 1953, il participe à Tétouan à son premier forum, le Premier Congrès archéologique du Maroc espagnol où il aborde l'idée de temple pour l'Héracléion de Cadix, ce qui lui permet sa première entrée sur la religion phénicienne dans la péninsule Ibérique préromaine ; la publication est faîte en 1955[C 7].

Son sujet de thèse en 1955-1956 Estudios sobre primitivas religiones de España[note 1] vérifie son intérêt pour les religions dans la péninsule Ibérique préromaine[D 1]. Puis la première décennie de sa carrière est consacrée à la publication de travaux sur la religion influencée par sa thèse[C 28]. La publication de sa thèse en 1962 Religiones primitivas de Hispania I. Fuentes literarias y epigráficas[note 2] devient l'ouvrage de référence dans le domaine religieux pendant l'Antiquité que ce soit des chercheurs espagnols ou étrangers[D 1]. En conclusion de sa thèse, il estime que la religion chez les peuples de la péninsule Ibérique est nationale, orientée vers la nature et le bien-être au sens large[17].

Sa première théorie est qu'il s'agit d'une religion nationale basée sur le fait qu'un peuple depuis ses origines partagent des structures culturelles inchangées au cours de son histoire, ce qui facilite son analyse à l'époque contemporaine[18]. José María Blázquez Martínez avance également une autre théorie pour la religion dans la péninsule Ibérique avant l'arrivée des Romains, celle du primitivisme, c'est-à-dire l'orientation vers la santé au sens large et l'accroissement de la vie en général et de la communauté[19]. Enfin, pour lui, cette religion n'a jamais vraiment évolué de sa création jusqu'à sa dilution dans la religion romaine à l'époque impériale contrairement aux religions étrusque et grecque archaïque ; théorie qui est remise en cause par les tendances du début du XXIe siècle[20].

Au début de sa carrière, la plupart des pays d'Europe occidentale ont publié des travaux concernant la religion celtique dans une perspective globale comme l'ouvrage de l'historien et archéologue français Paul-Marie Duval intitulé Les dieux de la Gaule en 1957 ou celui du linguiste néerlandais Jan de Vries Keltische Religion paru en 1961 avec des inscriptions vôtives et des témoignages iconographiques liées aux divinités celtiques dans les îles britanniques, [D 2]. La plupart des sources les évoquant sont romaines[13]. Pour la péninsule Ibérique, il est donc nécessaire que José María Blázquez Martínez s’appuie sur les données iconographiques mais elles sont peu nombreuses sur ce secteur dans les années 1950[D 3]. Les sources modernes disponibles dont il dispose à ce moment pour travailler sont rares : l'ouvrage du linguiste et achéologue portugais José Leite de Vasconcelos intitulé las Religiões dâ Lusitania[note 18] centré sur le territoire lusitanien écrit entre 1897 et 1915, celui de l'historien et archéologue espagnole Florentino López Cuevillas sur la Galice publié en 1953 et Les Cultes Païens dans l’Empire Romain de l'archéologue français Jules Toutain réalisé entre 1907 et 1918[D 4].

Pour établir les théonymes hispaniques, le nombre de travaux réalisés est jusqu'alors très restreint : les travaux Alt-celtischer Sprachschatz du philologue et historien autrichien Alfred Holder entre 1896 et 1913 sur le vieux celtique, sur La langue gauloise. Grammaire, textes et glossaire du linguiste français Georges Dottin en 1918 sur le gaulois et de l'ouvrage Indogermanisches etymologisches Wörterbuch du linguiste autrichien Julius Pokorny en 1959 sur les langues indo-européennes[D 5]. Il fait le choix de ne pas s'appuyer sur les études menées en Allemagne et en France, il se concentre sur les inscriptions votives et les théonymes, ce qui lui permet de formuler le panthéon religieux de l'Hispanie pré-romaine avec l'ouvrage Religiones Primitivas de Hispania[note 2] rédaction difficile mais très importante[D 5]. Ce travail difficile est déjà relevé dès 1907 par l'archéologue français Jules Toutain « Sans doute cette répartition ne laisse pas d´être arbitraire... Mais, si nous ne voulons pas nous borner à une pure et simple numération, force nous est d´introduire un peu d´ordre parmi ces multiples divinités », puis jugé comme une tâche impossible par l'archéologue et historien espagnol Florentino López Cuevillas en 1953[D 6]. José María Blázquez Martínez entreprend alors une catégorisation imparfaite, car des divinités peuvent appartenir à plusieurs catégories[D 7]. Cette méthode reste la norme jusqu'en 1975, lorsque cette approche est remise en cause pour une vision plus régionale voir de divinités transcendant les frontières dans les travaux de l'historien portugais José d'Encarnação dans Divindades Indígenas sob o Domínio Romano em Portugal (Subsídios para o seu Estudo)[note 19], de Juan Carlos Rivas en 1977 et du linguiste et épigraphe allemand Jürgen Untermann en 1980 dans « Los teónimos de la región lusitano-gallega como fuente de las lenguas indígenas »[note 20] publié Actas del III Coloquio de Lenguas y Culturas Paleohispánicas[D 8]. Constatant que sa méthode mise en place est une impasse, José María Blázquez Martínez choisit de se concentrer sur la compilation des données en cessant ses contributions personnelles et en laissant les avancées possibles à d'autres chercheurs[D 9]. Au début du XXIe siècle, ses idées sur la théonymie sont reprises par des linguistes espagnols tels que Carlos Búa dans sa thèse Estudio lingüístico de la teonimia lusitano-gallega[note 21] de 2000 ou l'étude de Blanca Prósper Lenguas y religiones prerromanas del occidente de la Península ibérica[note 22][D 10].

Pour cette région, il s'intéresse également aux mythes, ces derniers étant rares dans la péninsule en raison de l'absence de source littéraire, il suppose qu'ils ont été importés par les peuples qui l'ont envahi que ce soit la mythologie punique (une céramique de Villares de Caudete, un bronze à Máquiz ou les reliefs du mausolée de Pozo Moro) ou la mythologie grecque (les sculptures de Cerrillo Blanco de Porcuna, sur un des ivoires de Carmona, la sculpture de Balazote ou les monnaies de Sagonte)[21]. Cette thématique est repris depuis le début du XXIe siècle sur un angle différent par D. Plácido et R. Olmos[22].

Le dernier élément auquel s'intéresse José María Blázquez Martínez pour la religion en péninsule Ibérique est le rituel, c'est-à-dire sans sacrifice humain mais des offrandes comme des animaux sacrifiés (colombes), des éléments issues de la terre, de l'huile, de l'hydromel ou du pain[23]. Ces offrandes se présentent souvent sous la forme d'un contenant recélant un fruit, un liquide ou un oiseau[23]. Dans ce domaine, ses recherches à partir de la seconde moitié du XXe siècle se basent sur les découvertes effectuées dans les sanctuaires extra-urbains ibériques qui ont atteint leur apogée à l'époque romaine[24]. Cependant les travaux menés depuis le début du XXIe siècle par d'autres chercheurs ont amené l'usage des sanctuaires d'un usage individuel à un usage collectif de toute la commununauté pour les rituels de familiaux ou de passage[25]. Un autre rituel auquel il porte de l'intérêt est celui de l'eau issue de la Préhistoire ibérique comme celui de la Cueva Negra de Fortuna en activité de l'époque préromaine en probable lien avec la divinité Melqart jusqu'à l'époque impériale[26]. Le rituel des danses des Bastules ou de Gadès représentés sur des vases attirent également la curiosité de José María Blázquez Martínez comme ceux de Llíria (es), de La Serreta de Alcoy (es), de La Alcudia de Elche et d'El Cigarralejo, ou bien sur les reliefs d'Osuna ou bien encore sur une terre cuite de Las Atalayuelas (es), même s'il tempère ses interprétations sur ce sujet à la fin de sa carrière[27].

Religion dans le territoire étrusque
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Carte montrant les différentes expansions de la civilisation étrusque dans différentes teintes de marron
L’expansion étrusque aux VIIIe – VIe siècles. La Campanie se situe entre Rome et Capoue.

José María Blázquez Martínez étudie la religion étrusque entre sa période de doctorat en 1952 et la présentation de sa thèse en 1956, puis il publie en 1957 quatre comptes-rendus d'ouvrages sur la civilisation étrusque dont celui sur l'ouvrage de Massimo Pallottino qu'il qualifie d'exemplaire[F 2]. À la mort de ce dernier en 1995, José María Blázquez Martínez affirme que c'est grâce à lui qu'il a eu une passion pour l'étruscologie toute sa vie et en particulier à la religion étrusque[F 3]. Dans les années 1960, l'intérêt de José María Blázquez Martínez pour la Campanie antique est manifeste, d'où son étude sur les figurines en terre cuite du sanctuaire de Calvi, mais celui-ci se termine vers 1970 en raison de la distance par rapport aux sites archéologiques et aux bibliothèques de Rome et de Pérouse[F 4]. Après cete date, il ne s'occupe du sujet en essayant de lier les usages funéraires ent Campanie et les Tartessos de la péninsule Ibérique à l'époque orientalisante[F 5].

Il s'intéresse au monde végétal (bouquet et pavot), aux chevaux, aux portes peintes dans les tombeaux et au symbolisme funéraire en s'appuyant sur l'iconographie en complétant avec les textes grecs ou latins mais n'utilise pas les textes déjà compilés par Carl Olof Thulin entre 1906 et 1909 issus de la Etrusca disciplina[F 6]. Après son séjour italien, il étudie les artéfacts étrusques, principalement religieux, négligés dans les musées espagnols comme en 1958 un lécythe d'origine étrusque exposé au musée Cerralbo représentant un couple marié flanqué de quatre personnages armés de lances, sur des miroirs étrusques du musée archéologique national de Madrid ou bien encore sur un sarcophage étrusque de l'époque hellénistique et sur quatre urnes exposés au musée d'archéologie de Catalogne[F 7].

Il participe au deuxième congrès international étrusque organisé à Florence en 1985 sous la thématique Los etruscos en Hispania[note 23] évoquant la présence étrusque à travers les inscriptions latines[F 5]. Il garde des contacts avec les successeurs de Massimo Pallottino comme Giovannangelo Camporeale, Marta Sordi, Romolo Augusto Staccioli et Mario Torelli, et leur envoi des doctorants dont Santiago Montero Herrero[F 8].

Religion dans la Rome antique
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Son premier article publié en 1953 porte sur une analyse iconographique à forte connotation religieuse de la divinité minoenne ou mycénienne Potnia Theron dans l'ancienne cité romaine d'Italica[C 7].

Religion dans l'Égypte antique
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Dieux et déeesses en couleurs du panthéon égyptien sur un papyrus
Papyrus d'Ani, vers (Nouvel Empire) dont José María Blázquez Martínez a réalisé l'introduction de la traduction espagnole à partir de Karl Richard Lepsius en 1984.

Peu après sa prise de fonction à l'université complutense de Madrid en 1952, son premier voyage d'étude est à destination de l'Égypte ; destination qu'il va visiter pendant trois décennies dont un séjour majeur en 1975 regroupant deux à trois cents personnes et nécessitant deux avions et une correspondance via Sofia car les lignes directes régulières n'existaient pas entre l'Espagne et Le Caire[B 2]. Lors de ce voyage en 1975, José María Blázquez Martínez est accompagné de professeurs des universités (dont María del Carmen Pérez Díe) et de lycées, ainsi que de journalistes[B 3]. Un autre séjour est organisé en 1993 avec Jaime Alvar Ezquerra[B 4].

De ces voyages, deux publications sont faîtes afin de répondre à une demande académique et sociétale importante de réaliser des ouvrages de synthèse dans les années 1980 ; la plupart des ouvrages de l'époque étant des traductions de publications françaises des décennies précédentes et les données présentes commençaient à dater[B 5]. José María Blázquez Martínez est alors un professeur dans l'histoire des religions anciennes à l'université complutense de Madrid et il est légitime de lui demander la production de nouveaux ouvrages de référence sur le sujet. C'est ainsi qu'en 1984, il réalise l'introduction d'une traduction du Livre des morts issue des travaux de l'égyptologue allemand Karl Richard Lepsius en 1842 où il expose les concepts religieux qui y sont présents en se basant sur les Textes des pyramides et les Textes des sarcophages datant du Moyen Empire, ainsi que les principales caractéristiques du livre[B 6].

Puis, en 1993, un manuel universitaire où un chapitre assez court aborde la religion égyptienne[B 7]. Son manuel universitaire repose sur des sources solides mais sa synthèse comporte une faiblesse dans la « castillianisation » des noms des divinités égyptiennes comme Thot, Ptah ou Seth car il y omet le « h » alors qu'en égyptien ancien cette lettre n'est pas muette ; c'est ainsi que Nebetouou, « Dame de la Terre » devient « Dame de la Terreur » dans sa synthèse[B 8]. Malgré tout il apporte des nuances à certaines croyances eschatologiques de la mythologie égyptienne en les rapprochant du christianisme, notamment la scène du jugement et la résurrection[B 9].

La majorité des éléments évoqués par José María Blázquez Martínez proviennent de travaux menés par des égyptologues français ou belge, principalement Étienne Drioton, Jacques Pirenne et Jacques Vandier[B 10]. En réalité, il ne porte que peu d'intérêt sur les découvertes archéologiques religieuses de l'Égypte antique, probablement face à l'immensité de ces dernières, préférant confier une étude spécifique à Josep Padró Parcerisa[B 5]. Il n'est pas et ne prétend pas être spécialiste de l'égyptologie, se contentant d'utiliser la bibliographie à sa disposition[B 10].

Religion dans la péninsule arabique et en Perse
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Il est l'un des pionniers de l'étude des religions chez les Phéniciens, ainsi que le zoroastrisme et le manichéisme dans l'Iran préislamique[8],[A 5],[B 5],[C 29].

Pendant ses dernières années, José María Blázquez Martínez réalise quelques publications sur l'islam (figure de Mahomet, représentation de la Kaaba, lien avec le christianisme dans la Syrie antique) et propose d'aller jusqu'à la fondation de l'islam pour marquer le passage de l'Antiquité au Moyen Âge en reprenant les théories publiées par l'historien médiéviste belge de la fin du XIXe et du début du XXe siècle Henri Pirenne[C 30]. Ce nouvel intérêt est dû à son attachement pour les sites religieux de l'Arabie antique[C 31].

Mosaïques romaines

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Frise sur du marbre blanc représentant la vie de Dyonisos avec trois personnages au centre de l'image
José María Blázquez Martínez visite le théâtre de Pergé (Turquie) en 1986 avec Guadalupe López Monteagudo pour notamment y admirer un relief du IIe siècle représentant le triomphe de Dionysos[E 2].
Mosaïque chrétienne avec de haut en bas un homme tirant quatre dromadaires sur la première ligne, un homme avec un chien chassant trois lapins sur la deuxième ligne, deux animaux inconnus sur la troisième ligne et deux humains faisant une récolte sur des arbres sur la quatrième ligne
José María Blázquez Martínez visite le théâtre antique de Bosra en 1990 pour y voir la mosaïque de l'époque chrétienne de Deir el-Adas où l'on y voit une caravane. La mosaïque date de 621 à la suite du don d'un dénommé Pierre. Une inscription mentionne également la bénédiction des mosaïstes Procope et de son équipe[E 3].
Mosaïque avec au centre un hommage âgé et nu. Des poissons sont dans l'eau tout autour de lui
En 2009, il se rend avec Sebastián Vargas au musée archéologique du Hatay à Antakya (Turquie) pour étudier la mosaïque d'Océan et de Thétis datant du IIe siècle[E 4].
Mosaïque de scènes de chasse exotiques ou de captures avec des chasseurs et des animaux sauvages
José María Blázquez Martínez a visité la villa romaine de La Olmeda en novembre 2011 pour y admirer une mosaïque romaine d'une scène de chasse exotique localisée à côté d'une autre mosaïque représentant Achille à Skýros[D 11].

José María Blázquez Martínez a une passion pour les mosaïques romaines[C 32]. Il s'intéresse à des thèmes variés : représentation des animaux, de la chasse, des combats dans le cirque et l'amphithéâtre, des maîtres et de leurs serviteurs, des travaux agricoles et des villae ainsi que de la vie à la campagne, le contenu mythologique et religieux[E 5]. En dehors des mosaïques de la péninsule Ibérique, il analyse celles des pays du bassin méditerranéen en particulier d'Antioche et de Zeugma qui comportent davantage d'inscriptions que les mosaïques hispaniques[E 2]. Une autre de ses études de prédilection concerne les mosaïques des propriétaires terriens en Hispanie au Bas-Empire romain aux IVe et Ve siècles[E 6].

Il s'intéresse également aux mosaïques en lien avec le domaine maritimo-religieux : Méduse, Neptune, Néréides, océans, Thétis et Triton[E 5]. Il porte également un intérêt pour les mosaïques chrétiennes ou juives comme c'est le cas pour la maison d’Eustolios à Chypre, de la mosaïque de la villa du taureau à Silin ou des mosaïques byzantines d'Um er-Rasas[E 7]. La représentation des oeuvres d'Homère dans les mosaïques hispaniques l'amène également à s'intéresser à cette thématique comme pour la villa romaine de La Olmeda ou à Santisteban del Puerto[E 8].

En 1975, il crée le Proyecto internacional Corpus de Mosaicos Romanos de España[note 24] en lien avec l'Association internationale pour l'étude de la mosaïque antique (AIEMA) afin de collecter des données sur les mosaïques géométriques et figuratives (détailes, chronologie, thèmes, aspects mytholoiques, circuits de diffusion) et de permettre une analyse globale[E 9]. Pour lui, les mosaïques religieuses ne peuvent être considérées des documents historiques mais elles donnent une image de la société qui les a créées, tout en nuançant que des éléments mythologiques pouvaient être cachés en raison de l'évolution des croyances chrétiennes au sein de l'Empire romain[E 10].

Il impulse également une dynamique à des projets du Conseil supérieur de la recherche scientifique liés aux mosaïques entre 1988 et 2015 dont le projet Mosaicos Figurados Hispano-Romanos avec l'université Purdue de West Lafayette aux États-Unis en 1988-1989 ou à la création d'une équipe de recherche permanente[E 11]. Ce projet de recherche est en lien avec des professeurs étrangers tels que Viktoria Kovzloskaia qui est professeure d'histoire ancienne à l'université d'État de Moscou sur le thème Mitos del Mar Negro en la musivaria romana[note 25], en 1999 avec Pau Figueras professeur d'histoire ancienne du Proche-Orient à l'université du Néguev sur le thème La pervivencia y transformación de motivos paganos en el arte cristiano, el ejemplo de los mosaicos[note 26] ou encore en 2002 avec Asher Ovadiah historien de l'art byzantin de l'université de Tel-Aviv sur le thème Los mosaicos mitológicos de Hispania y su comparación con los de Israel y Oriente Medio[note 27][E 12].

Directeur de revue

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José María Blázquez Martínez fonde en 1983 et dirige jusqu'à sa mort Gerión la revue scientifique et académique d'histoire ancienne de l'université Complutense de Madrid dont le premier numéro porte sur « Gerión y otros mitos griegos en Occidente »[note 28] ; les trente-trois numéros suivants, douze volumes supplémentaires et deux volumes spéciaux seront supervisés par lui-même[28]. Dès le premier numéro, l'un des objectifs annoncé est son ouverture à des chercheurs récents ou novices reconnus en Espagne mais aussi dans le monde entier[29]. José María Blázquez Martínez y publie une trentaine d'articles sur des thèmes variés allant de la Préhistoire au Bas-Empire romain et portant sur différentes thématiques (économie, littérature, religion...) ; il y rédige également une trentaine de comptes-rendus d'ouvrages[29].

Il dirige la revue Archivo Español de Arqueología, il est également le co-directeur de Archivo Epigráfico de Hispania et de la revue Hispania Epigraphica dont il est resté jusqu'à la fin de sa vie membre du conseil de rédaction.

Il est mort à Madrid le [2]. Il est ensuite inhumé le dans le tombeau familial du cimetière de San Carlos Borromeo à Salamanque, la ville de ses racines et où il avait enseigné à l'université pendant plusieurs années.

Le , à l'occasion de sa mort, le ministre de l'Éducation, de la Culture et des Sports, dans une note officielle, déplore son décès et dit:

« José María Blázquez es una referencia imprescindible para conocer nuestro pasado... Blázquez deja un legado importante tanto por su vasta producción científica, como por su impronta, que creó escuela en un amplio número de discípulos que se encuentran en activo »

— Méndez de Vigo, Ministre espagnol de l'Éducation, de la Culture et des Sports, [30]

Publications

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Généralités

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José María Blázquez Martínez écrit sa première publication, un article de six pages intitulé Relieve de Itálica con una representación de la Potnia Theron[note 29] dans la revue Archivo Español de Arqueología fondée par Antonio García y Bellido, en 1953[C 7]. Sa première publication dans une revue internationale non espagnole est un article de 25 pages sur le culte de l'eau dans la péninsule Ibérique publiée en langue française dans la revue Ogam Celticum en 1957[C 6]. Avant sa nomination comme professeur, il publie dix articles en 1962 et sept articles en 1963 dnot la moitié sur la thématique religieuse[C 14].

Ses publications suivent toujours la même démarche : dans un premier temps il se pose un problème historiographique soit en partant d'une publication étrangère ou d'un vide dans la bibliographie disponible, puis dans un deuxième temps il décrit l’œuvre ou le catalogue d'objets/d'images qu'il souhaite étudier, ensuite dans un troisième temps il résume les publications qui s'y rapportent mais sans les commenter, et enfin dans un dernier temps il délivre une explication des sources littéraires et des éléments archéologiques sur le problème traité tout en évitant les arguments personnels[31]. Sa manière de gérer les données archéologiques est remise en cause dès les années 1970 avec l'archéologie post-processuelle d'origine anglo-saxonne avec une exigence plus importante sur les analogies entre les artéfacts de différentes cultures, au contexte archéologique et aux références littéraires utilisées[32].

Au total, José María Blázquez Martínez rédige plus huit cents travaux dont six cents articles et une centaine d'ouvrages principalement sur l'Antiquité[C 21],[2]. Une bibliographie quasi-complète est réalisée par la Bibliothèque virtuelle Miguel de Cervantes[C 33].

Sur l'ensemble de ses travaux universitaires, trois cents cinquante concernent le domaine religieux[C 34]. Cependant, la production de travaux consacrés au domaine religieux n'est pas linéaire tout au long de sa vie[C 35]. Même si chaque année, José María Blázquez Martínez ne publie pas un nombre équivalent de travaux (peu en début de carrière), l'analyse en pourcentage permet de montrer ses intérêts suivant les périodes de sa vie[C 36]. Du début de sa carrière en 1953 jusqu'en 1968, entre deux tiers et toutes ses productions concernent le domaine religieux, puis après 1968 et jusqu'en 1996, un tiers maximum de ses productions annuelles concernent cette thématique, puis après 1996 le regain d'intérêt pour le religieux peut s'expliquer par son départ en retraite en 1991 mais sans atteindre son niveau de début de carrière[C 37]. Dans sa carrière, il dirige une vingtaine de thèses liées au domaine religieux[C 38].

Francisco Díez de Velasco Abellán le considère comme le « père » de l'histoire ancienne en Espagne[C 19]. Sigfried De Laet, historien belge du XXe siècle, l'estime comme « un des meilleurs connaisseurs des religions protohistoriques et antiques du monde méditerranéen en général et de la péninsule ibérique en particulier »[F 9].

José María Blázquez Martínez publie également sur des sujets plus éloignés de la religion ou de l'Antiquité : l'art espagnol, divers artistes (Georges Braque, Salvador Dalí, Carlos Franco, Oskar Kokoschka et Pablo Picasso), le Siècle d'or espagnol ou les musées[C 39].

Après son départ en retraite, il rédige des manuels scolaires à destination des étudiants sur le thème de l'histoire des religions anciennes[C 40].

Principaux ouvrages

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  • (es) El impacto de la conquista de Hispania en Roma (154-83 a. C.) [« L'impact de la conquête de l'Hispanie sur Rome (-) »], Madrid, Real Academia de Historia, .
  • (es) Causas de la romanización de Hispania [« Causes de la romanisation de l'Hispanie »], Madrid, Real Academia de Historia, .
  • (es) Tartessos y Los Origenes de la Colonizacion Fenicia en Occidente [« Tartessos et les origines de la colonisation phénicienne en Occident »], Université de Salamanque, .
  • (es) avec Joan Maluquer de Motes, Alberto Balil Illana et José Orlandis Rovira, La Antigüedad [« L'Antiquité »], vol. 1, .
  • (es) Cástulo I. Actas de arqueología hispánica [« Castulo I. Actes d'archéologie hispanique »], .
  • (es) avec Antonio Tovar, Historia de la Hispania Romana: La Península Ibérica desde 218 a.C. hasta el siglo V [« Histoire de l'Hispanie romaine: la péninsule Ibérique depuis jusqu'au Ve siècle »], Madrid, Alianza Editorial, .
  • (es) Diccionario de las religiones prerromanas de Hispania [« Dictionnaire des religions préromaines d'Hispanie »], Madrid, Istmo, .
  • (es) Imagen y Mito. Estudios sobre religiones mediterráneas e ibéricas [« Image et mythe. Études sur les religions méditerranéennes et ibériques »], Madrid, Cristiandad, .
  • (es) La romanización, Volumen 2 [« La romanisation, volume 2 »], AKAL, (ISBN 978-84-709005-6-3).
  • (es) Historia económica de la Hispania romana [« Histoire économique de l'Hispanie romaine »], Madrid, Real Academia de Historia, , 524 p. (ISBN 84-7057-243-1).
  • (es) Cástulo II [« Castulo II »], Madrid, .
  • (es) Los Bárquidas en la Península Ibérica : Historia de España Antigua [« Les Barcides dans la péninsule Ibérique : Histoire de l'Espagne antique »], vol. I : Protohistoria, Madrid, .
  • (es) La Hispania de Adriano [« L'Hispanie d'Hadrien »], Madrid, Real Academia de Historia, .
  • (es) avec Antonio Blanco Freijeiro, La sociedad del Bajo Imperio en la obra de Salviano de Marsella : discurso leído el día 14 de enero de 1990 en el acto de su recepción pública [« La société du Bas-Empire romain dans l'œuvre de Salvien de Marseille : discours lu le 14 janvier 1990 lors de la cérémonie de sa réception publique »], Real Academia de la Historia, , 87 p. (lire en ligne).
  • (es) Historia de Oriente Antiguo [« Histoire de l'Orient antique »], Madrid, Ediciones Cátedra, .
  • (es) Cástulo, ciudad ibero-romana [« Castulo, cité ibéro-romaine »], Madrid, Istmo, .
  • (es) Hispania en época Julio-Claudia [« Hispanie à l'époque Julio-Claudienne »], Madrid, Real Academia de Historia, , 468 p. (ISBN 978-84-376-1460-1).
  • (es) Últimas aportaciones a las religiones indígenas de Hispania : cuestiones a propósito de religiosidad celta [« Dernières contributions aux religions indigènes d'Hispanie : questions relatives à la religiosité celtique »], (ISBN 84-7762-985-4).
  • (es) avec José Remesal Rodríguez, Estudios sobre el monte Testaccio (Roma) [« Études sur le Mont Testaccio (Rome) »], vol. I-VI, Publicacions de la Universitat de Barcelona, 1999-2010.
  • (es) La Hispania del Bajo Imperio, ¿Decadencia o Metamorfosis? [« L'Hispaniedu Bas-Empire : décadence ou métamorphose ? »], Madrid, Real Academia de Historia, .
  • (es) Estudios de España y de Arabia en la antigüedad [« Études sur l'Espagne et l'Arabie dans l'Antiquité »], .

Vie privée

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José María Blázquez Martínez est marié à l'architecte allemande Beatrix Schwaar[A 6]. Il se définit comme un catholique pratiquant[C 41].

Il entretient une amitié avec l'historien et archéologue espagnol Antonio Blanco Freijeiro, où José María Blázquez Martínez assiste à ses premiers cours à l'université en tant qu'assistant d'Antonio García y Bellido quand Antonio Blanco Freijeiro prépare sa thèse de doctorat[C 4]. En 1987, avec Carlos Seco Serrano et Emilio García Gómez, c'est Antonio Blanco Freijeiro qui propose que José María Blázquez Martínez intègre l'Académie royale d'histoire[C 42]. Il obtient la médaille no 13 et la cérémonie d'investiture a lieu le avec un discours orienté sur l'histoire sociale et la religion intitulé La sociedad del Bajo Imperio en la obra de Salviano de Marsella[note 30][C 8].

Lors de son séjour à Rome en 1953, il noue des relations cordiales avec Ángel Álvarez de Miranda en ayant comme intérêt en commun l'étude des mythes[C 43]. En 1961, José María Blázquez Martínez fait une recension de deux pages paru dans la revue Zephyrus sur un ouvrage d'Ángel Álvarez de Miranda consacré aux religions à mystères et leurs études dans l'histoire des religions[C 44]. Il aide également la veuve d'Ángel Álvarez de Miranda, Consuelo de la Gándara, à traduire la thèse Mitos y ritos del toro en la religiones mediterráneas[note 31] de l'italien vers l'espagnol ainsi qu'à la mise jour des bas de pages et de la bibliographie après la mort de son mari en 1962[C 45].

Prix et récompenses

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Parmi ses récompenses, les plus notables sont la grande médaille d'argent d'archéologie de l'académie d'architecture de Paris[8], le prix Rome en 2003 et le prix chevaux d'or à Venise en 2003. En , il est nommé conseiller d'honneur du Centro de Estudios Linarenses, après avoir prononcé son discours inaugural intitulé « Quarante années d'étude sur Cástulo ». Il reçoit également en 1985 le prix Franz Cumont de l'Académie de Bruxelles qui récompense l'histoire des religions ou des sciences dans l’Antiquité[C 21],[8]. Il est également membre honoraire de l'Académie royale des beaux-arts de Sainte-Isabelle de Hongrie[C 46].

En , le conseil municipal de la ville de Mérida lui consacre le nom d'une rue dans la nouvelle extension urbaine située à l'est de la ville[33].

À partir de , un colloque annuel dénommé « Ephemeris Blázquez » est créé par Santiago Montero Herrero afin de lui rendre hommage et de publier une centaine d'articles sur les thématiques sur lesquelles a travaillé José María Blázquez Martínez (histoire de l'Espagne, archéologie, histoire des religions, art ancien…)[8],[34]. Le premier colloque est organisé par Francisco Díez de Velasco sous le nom de I Ephemeris Blázquez: José María Blázquez y la Historia de las Religiones[35]. Lors de ce colloque, trois présentations sont réalisées par Francisco Díez de Velasco lui-même, Juan Carlos Olivares Pedreño et Miguel Ángel Molinero Polo, ainsi qu'une table ronde organisée par José A. Delgado Delgado[34].

La seconde conférence est organisée en 2020 sous le nom de II Ephemeris par Luz García Neira, professeure à l'université Charles III, sur la thématique des mosaïques romaines[35],[34].

Notes et références

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  1. 1 2 « Études sur les religions primitives d’Espagne »
  2. 1 2 3 « Religions primitives d'Hispanie I. Fonds littéraires et épigraphiques »
  3. ↑ L'argent ainsi économisé permis de créer une chaire d'anglais confiée à Florentino Pérez Embid, membre de l'Opus Dei[C 17].
  4. ↑ « Symbolisme funéraire de la grenade, de l’œuf, du bouquet et de la papaveraceae chez les peuples italiques et méditerranéens avant les Romains »
  5. ↑ « Lisez/Lire les sources »
  6. ↑ « Espagne romaine »
  7. ↑ « Histoire de l'Espagne »
  8. ↑ « Orient grec et Rome »
  9. ↑ « Histoire des religions antiques »
  10. ↑ « Histoire des religions de l'Europe antique »
  11. ↑ « Les cultes de Mithra, d'Isis et de Sérapis en Hispanie »
  12. ↑ « Les cultes métroaques en Gaule »
  13. ↑ « La religion romaine en Hispanie : sources épigraphiques, archéologiques et numismatiques »
  14. ↑ « Le paganisme en Hispanie à la fin de l'époque romaine et sous la dynastie wisigothique, IVe – VIIe siècle : analyse d'un processus de changement »
  15. ↑ « Polémique religieuse de Lucrèce »
  16. ↑ Antiquités, religions et société
  17. ↑ Société Espagnole de Sciences des Religions
  18. ↑ « Les religions de Lusitanie »
  19. ↑ « Divinités indigènes sous domination romaine au Portugal (Subventions pour leur étude) »
  20. ↑ « Les théonymes de la région lusitanienne-galicienne comme source de langues indigènes »
  21. ↑ « Étude linguistique de la théonymie lusitanienne-galicienne »
  22. ↑ « Langues et religions préromaines dans l'Occident de la péninsule Ibérique »
  23. ↑ « Les Étrusques en Hispanie »
  24. ↑ Projet international du corpus des mosaïques romaines d'Espagne
  25. ↑ « Les mythes de la mer Noire dans les mosaïques romaines »
  26. ↑ « La survivance et la transformation des motifs païens dans l'art chrétien, l'exemple des mosaïques »
  27. ↑ « Les mosaïques mythologiques d'Hispanie et leur comparaison avec celles d'Israël et du Moyen-Orient »
  28. ↑ « Gerión et autres mythes grecs en Occident »
  29. ↑ « Relief d’Italica avec une représentation du Potnia Theron »
  30. ↑ « La société du Bas Empire dans l'œuvre de Salvien de Marseille »
  31. ↑ « Mythes et rites du taureau dans les religions méditerranéennes »

Références

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  • « José María Blázquez Martínez, un historiador de la Antigüedad »
  • « José María Blázquez Martínez y la religión egipcia antigua »
  1. ↑ Molinero Polo 2020, p. 210.
  2. ↑ Molinero Polo 2020, p. 206.
  3. ↑ Molinero Polo 2020, p. 206-207.
  4. ↑ Molinero Polo 2020, p. 207.
  5. 1 2 3 Molinero Polo 2020, p. 208.
  6. ↑ Molinero Polo 2020, p. 207-208 et 210.
  7. ↑ Molinero Polo 2020, p. 208-209.
  8. ↑ Molinero Polo 2020, p. 209.
  9. ↑ Molinero Polo 2020, p. 213.
  10. 1 2 Molinero Polo 2020, p. 212.
  • « José María Blázquez y el proyecto de implantación de la Historia General de las Religiones en España »
  1. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 38.
  2. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 17-19.
  3. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 15-17.
  4. 1 2 3 4 Díez de Velasco Abellán 2020, p. 17.
  5. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 14 et 27.
  6. 1 2 3 Díez de Velasco Abellán 2020, p. 29.
  7. 1 2 3 4 5 Díez de Velasco Abellán 2020, p. 25.
  8. 1 2 3 Díez de Velasco Abellán 2020, p. 18.
  9. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 21.
  10. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 68.
  11. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 18-19.
  12. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 26.
  13. 1 2 Díez de Velasco Abellán 2020, p. 37.
  14. 1 2 Díez de Velasco Abellán 2020, p. 39.
  15. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 42 et 44.
  16. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 44-45.
  17. 1 2 Díez de Velasco Abellán 2020, p. 60.
  18. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 10 et 61.
  19. 1 2 Díez de Velasco Abellán 2020, p. 11.
  20. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 16.
  21. 1 2 3 4 Díez de Velasco Abellán 2020, p. 10.
  22. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 9.
  23. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 72.
  24. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 73.
  25. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 10, 70 et 74.
  26. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 69-70.
  27. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 70-71, 77-78.
  28. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 15-16.
  29. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 69.
  30. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 67-68.
  31. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 67.
  32. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 63.
  33. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 11-12.
  34. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 10-11.
  35. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 12-13.
  36. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 13.
  37. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 13-14.
  38. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 23.
  39. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 63-64.
  40. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 74-75.
  41. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 71.
  42. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 17-18.
  43. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 21 et 33.
  44. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 31-32 et 35.
  45. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 31 et 33-34.
  46. ↑ Díez de Velasco Abellán 2020, p. 64.
  • « José María Blázquez y el desarrollo historiográfico de las religiones primitivas de Hispania »
  • « José María Martínez y el estudio de la mitología y la religíon en los mosaicos romanos »
  • « José María Martínez y la religión etrusca »
  • Autres références
  1. ↑ (es) Fallece José María Blázquez, maestro de generaciones de historiadores sur elcomercio.es.Consulté le 7 mai 2016.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Montero Herrero 2021, p. 265.
  3. 1 2 3 4 5 6 Alvar Ezquerra 2016, p. 15.
  4. ↑ García Cardiel 2020, p. 169.
  5. ↑ Montero Herrero 2020, p. 8.
  6. ↑ Delgado Delgado 2020, p. 176.
  7. ↑ Delgado Delgado 2020, p. 171.
  8. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Montero Herrero 2021, p. 266.
  9. ↑ Alvar Ezquerra 2016, p. 16-17.
  10. ↑ Alvar Ezquerra 2016, p. 17.
  11. ↑ Alvar Ezquerra 2016, p. 15-16.
  12. 1 2 3 4 5 Alvar Ezquerra 2016, p. 16.
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Bibliographie

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Articles connexes

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