🍁 C’est officiel, l’automne démarre aujourd’hui.
Vous l’aurez peut-être remarqué : ces derniers jours révèlent parfois des écarts spectaculaires de températures entre les minimales (le matin), et les maximales (l’après-midi). Un écart nommé « amplitude thermique ».
💡 Comment l’expliquer ?
Les fortes amplitudes thermiques sont typiques de conditions anticycloniques sèches en fin d'hiver ou au début du printemps, mais se produisent aussi parfois en fin d'été ou début d'automne.
Les nuits sont alors assez longues pour permettre un refroidissement important, d’autant plus sous un ciel dégagé, et en l’absence de vent, limitant le brassage de la couche d’air au contact du sol et l’uniformisation de la température. En l’absence de nuages, l’ensoleillement diurne est suffisamment conséquent pour réchauffer l’air ambiant.
🗻 Quelles sont les régions les plus concernées par des amplitudes thermiques marquées ?
Les régions de montagne, où l’air est généralement plus froid, donc naturellement plus sec (car l’air froid peut accueillir moins de vapeur d’eau que l’air chaud), sont plus facilement soumises à une masse d'air très sèche en situation anticyclonique.
Il en est de même pour les lieux situés dans des cuvettes (« trous à froid »), où l'air froid s'accumule par ciel clair la nuit, et qui peuvent surchauffer le jour à la faveur d’un fort ensoleillement et d’un vent très faible. Ainsi, les stations d'altitude moyenne, à proximité ou dans les massifs montagneux, dans des lieux encaissés (cuvettes, vallées bien marquées), peuvent présenter des amplitudes thermiques importantes.
🔎 À noter : l’amplitude thermique la plus élevée jamais enregistrée revient à la commune de Mouthe dans le Doubs le 13 janvier 1968, avec un écart de 37, 8 °C entre le matin et l’après-midi. La température est passée de -36,7 °C à 1,1 °C… avec un important changement de la masse d’air.