Près de 44 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes, le 20 décembre, en République démocratique du Congo pour des élections générales, alors que dans l’est du pays, en proie aux conflits depuis trente ans, les affrontements continuent, en dépit d’un accord de cessez-le-feu.
Au Nord-Kivu, ces affrontements opposent l’armée congolaise (FARDC) au Mouvement du 23 mars (M23), des rebelles majoritairement tutsis qui, ayant repris les armes en 2021 après une période de latence, “sont parvenus à prendre le contrôle de larges pans de la province”, explique le quotidien belge De Standaard. Le gouvernement congolais, de même que les Nations unies, soutient que ces rebelles sont appuyés par le Rwanda voisin – qui dément.
Pour tenter de contrer le M23, rappelle The New York Times, l’armée s’est entendue avec certaines des nombreuses milices présentes dans la région, scellant une alliance appelée, depuis mars 2023, “Wazalendo” (“les vrais patriotes”).
Dans un rapport tout juste rendu public, les experts de l’ONU constatent que, depuis l’été, le gouvernement de Félix Tshisekedi a “intensifié la mobilisation et l’utilisation de groupes armés […] comme supplétifs pour combattre le M23 et les RDF [l’armée rwandaise]. Ces mêmes groupes armés sont ceux qui ont contribué à perpétuer le conflit
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