Epsilon lunaire latin
| epsilon lunaire latin | |
| Graphies | |
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| Capitale | |
| Bas de casse | |
| Utilisation | |
| Alphabets | Alphabet de Metelko, transcription de Bremer |
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L’epsilon lunaire latin, aussi appelé scrupule réfléchi, est une lettre additionnelle utilisée dans l’alphabet slovène de Franc Serafin Metelko dans les années 1820-1830 et la transcription phonétique d’Otto Bremer utilisée en dialectologie allemande à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Il a la forme d’une variante de l’epsilon, toutes deux dérivées de formes de la lettre grecque epsilon. Sa majuscule a aussi été utilisé comme consonne dans certaines versions de l’Alphabet phonotypique d’Isaac Pitman au xixe siècle.
Utilisation
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Dans l’alphabet de Metelko utilisée de 1825 à 1833 en slovène, l’epsilon lunaire ‹ Є є › est utilisé pour transcrire une voyelle fermée antérieure non arrondie [e].
Dans plusieurs versions de l’Alphabet phonotypique d’Isaac Pitman, utillisées entre 1845 et 1881, la lettre majuscule Є, avec comme lettre minuscule ꞔ, est utilisée pour transcrire une consonne affriquée palato-alvéolaire sourde [tʃ].
En 1898, Otto Bremer utilise l’epsilon, le plus souvent avec la forme de l’epsilon lunaire ‹ ϵ ›, dans sa transcription phonétique. Gesinus Gerhardus Kloeke en 1913 et 1914 et Hugo Larsson en 1917 utilise ‹ ϵ › dans une variation de la transcription de Bremer, avec les caractères romains contraiement à l’italique de Bremer.
En 1921, Hans Ludwig Rauh utilise aussi l’epsilon lunaire et l’epsilon pour représenter deux sons différents dans une description du dialecte de Francfort[1].
Représentation informatique
[modifier | modifier le code]L’epsilon lunaire latin peut être représenté avec les caractères Unicode (latin étendu G depuis la version 18.0) suivants :
| lettres | représentations | chaînes de caractères | points de code | descriptions |
|---|---|---|---|---|
| majuscule | | | U+1DF6C | lettre majuscule latine scrupule réfléchi |
| minuscule | | | U+1DF6D | lettre minuscule latine scrupule réfléchi |
Il n’est pas à confondre avec les caractères du symbole grec epsion lunaire U+03F5 ϵ ou de la lettre cyrillique ié ukrainien U+0404 Є et U+0454 є.
Lorsque l’epsilon lunaire latin n’est pas distingué sémantiquement de l’epsilon, il peut être représenter par les caractères de la lettre latine epsilon U+0190 Ɛ et U+025B ɛ.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (de) Otto Bremer, Deutsche Phonetik, Leipzig, Breitkopf und Härtel, coll. « Sammlung kurzer Grammatiken deutscher Mundarten » (no 1), (lire en ligne)
- (de) Otto Bremer, Zur Lautschrift, Leipzig, Breitkopf und Härtel, coll. « Sammlung kurzer Grammatiken deutscher Mundarten » (no 1 (annexe)), (lire en ligne)
- (en) Michael Everson, Alois Dicklberger, Karl Pentzlin et Eveline Wandl-Vogt, Revised proposal to encode “Teuthonista” phonetic characters in the UCS (no N4081, L2/11-202), (lire en ligne)
- (de) Otto Heilig, Grammatik der ostfränkischen Mundart des Taubergrundes und der Nachbarmundarten, Leipzig, Breitkopf und Härtel, coll. « Sammlung kurzer Grammatiken deutscher Mundarten » (no 5), (lire en ligne)
- (de) Gesinus Gerhardus Kloeke, Der Vokalismus der Mundart von Finkenwärder bei Hamburg (thèse de doctorat), Hamburg, L. Gräfe & Sillem, (lire en ligne)
- (de) Gesinus Gerhardus Kloeke, Der Vokalismus der Mundart von Finkenwärder bei Hamburg (thèse de doctorat), Hamburg, Lütcke & Wulff, (lire en ligne)
- (de) Hugo Larsson, Lautstand der Mundart der gemeinde Altengamme (in den Vierlanden bei Hamburg) (thèse de doctorat), Hambourg, (lire en ligne)
- (de) Hans Ludwig Rauh, Die Frankfurter mundart in ihren grundzügen dargestellt, Frankfurt am Main, Diesterweg, (lire en ligne)