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Élections législatives françaises de 1910

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Élections législatives françaises de 1910
590 députés à la Chambre des députés
et
Type d’élection Élections législatives
Corps électoral et résultats
Inscrits 11 058 702
Votants 8 550 923
 
77,32 % en augmentation 1,4
SI – Aristide Briand
Voix 4 364 711
51,03 %
 
en augmentation 5,6
Députés élus 278 en diminution 2
ALP – Jacques Piou
Voix 3 074 651
35,94 %
 
en diminution 8,5
Députés élus 212 en diminution 46
SFIO – Jean Jaurès
Voix 1 110 561
12,98 %
 
en augmentation 2,8
Députés élus 100 en augmentation 46
Composition de la Chambre des députés
Diagramme
  • SFIO : 100 sièges
  • Parti radical : 148 sièges
  • Radicaux indépendants : 60 sièges
  • Alliance démocratique : 70 sièges
  • Fédération républicaine : 116 sièges
  • Action libérale populaire : 96 sièges
Gouvernement
Sortant Élu
Aristide Briand
Majorité républicaine
(PRR-ARD-RI-SI)
Aristide Briand
Majorité républicaine
(PRR-ARD-RI-SI)
Législature élue
Dixième de la IIIe République

Les élections législatives de 1910 ont eu lieu en France les 24 avril et .

Depuis les précédentes élections (1906) qui ont vu la victoire de la gauche, trois gouvernements se sont succédé (gouvernements Sarrien, Clemenceau I, Briand I). C'est durant cette législature que la loi de séparation des Églises et de l'État entre en vigueur et que les HBM (ancêtres des HLM) sont créés. Des troubles sociaux éclatent dans le Midi (1907, révolte des vignerons) ainsi qu'au Maroc (également en 1907).

Système électoral

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Les élections se déroulent au scrutin uninominal à deux tours par arrondissements (loi du 13 février 1889).

Corps électoral
Inscrits 11 058 702 100,00
Votants 8 550 923 77,32
Abstentions 2 507 779 22,68
Résultat[1]
Partis Voix % Sièges
Parti républicain radical 2 693 471 31,49 148
Action libérale populaire 1 602 209 18,73 96
Fédération républicaine 1 472 442 17,21 116
Section française de l'Internationale ouvrière 1 110 561 12,98 100
Alliance républicaine démocratique 1 018 704 11,91 70
Radicaux indépendants 652 536 7,63 60
Total sièges 590

Ces élections se soldent par une victoire de la majorité de gauche, mais dont le nombre de sièges reste quasi stable. Mais cette majorité a perdu sa cohésion par suite de l'affaire des fiches et des inventaires ; beaucoup de radicaux-socialistes sont en réalité très modérés, et le gouvernement se fait désormais au centre.

Les socialistes gagnent environ une trentaine de sièges, la droite en perd autant. Cette baisse de la droite est due à un recul des libéraux et des nationalistes, alors que les conservateurs progressent et deviennent le deuxième groupe de la Chambre[2].

Xe législature

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Durée de la législature : - .

Président de la République : Armand Fallières (jusqu'au ), Raymond Poincaré ensuite.

Président de la Chambre des députés : Henri Brisson (jusqu'au ), Paul Deschanel ensuite.

Liste des gouvernements successifs
Gouvernement Dates (Durée) Président du Conseil Coalition gouvernementale Composition initiale
 1 Aristide Briand Gouvernement Briand I du au (1 an et 102 jours) Aristide Briand (PRR puis PRS) Majorité républicaine 12 ministres
4 sous-secrétaires d'État
Gouvernement Briand II du au (115 jours) 12 ministres
4 sous-secrétaires d'État
 2 Ernest Monis Gouvernement Monis du au (113 jours) Ernest Monis (PRR) 12 ministres
4 sous-secrétaires d'État
 3 Joseph Caillaux Gouvernement Caillaux du au (201 jours) Joseph Caillaux (PRR) 12 ministres
4 sous-secrétaires d'État
 4 Raymond Poincaré Gouvernement Poincaré I du au (1 an et 7 jours) Raymond Poincaré (ARD) 12 ministres
4 sous-secrétaires d'État
 5 Aristide Briand Gouvernement Briand III du au (28 jours) Aristide Briand (PRS) 12 ministres
4 sous-secrétaires d'État
Gouvernement Briand IV du au (32 jours) 12 ministres
4 sous-secrétaires d'État
 6 Louis Barthou Gouvernement Barthou du au (255 jours) Louis Barthou (ARD) 12 ministres
4 sous-secrétaires d'État
 7 Gaston Doumergue Gouvernement Doumergue I du au (182 jours) Gaston Doumergue (PRR) 12 ministres
4 sous-secrétaires d'État

La féministe Marguerite Durand lance l'idée d'organiser des candidatures féminines aux élections législatives de 1910 et se présente dans le 9e arrondissement de Paris, mais sa candidature est rejetée par le préfet de la Seine.

Notes et références

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  1. ↑ Laurent de Boissieu, « Chambre des députés 1910 », sur france-politique.fr (consulté le ).
  2. ↑ Jean-Marie Mayeur, La Vie politique sous la Troisième République 1870-1940, Paris, Le Seuil, 1984, p. 222

Bibliographie

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  • « Les élections législatives », Journal des débats,‎ , p. 2 (lire en ligne) : votes sur une potentielle proportionnelle et désistements

Articles connexes

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