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InterCity

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L'insigne IC des chemins de fer autrichiens.

La désignation InterCity, souvent abrégé IC, est une marque utilisée à l'international pour désigner des trains de voyageurs longue distance, généralement haut de gamme, ne s'arrêtant que dans les gares principales et parcourant de longues distances. Il ne s'agit cependant pas de trains à très grande vitesse, leur vitesse dépassant rarement 200 km/h. Sur des liaisons internationales, on trouve depuis 1987 des liaisons dites EuroCity, souvent abrégé EC, qui reprennent le même schéma. De nombreux pays se servent de la désignation InterCity pour désigner l'ensemble des relations longue distance.

On peut considérer que les InterCity sont des descendants des Trans-Europ-Express (TEE) des années 1960.

Logo des InterCity allemands
Logo des InterCity allemands
Locomotive de la série 103 tractant un IC allemand, sur la Linke Rheinstrecke
Locomotive de la série 103 tractant un IC allemand, sur la Linke Rheinstrecke

En 1971, la Deutsche Bundesbahn met en place ses InterCity pour des liaisons haut de gamme, à grande vitesse (200 km/h) et en grande partie assurées avec du matériel climatisé. Ces trains circulent dans un cadencement aux deux heures sur quatre des principales liaisons ouest-allemandes[1].

La vitesse de 200 km/h ne put toutefois pas être respectée dès la mise en service. Ce n'est qu'en 1978 que celle-ci put être mise en pratique par l'adaptation des infrastructures, et seulement sur 100 km. Le matériel alors utilisé est constitué de 145 locomotives électriques de la série 103 et de nouvelles voitures du type InterCity 1.[réf. nécessaire]

Une locomotive de la série 120 tractant un IC allemand à Fulda en 1988
Une locomotive de la série 120 tractant un IC allemand à Fulda en 1988

Lors de l'entrée en vigueur du service d'été 1979, le 27 mai, fut lancé le plan IC 79. Celui-ci, promu avec les slogans "Jede Stunde, jede Klasse" (chaque heure, chaque classe) et "Nur die Straßenbahn fährt öfter" (seul le tramway passe plus souvent), augmente le nombre de relations, met en place un cadencement à l'heure sur toutes les liaisons et instaure une seconde classe sur tous les trains.[réf. nécessaire]

Par la suite de plus en plus de lignes devinrent aptes à 200 km/h et les voitures directes furent généralisées. Afin d'accompagner l'augmentation du trafic, 65 locomotives de la série 120 sont livrées.[réf. nécessaire]

Une locomotive de la série 101 tractant un IC allemand
Une locomotive de la série 101 tractant un IC allemand

En 1991, la mise en service des deux premières lignes à grande vitesse et des InterCity-Express marqua la fin de la gloire des relations InterCity, voyant la suppression de plusieurs relations. En 2002, de nombreuses relations InterRegio passent en InterCity suite à la suppression des InterRegio, augmentant à nouveau le service. Il existe ainsi des relations où circulent IC et ICE. Dans un même temps, les 145 locomotives de la série 101 viennent remplacer celles de la série 103.[réf. nécessaire]

En 2015, de nouvelles voitures à deux niveaux du type Twindexx Vario sont mises en service, tractées par des locomotives TRAXX AC2 série 146 puis AC3 série 147[2]. Cette composition est dénommée InterCity 2. 27 compositions tractées par des TRAXX AC2 sont commandées, puis 35 tractées par des TRAXX AC3. En 2020, celles-ci seront complétées par 17 automotrices Stadler KISS ex-Westbahn, revendues toutefois aux ÖBB dès 2025. Tous ces trains remplacent les voitures Intercity 1 tractées par des locomotives de la série 120 et commencent à remplacer les locomotives de la série 101.

En 2025, une nouvelle génération entre en service, à mi-chemin entre l'IC et l'ICE : l'ICE-L, apte à 230 km/h. Celle-ci est formée par des voitures construites par Talgo du type Travca et de locomotives Talgo 230. 79 compositions ont été commandées. Ces trains finissent de remplacer les locomotives de la série 101[3].

KISS des ÖBB en tant qu'InterCity à Penzing
KISS des ÖBB en tant qu'InterCity à Penzing

En Autriche, des trains InterCity ont existé à plusieurs reprises : de 1991 à 1996, de 2003 à 2013. Depuis décembre 2025, les ÖBB font circuler les KISS ex-DB sur plusieurs liaisons en tant qu'InterCity : Vienne - Salzbourg et Salzbourg - Graz. Ces trains sont néanmoins concurrencés par les liaisons Railjet mises en service en 2008.

L'apparition de trains InterCity en Belgique remonte au plan IC-IR de . En 2014, l'ancienne dénomination est abandonnée au profit de l'actuelle où les relations sont désignées par un numéro à deux chiffres, au lieu d'une lettre de l'alphabet et les relations InterRégio (IR) sont requalifiées en IC.

La marque InterCity est utilisée pour la première fois au Danemark en 1974 par les Danske Statsbaner pour désigner la relation cadencée à l'heure entre Copenhague et Aarhus. En 2022, plusieurs liaisons étaient assurées : Copenhague - Odense - Fredericia - Aarhus - Aalborg (cadencement à l'heure), Struer - Viborg - Aarhus (deux fois par jour), Esbjerg - Kolding - Odense - Copenhague - Østerport (cadencement à l'heure), Hambourg - Flensbourg - Fredericia - Aarhus (deux à trois fois par jour, EuroCity), Hambourg - Kolding - Odense - Copenhague (trois fois par jour, EuroCity) et Copenhague - Aalborg de nuit.

La marque InterCityLyn, mise en service en 1997, désigne des trains InterCity particulièrement rapides pouvant atteindre 180 km/h. Ceux-ci sont en service sur Copenhague - Odense - Fredericia - Aarhus - Aalborg (cadencement à l'heure), Fredericia - Herning - Stuer (cadencement aux deux heures), Fredericia - Sønderborg (cadencement aux deux heures), Aarhus - Struer (deux fois par jour, aller simple).

Des trains des types MF, ER et MG sont utilisés, puis des EC.

En France, la dénomination InterCity a été francisée en Intercités. Celle-ci est créée en 2006 sous le nom Corail Intercités. Le Corail sera enlevé du nom en 2012, avec la fusion avec les marques Téoz et Lunéa. L'État désigne ces trains comme des trains d'équilibre du territoire (TET). De 2017 à 2020, un grand nombre de liaisons, principalement radiales, sont transférées aux régions. Un certain nombre de liaisons seront cependant supprimées, parfois remplacées par des TGV (Strasbourg - Lyon avec l'ouverture de la LGV Rhin-Rhône), parfois sans alternative proposée (Lille - Nice en 2009).[réf. nécessaire]

Les relations de nuit, intégrées en 2012, sont désignées Intercités de nuit. Là encore, de nombreuses lignes sont supprimées jusqu'en 2020. À partir de là, un engouement permet la réouverture[Quoi ?] de plusieurs lignes, par exemple de Paris-Austerlitz à Nice-Ville. Il n'existe que des lignes radiales.[réf. nécessaire]

Au niveau du matériel roulant, celui-ci est constitué jusqu'au milieu des années 2010 exclusivement de voitures Corail, tractées par des BB 7200, BB 15000, BB 22200 et BB 26000 (lignes électrifiées) et BB 67400 puis BB 75300 (lignes non électrifiées). Avant le transfert de liaisons aux régions, des éléments automoteurs ont été utilisés. Il s'agit d'éléments Z 26500, X 72500, X 73500, B 81500 et B 82500.[réf. nécessaire]

Dans les années 2010, le problème du remplacement du matériel roulant commence à se poser. L'État, en tant qu'autorité organisatrice, commande 15 nouveaux trains bimodes à six caisses (B 85000) et 9 trains électriques à quatre caisses (Z 51500) dérivés des Régiolis, appelés Coradia Liner. Ces trains sont mis en service de 2016 à 2019 sur Nantes - Bordeaux, Nantes - Lyon et Toulouse - Bayonne[4].

En outre, en 2016 un appel d'offres a été lancé pour la livraison de trains électriques de dix caisses afin de remplacer les Corail sur Paris - Limoges - Toulouse et Paris - Clermont-Ferrand. C'est l'espagnol CAF qui est sélectionné face à Alstom[5]. Les trains désignés comme Oxygène puis Z 26700 devraient entrer en service en 2027. 28 rames sont d'abord commandées, puis 22 autres en 2023 pour équiper notamment Bordeaux - Marseille[6].

Les liaisons suivantes sont assurées :

En Espagne, la dénomination Intercity désigne les trains de la Renfe longues distances assurés par du matériel de moyenne distance.

Les OSE utilise la dénomination InterCity pour ses trains express.

IC de Magyar Államvasutak, assuré par une locomotive de la série 490 (ex-BB 36000)

Les trains InterCity de la Magyar Államvasutak relient les principales villes de Hongrie. Ceux.ci sont tous assurés en rame tractée

Kosovo / Macédoine

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Le train reliant Pristina à Skopje est dénommé également InterCity

Train InterCity irlandais à Drogheda
Train InterCity irlandais à Drogheda

Les InterCity de la Iarnród Éireann assurent les relations longue distance à travers le pays, reliant Dublin à Cork, Galway, Limerick, Sligo, Rosslare, Tralee, Waterford, Westport ou encore Belfast (relation Enteprise)[7].

Intercity désigne une catégorie de trains grandes lignes reliant les grandes agglomérations entre elles exploités par Trenitalia.

InterCity Nieuwe Generatie (Alstom Coradia Stream) néerlandais
InterCity Nieuwe Generatie (Alstom Coradia Stream) néerlandais

Après la Seconde Guerre mondiale, les Nederlandse Spoorwegen (NS) devinrent des pionniers avec leurs InterCity, présents sur de nombreuses liaisons et respectant plus ou moins un cadencement. En 1965, ceux-ci étaient premiers mondiaux, devant même le Royaume-Uni[8]. En 1970, ceux-ci mirent en œuvre le programme Spoorslag ’70, visant à avoir un cadencement minimal à l'heure sur toutes les liaisons et d'optimiser les temps de correspondance entre ICs.

Royaume-Uni

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Wagon Mk 3 en livrée Inter-City de British Rail à Marylebone
Wagon Mk 3 en livrée Inter-City de British Rail à Marylebone

La dénomination Inter-City fut mise en place en 1966 et dura jusqu'à la privatisation de British Rail dans les années 1990. Celles-ci furent cependant "sectorisées" dès les 1986 entre les régions East Coast, West Coast, Midland, Great Western, Great Eastern, Cross Country et Gatwick Express. Une première tentative d'établir un système InterCity en utilisant l’Advanced passenger train fut un échec technique et commercial dans les années 1970.

L'InterCity 225 (successeur du High Speed Train diesel appelé également Intercity 125) de l'opérateur British Rail fut à sa mise en service le train le plus rapide du Royaume-Uni en service intérieur, circulant principalement sur l'East Coast Main Line. Il sera par la suite égalé en terme de vitesse par la Class 395 notamment.

Les Statens Järnvägar utilisent la dénomination InterCity pour des trains longue distance.

InterCity désigne une catégorie de trains suisses grandes lignes située entre les InterRegio (IR) et les EuroCity (EC), reliant les grandes agglomérations. Définis par la phrase « Rapidement d’un centre à l’autre », ces trains sont en général équipés de matériel climatisé, de restaurant CFF ou de bistrot CFF, d'un service mini-bar, d'espace silence et d'espace affaires en 1re classe, ainsi que d'un espace familles ou ponctuellement, d'une voiture-familles en 2e classe.

Hors d'Europe

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Sur la liaison dite Transcamerounais, ce sont deux trains InterCity qui circulent quotidiennement sur les 918 km séparant Douala de Ngaoundéré[9].

Notes et références

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  1. ↑ (de) Rolf Rückel, « InterCity. Zwei-Stunden-Takt auf der Schiene », DB Report, Darmstadt, Hestra-Verlag, no 72,‎ , p. 197-200 (ISBN 3-7771-0119-2)
  2. ↑ (de) NWZonline.de, « Wie fährt es sich im neuen Doppelstock-Intercity? », sur www.nwzonline.de, (consulté le )
  3. ↑ (de) Sebastian Stricker, « Neuer ICE-L auf der Strecke Amsterdam–Osnabrück–Berlin ab 2025 », sur noz.de, noz.de, (consulté le )
  4. ↑ ortferroviaire, « Intercités : commande de 34 Coradia Liner - transportrail - Le webmagazine des idées ferroviaires », transportrail - Le webmagazine des idées ferroviaires,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  5. ↑ « L’espagnol CAF choisi pour fabriquer de nouveaux trains Intercités », L'Usine Nouvelle,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  6. ↑ ortferroviaire, « De l'oxygène sur Bordeaux - Marseille - transportrail - Le webmagazine des idées ferroviaires », transportrail - Le webmagazine des idées ferroviaires,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  7. ↑ (en) « Iarnród Éireann InterCity Services », sur www.irishrail.ie (consulté le )
  8. ↑ (de) Deutsche Bundesbahn, Auslandkursbuch,
  9. ↑ « H Dla Yde » [archive du ], sur Camrail

Articles connexes

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Liens externes

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